‹ Le billet de Marguerite operacomique en trois actesChapitre 58 sur 85 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

REIMIOLD, souriant.

Et le brave Jacobus se contente de cette monnaie-là?

.\h ! c’est que vous ne vous doutez guère de quoi il s'agit...

REINHOLl)^ tes regardant.

Tudieu!... quel air grave!... Voyons, répondez, Berta?

BEBTA.

C’est à vous de répondre, monsieur Reinhold... Êtes-vous un àonnète homme?

REINHOLD

Voilà une plaisante question!... Il me semble que rien ne levTait faire douter... jamais ma parole ou ma signature...

JACOBUS

Nous y voilà... il s’agit de votre signature.

DKRTA^ à Reinhold^ qui a l'air de chercher à $c souvenir.

Rappelez-vous le passé, monsieur Reinhold.... 11 y a deux ans, vous avez remis à une jeune fille un écrit...

REINHOLD

Attendez donc... oui... je me rappelle... j’étais paim’e alors, et, dans un élan de délicatesse...

JACOBUS

Vous avez donné votre signature en blanc ?

TOBIAS

Le jour même du départ pour notre tour d’Allemagne...

REINHOLD, inquiet.

Et aujourd’hui...

Aujourd’hui, la pauvre fille vient demander une juste réparation...

TOBIAS, avec joie.

Oh!... mon Dieu!... mais, alors... Berta!...

REINHOLD

Et cette réparation?...

BERTA

C’est le mariage, monsieur Reinhold.

REINHOLD, abasourdi.

Le mariage !

TOBIAS, avec vivacité.

Mais certainement!... c’est naturel!... Il n’y a pas autre chose !

BERTA

N’a-t-elle pas pour vous renoncé à la fortune qu’on lui offrait alors?... C’est peut-être vous-même, monsieur Reinhold, qui avez exigé...

RKIMIOLD, avec imibarrai.

Eh bien! oui, c'est moi... mais attendre que j’aie fait un riche héritage pour venir...

BERTA

Oh ! n’accusez que moi, qui ai fait rédiger cette promesse !

REINHOLD^ stupéfait.

Vous!... vous !... renoncer ainsi à ma main... Mais vous ne m’avez donc jamais aimé?

BERTA^lui tendant la main*

Oh ! je vous aimerai bien plus encore si vous jurez de rendre ma sœur heureuse!

TOUS

Votre sœur!

BERTA

Oui, celte jeune tille, qui, malgré nos démarches, nous échappait toujours... cette eufant pour qui, vous, monsieur Tobias, avez parcouru l’Allemagne, cette pauvre Marguerite, que j’avais juré a mon père de rendre heureuse, elle est ici, dans cette maison... Le ciel l’a guidée... Elle venait à moi, humblement comme servante... servante!... elle qui maintenant adroit décommander ici!... (a Roinht'Id, qui est resté comme uhasourdi.) N’CSt-Ce paS, monsieur Reinhold, que votre cœur l’accueillera?... Voyons, vous êtes honnête homme... et je vous le promets... elle vous rendra plus heureux que moi... j’ai mille défauts, que je vous ai cachés... Je suis colère, maussade, capricieuse; mais Marguerite, c’est un ange, voyez-vous... Oh!... quelle sera sa joie lors-

J u'elle va apprendre... Je cours vers elle... Pauvre sœur.. . elle oit être dans une anxiété !... Oh! merci, merci, monsieur Reinhold... Vous êtes bien comme je l’avais jugé... sensible... généreux et honnête homme ! Oh! merci... merci... Venez... venez,

Tobias!... (ils sortent vivement par la gauche.)

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