‹ Le bijou perdu opera comique en trois actesChapitre 38 sur 86 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

BELLEPOINTE.

Au surplus , si vous voulez bien passer dans l’appartement voisin, vos femmes vous y attendent pour procéder à votre toilette.

TOINON

‘Mes femmes!.... ma toilette!... (Riant.) Ah! ah! ahl C’est drôle... N’importe... il me tarde de le voir, ce directeur de mon cœur... Ah dam! si j’ai de l’ambition, c’est pour Pacôme.

BELLEPOINTE.

Pacôme !

TOINON-

Oui... un bon garçon... Non... c’est-à-dire un scélérat... que j’aime tout de même... et, quand je me serai vengée... un peu... j’irai, un beau jour, le chercher en carrosse, je l’amcuerai dans mon hôtel, et là, je lui dirai : « Monstre que tu es, l’hôtel, le carrosse, les chevaux, les laquais, et la main de Toinon, par dessus le marché... tout ça est à toi... »

BELLEPOINTE.

Oui, c’est un joli rêve... (a r«t.) J’ai peur seulement que le Pacôme...

Vous dites?

TOINON

BELLBPOINTE.

Je dis que M. Pacôme est un mortel bien fortuné!...

TOINON

Pas vrai?... Allons, meuez-moi à mes femmes.

BELLEPOINTE.

Oui, oui, hâtons-nous... dans un instant M. le directeur va venir ici avec tous les acteurs, qui se sont mis en costume...

Eu costume ?

BELLEPOINTE.

Pour faire honneur à leur nouvelle camarade...

TOINON

Ah! ils sont bien hounctes tout de même.

BELLEPOINTE.

Entrez là... vos femmes vous attendent... (criant.) Les femmes de mademoiselle Toinon !...

TOI NON , l'imitant en riant.

Les femmes de mademoiselle Toinon!...

( Bcllcpointe la fait entrer k gauche. Ritournelle ilu choeur suivant. )

BKLLEPOINTE.

Ali ! voici tous les amis de monseigneur et les dieux de l’Opéra qui nous arrivent... (il salue et sort.)

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