‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370)Chapitre 70 sur 103 · I. Fifa^ auctore Petro de Herenthals · texte numérisé non relu

I. Fifa^ auctore Petro de Herenthals

L'église de Saint-Pierre était dans un état un peu moins mauvais. Il y fit pourtant exécuter des travaux considérables par respect pour le Prince des Apôtres^.

Une des plus vénérables basiliques, Sainte-Croix de Jérusalem, fut donnée aux Chartreux avec mission de l'entretenir.

Non content de ces réparations matérielles, Urbain V enrichit les églises de Rome d'une grande quantité de vases sacrés, de linge, d'ornements et de vêtements ecclésiastiques par l'entremise du cardinal Capoccia, qui, Romain, connaissait mieux les besoins. S'étant fait apporter le trésor pontifical conservé à Assise depuis Boniface VIII, et y ayant trouvé en abondance des vases précieux, des livres, des reliques, il fit tout distribuer aux églises de la ville.

Il y avait alors à Rome un certain nombre d'artistes attirés par la venue du Pape. Le Vatican, qu'on réparait, donnait plus d'une occasion de les occuper^. AGiotlino, Gaddi, Jean de Milan, Urbain V confia la décoration du palais qui devenait sa demeure. Ils V firent un cycle de fresques et des travaux d'art considérables, dit E. Mûntz.

Le Bienheureux n'en resta pas aux seules œuvres d'architecture et de peinture. Sa présence ranima la vie dans tous les organismes sociaux.

Comme il apercevait beaucoup de gens désœuvrés sur les places et dans les rues, il les fit appeler et les occupa aux jardins du Vatican. « La vaste vigne papale, il l'agrandit encore et il y tint jusqu'à plus

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