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II. Samare pédonculée, ciliée sur les bords, petite

Port diffus. Côles saillantes à la base de la lige, corres-

poDdanl aux racines 0- diffU9

BOIS INUIGËMES OU NATURALISÉS 78l

yig, 383. — Orme, Utmti* campeulriâ, L,

783 CHAPITRE IX. — ÉTUDE BPJtCl&LB DKB BOIB UTILES

Orme chaupétre (V/tntis campesiris, Smith.). — Noms vulgaires : ormeau ; orme rouge.

Caractères. — Bel arbre qui peut atteindre plus de 40 m. de hauteur et 2 m. 50 de diamètre, & 2 mètres du sol. Il se développe le mieux en sols meubles et fertiles, dans les terrains d'alluvions récentes, sur les bords submersibles des cours d'eau.

En terrains secs, il donne au contraire des arbres trapus, rabougris, contournés et tordus à feuilles très petites et ne fleurissant pas. C'est la variété dite lortitlard ou à moyeux.

L'écorce, à partir de la dixième année environ, présente un rhytidome profondément crevassé comme celui du chêne.

Dans \B,y&rièié orme subéreux, des lames longitudinales de liège de l'écorce des rameaux constituent des sortes d'ailes caractéristiques.

Cet arbre est commun dans nos forêts, où il domine d'ailleurs très rarement. On le rencontre surtout dans l'Est. On le plante fréquemment le long des routes, des avenues, etc.

Bois. — Brun-rougeAtre ; aubier blanc-jaunâtre ; très tenace, dur, élastique ; densité, sec : 0,603-0,854.

Durée au moins égale à celle du chêne, surtout si on l'emploie dans les lieux humides : caves, mines, etc.

A l'inverse du hêtre, qui est très exposé à souffrir de la piqûre des vers, le bois d'orme n'est pas endommagé par eux.

Le bois de cette espèce est de beaucoup le meilleur des bois d'orme.

11 est recherché pour une foule d'ouvrages et tout particu-

lièrement pour le charronnage : moyeux, jantes (déchets 40 0/0), pièces de carrosserie, et pour la menuiserie, Fébénisterie, la tabletterie, la marqueterie et le placage (bois des loupes et broussins obtenus par un émondage répété).

Il se conserve encore mieux sous Teau que le chêne, aussi constitue-t-il un bois de charpente maritime de premier ordre. Venise repose sur un pilotage de troncs d'ormes et d*aulnes.

On en fait encore des treuils et cabestans^ poulies, dames et pilons, tampons de ^^agons, patins do frein ; il est recherché pour les pièces courbes, parce qu'il reste solide même lorsque ses fibres sont tranchées. On en fait des chaises, des membrures de meubles. On peut l'employer toutes les fois qu'on a besoin d'une grande force de cohésion, aussi sert-il pour les vis de pression.

La variété tortillard est tout spécialement recherchée pour la fabrication des moyeux de voitures.

Le bois d'orme a quelques inconvénients à côté de toutes ses qualités : il se rabote mal parce que son grain n'est pas assez serré ; il se polit difficilement ; il se vernit mal, Thuile du vernis ressortant bientôt par les pores du bois ; il est peu propre à la fente.

C'est un combustible assez bon, il brûle lentement, sans dégager beaucoup de chaleur et avec une flamme courte. Son charbon est léger et sa puissance calorifique est à celle du charbon de hêtre comme 879 : 1.000.

Caractères afiatomiques. — Accroissements nettement dis* tincts.

Rayons très nombreux inégaux.

Les vaisseaux sont groupés dans un même accroissement en deux bandes, facilement discernables, l'une circulaire, l'autre sinueuse.

La bande sinueuse est, dans cette espèce, plus marquée que la bande circulaire (fig. 384).

Le tissu fibreux est dense à fibres très épaisses.

Un parenchyme assez peu apparent accompagne les vais-* seaux.

Produits accessoires. — C'est un des bois qui laissent le plus de cendres, avec le frêne et le saule ; elles renferment une notable proportion de potasse.

Et

Le liber contient des fibres comme celui du tilleul, on s*en sert pour obtenir une filasse grossière

Orme des montagnes {Vbnus niontana^ Smith), ou orme blanc, ou orme à grandes feuilles.

Caractères. — Cet arbre est de moindre taille que Tespèce précédente. On le trouve à Tétat disséminé dans les forêts de feuillus et même de résineux, sur les coteaux ou les basses montagnes.

Bois, — Cette espèce est beaucoup moins intéressante que Tormeau, son bois est beaucoup plus léger, plus mou, moins tenace et durable. Les charrons, qui le désignent sous le nom à'orme blanc, savent bien le reconnallre et refusent le plus souvent d'en faire usage.

Au point de vue anatomique, ce qui le distingue, c'est une richesse plus grande en vaisseaux, dont les bandes concentriques circulaires sont plus marquées que les bandes sinueuses. L'aubier est encore plus abondant que dans Forme champêtre.

Orme diffus (Ulmus effusa^ Willd.), appelé encore : orme ^ pédoncule, orme blanc (en Argonne).

C'est un grand arbre à cime dilFuse dont le tronc se recouvre de brindille avec une rapidité singulière ; il est disséminé çù et là en France et devient commun dans les forêts basses des plaines ou des grandes vallées.

Bois. — Il n'est apprécié ni comme bois d'œuvre, nî comme combustible. Il est connu dans certaines régions sous le nom d'orme mou et entre dans la catégorie des bois mous.

Les accroissements sont larges, les lignes concentriques de vaisseaux sont moins sinueuses que dans les espèces précédentes. Sa couleur est jaunâtre, tirant sur le brun-clair. Les branches gourmandes, qui se forment si facilement dans cette espèce, produisent des nœuds très nombreux, grâce auxquels la fibre est toujours tortueuse. Densité 0,554-0,676.

Ennemis et maladies des ormes, — Insectes : Quelquesuns sont redoutables pour ces arbres, surtout lorsqu'ils végètent mal le long des promenades et des routes. Ce sont surtout les Coléoptères suivants : Le grand scolyte de l'orme ^ (s. destructeur), le scolyte multistrié, Thylésine à bandelettes

et, parmi les Lépidoptères : la chenille du Cosstts ligniperda

qui semble préférer les ormes entre tous les autres végétaux (p. 560).

Les insectes précédents attaquent la tige entre Técorce et le bois, les suivants s'en prennent aux feuilles.

La galeruque de Forme, Galeruca xanthomelama, Schrk., attaque très fréquemment les feuilles, en ronge le parenchyme et laisse un simple squelette ou réseau, constitué par les nervures* Elle est très nuisible. Les feuilles sont encore rongées parles hannetons, les chenilles du Liparis disparate, du cul-doré, du cul-brun, de la vanesse grande-tortue, de Torgye pudibonde, du bombyce livrée, de plusieurs espèces de géomètres, etc. C'est le puceron de l'orme, Schizoneura Ulmi^ qui provoque par ses piqûres les grosses galles vésiculeuses allongées que l'on voit souvent sur la fouille.

Champignons. — Us ne causent pas à Tarbre sur pied de dommages particulièrement graves. Citons les taches vésiculeuses des feuilles dues au Taphrina Vlmi (Fuck.) Joh., qui produit de grosses cloques de couleur plus claire que le reste de la feuille. Elles deviennent noires en vieillissant et Faiteration s'étend parfois sur une grande partie de la feuille.

M9. liCtt iltiiHer» (Morus), Famille des Urticacées ; genre Morus, Toumef.

Caractères : Les mûriers sont des arbres ou des arbrisseaux à suc laiteux, à feuilles alternes dentées, entières ou trilobées.

Les fleurs sont généralement monoïques ; elles sont disposées en épis denses, solitaires à l'aisselle des feuilles, les mâles allongés en forme de chatons, les femelles généralement courts ou presque globuleux. Les fleurs femelles forment à maturité un fruit agrégé. Chacun de ces fruits est entouré du calice devenu charnu et simule, par suite, une baie. L'ensemble des fruits ainsi groupés constitue la (( mûre ».

Bois. — Les rayons médullaires sont fins, mais distincts^ peu serrés ; les vaisseaux sont inégaux : ceux du bord interne sont plus gros et constituent une zone poreuse, ceux de la partie moyenne et du bord externe sont de plus en plus petits et espacés, ils sont plus ou moins groupés de manière à former des lignes courtes, dendritiques et concentriques.

CHAPITRK IX. — KTLDE SVtClMV. DES BOIS UTILES

Tous ces éléments sont conjoints par un tissu fibreux à parois épaisses et très incrustées, qui est dominant. Le parenchyme ligneux est apparent autour des vaisseaux et rend leur groupement plus distinct.

Ehpf-ces. — Les espèces les plus importantes sont : les mftriers blanc et noir, qui sont indigènes, et le mi\rier couge d'Amérique, qui est une espèce américaine.

Voici comment on peut distinguer les ^eux espèces indigènes :

\. Le Mûrier blanc (Moriis a/ha, Lin.) a ses feuilles d'un

Fig. 383. — Mûriortilam;.

vert clair, presque sans poils, de forme ovale ou en cœur ; les fruits sont petits ri portés par un long pédoncule.

11. Le .MiliuKK Nom {Munis nigra. Lin.) u ses feuilles d'un vert foncé, poilues, rudes au toucher ; elles sont grandes,

OTales, parfois trilobées. Fruits plus gros que dans Tespèce précédeate et portés sur uq pédoncule court.

Le mûrier aoir est rustique dans toute la France. Le mûrier blanc est moins rustique que Tespèce précédente et les gelées de l'hiver IVtteignent fréquemment dans le Nord et l'Est de la France, h^ feuilles de cet arbre sont utilisées pour la nourriture des vers à soie, aussi la culture du mûrier blanc est-elle très étendue et de date très ancienne.

Bois du mûrier blanc, — Ce boi» est jaune à Tétat frais et devient brun-rougeâtre en se desséchant. L'aubier est nettement distinct du cœur, il est peu abondaott, blanc -légèrement teinté.

Le bois du mûrier est dur, nerveux, lustré. Il convient très bien au charronnage et donne de bons échalas et d'excellents gournables (chevilles) pour les constructions navales. C'est un bois de fente estimé ; les tonneaux pour le vin fabriqués de ce bois communiquent au liquide un petit goût agréable rappelant la violette ; on en fait encore de la menuiserie, de la boissellerie. Sa couleurjaune, et le beau poli qu'on peut lui communiquer, le font employer pour Tébénisterie, la marqueterie, le tour« Sa densité est : 0,614 à 0,772.

Il faut noter que le fait de la récolte des feuilles pour Falimentation des vers à soie cause une perturbation très appréciable dans la formation du bois. Les couches annuelles sont dans ce cas beaucoup plus réduites, et le bois de printemps y domine, d'où il résulte une plus grande porosité et une plus faible densité.

Le bois de mûrier rappelle par son aspect et ses propriétés le bois de robinier.

Bois du mûrier noir. — Il ressemble de tout point à celui de l'espèce précédente, à cela près qu'il brunit plus à Tair. Sa densité (sec) est 0,672-0,820.

Le Mûrier rouge d^Amériquë [Moriis rubra) est une espèce exotique dont le bois ne diffère pas de celui du mûrier noir.

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