SCÈNE IV
Les Mêmes, JACOBUS.
JACOBUS^ entrant pur le fond à guuclie^ et à la cuntonnado.
Donnez très-peu d’avoine à mon mulet... C’est une bcto habituée à la sobriété. . .
, REINHOLD, à Tobias.
Tiens, voilà un homme, par e.\emple, que je te délierais bien d’attendrir... C’est le plus grand avare...
TOBIAS
Tu le connais?...
REI.^HOLÜ.
Ne voilà-t-il pas trois jours que j'iiabite ce village ?.. . (a jacoims qui vient en scène en inangeaivt un mcrceum de pain sec. ) Salut à maille Jacobusl... l’honnête messager du pajs... transportant, moyennant salaire, lettres et bagages... Salut et bon appétit!...
JÀCOBtS^ avec humeur.
Voyons, ne plaisantons pas!... Et faites-moi grâce, s’il vous plait, de vos souhaits ridicules... (Grommciam.) Bon appétit!... bon appétit !
UEIMiOLD^ souriant.
Eh! mais, c’est une politesse...
JACOBUS
Du tout!... Souhaiter à quelqu’un bon appétit, c’est vouloir qu’il mange beaucoup...
TOBIAS
Eh bien?,..
JACOBUS
Eh bien! plus on mange, plus on dépense d’argenL.. Oh! c’est que l’argent est tout!... Aussi, sur cette matière, j’ai une expérience !...
REIMIOUn.
Qui vous a toujours empêché d’être dupe, n’cst-ce pas ?. ..
JACOBUS
Si, une fois, je l’ai été... j’étais à Bamberg... je chargeais mon mulet pour revenir ici... on me happe sur l’épaule... je me retourne... c’était le petit Fritz! « Jacobus, qu’il me dit, » voulez-vous porter un tendre souvenir, une meche de mes » cheveux à ma fiancée... à celle que j’aime?,., elle vous payera