IV. rorêts des particuliers
Il faut remarquer que ce que Ton désigne sous le nom de forêts de l'Etat comprend environ 200.000 hectares de surfaces improductives que l'Etat détient dans un but d'intérêt public (forêts d'abri, périmètres de reboisement, zone littorale des dunes).
On peut admettre que les bois feuillus occupent environ les trois quarts de l'étendue des forêts, et les bois résineux, l'autre quart.
Les produits ligneux que l'on retire dès forêts se subdivisent en deux grandes catégories : les bois de feu et les bois d'oeuvre ; les forêts fournissent, en outre, des écorces à tan, du liège, de la résine, etc.
Dans les bois soumis au régime forestier, la production se décompose en :
Bois d œuvre . . 2.124.233 mètres cubes ou 28,3 0/0 Bois de feu . . . «.388.781 — 71,7 0/0
Cette répartition n'est pas donnée pour les forêts non soumises au régime forestier ; cependant, comme ces forêts sont en général moins riches en futaies que les forêts soumises, on peut admettre que le bois d'œuvre atteint une production maximum de 20 0/0 du cube totale soit : 4.014,858 mètres cubes.
La production totale des forêts de France, en 1892, aurait donc été :
Bois d'oeuvre . . . 6.139.091 mètres cubes Bois de feu . . . 21.448.217 — .
La production en bois de feu est largement suffisante pour satisfaire aux besoins du pays, et le commerce extérieur en bois de feu donne lieu à un léger excédent d'exportation.
Par contre, la production en bois d'œuvre est tout-à-fait insuffisante, puisqu'il y a eu pendant les cinq années de 1895-1900, un excédent moyen d'importation de 98.660.000 francs (voir p. 1086).
En résumé, conclut M. Mélard, Télat de la production forestière en France est le suivant :
Excès de bois de feu et de bois d'œuvre de petites dimensions, insuffisance notoire des résineux et des chênes de fortes dimensions.
Si Ton considère la surface boisée par départements, on remarque que 41 départements possèdent plus de 100.000 hectares de forêts :
Hectares
Hectares