I. Bibl. Vat., Ms. 4026, n
Dieu. « Protégez, ajoutait-il, les chrétiens de rotre empire et ouvrez vous-même votre cœur aux enseignements de la seule religion véritable » .
Les autres princes Tartares, les peuplades qui habitaient les déserts de l'Asie, Urbain V les prévînt, par la même occasion, d'abandonner leurs erreurs et de reconnaître le Maître de l'univers.
Scythes et Arméniens, Ibères, Africains du Nord, Nubiens, peuples de l'Aquilon virent les missionnaires du Pape se dévouer jusqu'au sang, jusqu'au martyre. *
Quand Urbain V apprenait ces nouvelles, son cœur saignait, mais son âme répétait : « C'est la semence du ciel et la source du salut ».
De plus en plus enclin à la propagation de la foi, il fit demander des prêtres zélés qui consentiraient à partir pour les îles Canaries. Et, quand il sut que son appel avait un écho, il exulta de bonheur. Il donna immédiatement tous les pouvoirs nécessaires aux évêques de Barcelone et de Tortose pour organiser cette expédition sacrée. Aller délivrer des peuplades idolâtres, marcher à la conquête des âmes, envoyer des élus au ciel, rien ne pouvait être plus agréable au Bienheureux Pontife.
Ainsi, d'un bout du monde à l'autre, Urbain V travaillait à étendre le royaume de Jésus-Christ, accomplissant fidèlement le précepte donné par le Seigneur aux Apôtres « d'enseigner toutes les nations, de les baptiser et de prêcher l'Evangile à l'univers ».
Il embrassait tous les peuples dans un même amour, désirant les réunir tous dans le sein de la véritable Église. Et cette Église catholique, universelle dans l'espace, il la voulait purifiée, sainte dans ses membres.