‹ Le bilan de l'étatismeChapitre 43 sur 55 · millions · texte numérisé non relu

millions

En 1921, le chiffre des dépenses tombe à 45 milliards, en 1922, d'après les prévisions, à moins de 32 milliards. Mais compte n'est pas tenu ici des crédits supplémentaires qu'il faudra ouvrir au cours de l'année.

La courbe n'en est pas moins sérieusement décroissante.

Recettes budgétaires.

En

En millions

Dépenses en millions

Insuffisance en mUlioTis

Soit

prè

sio

bud

toir

L'insuffisance totale des recettes par rapport aux dépenses, pour les années 1914-1921, atteint donc : 227.714 millions, que la Trésorerie, vu le défaut des versements allemands, a dû couvrir par ses seuls moyens.

Si Ton tient compte néanmoins des dépenses dites recouvrables, — on sait que l'accord de Londres et l'état des paiements qui en est issu, effacent la créance française afférente aux dépenses de reconstitution déjà engagées, — l'insuffisance annuelle s'abaisse notablement.

Les budgets sur' dépenses recouvrables se sont élevés, en effet, à 37.395 millions en 1920 et 1921 (1920 : 20.751 millions; 1921 : 16.644 millions) ; 1922 : 7.158 millions.

L'insuffisance se chiffre donc en fin de compte à 190.319 mil lions.

Elle atteint (pour les dépenses des budgets ordinaires et extraordinaires) :

•w Dépenses Insuffisance ç. ..

en millions en millions °'

Dette publique.

C'est par l'emprunt que l'État couvre le déficit. En temps ordinaire, les recettes normales doivent couvrir les dépenses courantes, qui se reproduisent d'année en année. Il ne doit être recouru à l'emprunt que pour couvrir les dépenses exceptionnelles, qui ne se renouvellent pas. Dès que l'emprunt est émis, l'amortissement en doit être assuré par les lois de finances, au même titre que le service des intérêts.

Mais aucune de ces bonnes règles n'a plus été observée depuis 1914. L'État a fait flèche de tout bois pour acquitter ses dépenses, et n'a plus distingué parmi les sources d'où lui venait l'argent. Etant le plus souvent très en retard dans ses versements, il a pris l'habitude d'appliquer le produit des grands emprunts en paiement de ses dettes les plus urgentes, de telle sorte qu'à peine contractés, ils étaient épuisés; et le

Trésor n'en sentait que la charge. Telles étaient les nécessités -de la guerre, tels furent les abus de l'après-guerre.

Au l^r octobre 1921, la situation de la dette publique est ^a suivante :

Dette intérieure :

Dette perpétuelle Fr. 101.803 millions. Dette à terme .... 42 . 530 — Dette flottante. . . . 93.534 —

Page 1