PREFACE XXV
autres souverainement injuste en accusant le divorce d'avoir créé une situation dangereuse.
Le sort des enfants, en cas de divorce, est sensiblement approchant de leur sort dans le cas d'un second mariage après la mort d'un des époux et alors comme le dit Naquet : « Ou les secondes noces sont un mal absolu pour les enfants, et non content de proclamer l'indissolubilité du mariage, le législateur aurait dû, — comme le conseille le fondateur du positivisme, Auguste Comte, — décréter le veuvage perpétuel : ce décret, qui aurait imposé la solitude et la chasteté aux veufs, n'aurait certainement pas été vexatoire à un plus haut degré que celui qui les impose aux séparés de corps ; et les enfants de ces derniers ne sont pas moins intéressants que ceux des premiers.
» Ou bien, les secondes noces nous présen-