‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370)Chapitre 46 sur 103 · I. Prima Fita · texte numérisé non relu

I. Prima Fita

les saintes assemblées exercent une haute influence sur les âmes. Et plus ces assemblées se sont tenues régulièrement sous l'inspiration et la direction des Papes, mieux a prospéré la religion catholique.

Urbain V était pénétré de ces pensées, lorsque, écrivant à Tarchevêque de Narbonne, il lui disait : « Les saints canons nous prouvent qu'autrefois les. Pères, les Souverains Pontifes et les évêques, pleins de vigilance pour le troupeau du Seigneur, eurent soin de célébrer des conciles, où Ton prenait les moyens d'extirper le vice, de jeter la semence de toutes les vertus dans le peuple et le clergé, de défendre les libertés de l'Église, de conserver les biens

des établissements pieux

« Mais, ô douleur ! la négligence des évêques s'augmentant insensiblement, on a interrompu la célébration des conciles etlesvicespullulent, l'indifférence du peuple s'accroît de jour en jour, la liberté de l'Église reçoit mille atteintes, le culte divin est négligé, les clercs sont opprimés par les laïques

« C'est pourquoi, désirant que votre sagesse et celle de vos frères remédient à tant de maux, nous excitons Votre Fraternité, avec le zèle de la sollicitude apostolique, nous vous exhortons, nous vous ordonnons de convoquer au plus tôt le concile de votre province. Quand vous l'aurez tenu, vous aurez soin de nous en prévenir et de nous communiquer ce que vous aurez décidé. Demandez-nous avec confiance ce que vous croirez devoir être utile ^ ».

Tous les métropolitains reçurent des ordres semblables. Et l'on vit aussitôt se rouvrir dans chaque province ces assises confraternelles, où l'on met en

Page 1