‹ Le billet de Marguerite operacomique en trois actesChapitre 47 sur 85 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

MARGUKRm:, fctoiiaiil la l^te.

Oh! franc et sincère !... prenez garde, maïuzelle... en fait de sincérité... (Après un soupir.) Lcs toniieUeis sont bien dangereux... ('s’attendrissant peu Apeu.) Ils font de grands serments, de belles promesses... et puis... (pleurant.) Oh ! mon Dieu! mon Dieu !...

BERTA, souriant.

Voyons, voyons, ils ne sont pas tous comme celui dont vous vu...ez parler...

Oh ! tous les mêmes, allez, mamzelle... il péiraît que c'est leur état qui veut ça, à ce qu'on m'a dit... ce qui ne m'empêche pas de bien souffrir de son abandon... voilà deux ans que je pleure... que je l’attends... et il n'est pas revenu... lui, quijurait tant de m'aimer toute sa vie... lui qui me l'a signé...

BERTA, souriant.

Signé?...

Oui, à cause du riche mariage qu'un autre me proposait et que j'ai rompu... Oh! mon Dieu!... sans regrets alors!... sans remets aujourd’hui !...

BERTA

Pauvre petite !... croire à des serments!...

Non pas des serments, mamzelle... mais un écrit qu'il m’a recommandé de garder toujours... tenez... le voilà... (eu# lui

donne le papier. — Musique piano à l'orcbestrc et qui s’enchaîne avec le duo suivant.)

BERTA, asec émotion, lisant la signature.

Reinhold Lipmann !... mon fiancé !...

Votre fiancé!...

Oh ! oui... c'est bien là sa signature !...

Votre fiancé!... Oh! mon Dieu! qu'ai -je fait-là!... ( Tqmbam aux genoux de Berta.) Mamzclle, je VOUS demande bien pardon... je ne savais pas... j'ignorais... oh ! mais ne craignez rien, je ne veux pas vous inquiéter... vous faire souffrir... moi, j’en ai l'habitude... je vais partir, sortir de la ville... j'irai bien loin... il ne me verra pas. Adieu, mamzelle, adieu... gardez ce papier... déchirez-le... moi partie, rien ne vous rappellera qu’avant vous, il a aimé la pauvre Marguerite Muller.

BERTA

Qu'entends-je?... qu’avez-vous dit... vous vous nommez?...

Mai'guei'ite Muller. . .

UERTA.

Et votre mère ?...

Charlotte Muller...

Et Charlotte Mullcr.habitait?...

Le village de Brixheim, près de Munich.

BERTA^ jetant un cri et pr(>5saiit Marguerite sur son cmiir*

Oh ! mon père, mon père ! . .. enfin j'ai retrouvé votre enfant ! . . . j'ai retrouve ma sœur !

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