‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370)Chapitre 91 sur 103 · DERNIERS MOMENTS D'URBAIN Y · texte numérisé non relu

DERNIERS MOMENTS D'URBAIN Y

De son côté, le Bienheureux ordonna de faire des préparatifs pour aller personnellement visiter et réconcilier Edouard III et Charles V. Mais, en novembre, vers l'époque où commençait la neuvième année de son Pontificat, il fut saisi d'une grave maladie, dont il comprit qu'il devait mourir.

Dès ce moment, l'affaire de son salut fut sa préoccupation unique. Il assistait avec piété aux messes qu'on célébrait devant lui, récitait, autant qu'il le pouvait, le saint office, confessa ses péchés et reçut avec respect le corps du Seigneur.

En présence d'un grand nombre de témoins, de tous ses familiers, de son confesseur, il professa qu'il croyait expressément tout ce que croit la sainte Eglise catholique, et ajouta que, si, dans ses leçons, son enseignement ou ses prédications, il avait dit quelque chose de contraire à cette foi, il le rétractait.

Sa dernière volonté fut qu'on l'ensevelît comme les pauvres, dans la terre, en l'église Notre-Dame des Doms. Il exprima aussi le vœu « que, lorsque son corps serait réduit en poussière, on portât ses ossements du sanctuaire de la Bienheureuse Marie des Doms devant l'autel majeur de Saint- Victor à Marseille. Il demanda enfin qu'une simple dalle indiquât l'endroit où ses restes reposeraient » .

Lorsqu'il sentit que la nn approchait, il reçut tous les sacrements de l'Eglise et mourut à la soixante et unième année de son âge. C'était le jeudi ig décembre i3^o, vers trois heures après-midi*.

L'auteur des Informations de sa vie ajoute que, par humilité, Urbain V ne voulut pas mourir dans le

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