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IV. — Bois d'ébénisterie ou de couleur

Bois de lettres. — Employé autrefois pour sculpter les lettres d'imprimerie. On en distingue deux variétés :

Le lettre moucheté^ brun rougeàtre foncé parsemé de mouchetures noires ;

Le lettre rouge ou rubanné^ brun rouge à veiues noirâtres. Densité: 1,049 à 1,162.

Le satiné o\x bois de féroles (^Ferolia Guianensis), Très beau bois offrant également deux variétés :

Le satiné rouge^ uni, d'une belle teinte rouge brun ;

Le satiné rubafuiéj moins foncé, plutôt pâle, veiné, présentant un agréable miroitement. Généralement sain, il ne produit pas de déchets au débit. On en fait de très beaux meubles. Il est appelé à jouir en France d'une grande faveur. Densité : 0,825.

Le hoco {Bocoa prouacensis)^ bois lourd. Densité: 1,208. Très sain. Couleur jaune comme le buis avec un cœur brun très foncé. Très propre t\ la sculpture et rébénisterie.

LA GUYANE FHANÇAISE 1309

is bagot, cœar d'un beau pourpre. Densité: 1,052.

vioiet (voir aux bois dtips, p. 1307).

macoco {Robinia panacoco), cœur noir el aubier

jiamètre de l'arbre considérable ; bois très compact.

oiitoiicfii (MoiUoHcfii suberosa). Bois veiné de longues

l'un violet pâle el brun clair ci blanc. Densité : 0,875

)ois de la Guyane actuellement expédiés sur le mariçais et appréciés par les marchands de bois d'ébénisit:

jranlhe {bois violet) ;

ille, qui est employé à la fabrication des archets ; liné ;

moiirelte mouchetée.

nts accessoires des forHs. — Le pite^ ainsi que le iVa, fournit des fibres dont tes Indiens font des , des cordages et des paniers ; il en est de même du Les cendres du bois-canon, mêlées avec des bananes, t un très bon savon ; Yarbre à sui/ renferme une marasse dont on fait des chandelles ; le moutoucki, i coups de marteau, fait des bouchons ; la moelle des sert d'amadou.

me possède une ou deux petites usines où l'on fabriessence de rose u ou « de bois de rose », dont le litre 30 à 40 francs. Cette industrie ne se développe guère e du manque de bras qui met obstacle à la fourniture ) destinés à la distillation : toutefois il en a été exporté ilos en 1902, chiffre en augmentation sur 1901. ésines sont innombrables: la gomme àuCoiiybaril, le à la résine copale ; le vernis que donne le coiimaté ; que produit en abondance le mani. Les gommes du e^, de rnea/'oH, etc., trouveront un jour leur utilisais l'industrie. Les arbres qui produisent ces sucs éparins les défrichements peuvent constituer une ressource

|ue toutes les forêts de la Guyane contiennent en assez quantité le Mimusops balala, grand arbre dont , riche en laticifèrcs, laisse écouler un latex abonar la coagulation, ce latex fournit une gutta connue

1310 CHAPITRE Xil. *— BOIS DES COLONIES FRANÇAISES

dans le commerce sous le nom de balata et dont les prix de vente oscillent entre 3 et 8 francs le kilo suivant les qualités. Des exploitations très importantes existent déjà dans la Guyane anglaise. Notre colonie pourrait fournir une quantité considérable de ce produit appelé à remplacer la gutta dans la plupart de ses usages.

Un règlement spécial du 18 janvier 1895, modifié par celui du 31 décembre 1896, adopté par le Conseil général de la colonie, arrête les conditions à remplir à l'effet d'obtenir les concessions pour l'exploitation de la balata. La superficie des concessions varie entre 5.000 à 25.000 hectares ; elles sont faites pour une durée de quatre années et sont renouvelables.

Le bois de balata possède une résistance considérable, que Ton évalue à trois fois celle du chêne et près de deux fois celle du teck de première qualité. C'est un bois de charpente très estimé à Cayenne.

Exploitation forestière. •— Elle ne peut être entreprise que sur des bases solides, avec des capitaux importants. L'absence de routes dans les endroits propres à Texploitation, et l'impérieuse nécessité d'en créer, le nombreux personnel de scieurs de long, de manœuvres, de mécaniciens ; les constructions, les machines, telles que : scieries mécaniques, locomotives, appontements, bateaux, etc., qu'il faudrait faire venir d'Europe, tout l'outillage enfin nécessaire à une pareille entreprise, exigeraient un apport relativement considérable, qui ne peut appartenir qu'à une puissante société ou un riche industriel.

Permis d'exploitation. — Les permis d'exploitation sont accordés pour deux ou plusieurs années.

Rares sont les colons qui se livrent à ce genre d'industrie, k cause des difficultés que rencontrent et l'exploitation et le transport des bois sur le littoral, et de l'incertitude d'un débouché constant et avantageux. La dissémination des essences est encore un obstacle à une exploitation fructueuse ; le groupement d'arbres de même essence sur de vastes étendues n'existe pas en effet comme en Norvège, dans l'Amérique du Nord et les pays à climat froid ou tempéré en général.

Il serait possible cependant, au moyen de chantiers bien organisés et de quelques chemins de communication, de

LA, CUTANe FRANÇAISE 1311

faire parvenir les bois jusqu'au bord des fleuves, et de là les bateaux les conduiraient jusqu'à Cayenae.

Chantiers en activité. — Plusieurs chantiers forestiers sont établis à la crique Serpent, sur les rives de la crique Malpouri, et à la erique aui Vacbcs, au Maroni ; les communes de Roura et de Kourou ont toujoui'S entretenu d'importants chantiers de bois. L'Administration pénitentiaire en possède plusieurs qui sont assez importants (1).

Commerce des bois à la Chiyaue. — Si jusqu'à ce jour l'industrie forestière n'a pas donné les résultats financiers qu'on était en droit d'attendre, dit M. E. Voelcliel, cela est dû en grande partie au double fait qu'il n'y avait presque jamais à la tête de l'entreprise un homme compétent, ni suffisamment de capitaux.

Les bois de construction et d'ébénisterie qui sont destinés à faire l'objet d\in imporlant commerce d'exportation n'ont été expédiés qu'en petite quantité et d'une façon irréguliére. C'est ainsi qu'en 1853, la Guyane a exporté en France 893.000 kilogrammes de bois d'ébénisterie valant 60.S95 fr. j en 1856, pour 107.348 francs ; en 1863, 1.225 m' de bois de construction pour 9'i.7~l francs et 498.096 kilogrammes de bois d'ébénisterie valant 45.3iî3 francs. Depuis cette époque quelques essais d'exploitation ont été faits, mais avec peu d'esprit de suite et tout reste à créer.

L'entrave principale au développement de l'industrie du bois est le manque de main-d'œuvre, celle-ci étant accaparée par l'exploitation des terrains aurifères.

La Guyane française est loin d'avoir atteint l'activité commerciale de ses voisines, les colonies anglaise et hollandaise.

Importations à la Guyane

1895 Bois 75.330 fr.

\ Bois de sapin . . . 133.082 kg. 122.471 —

^^^ j Antres bois .... 33.475 — 23.040 —

1897 Boisdesapin . . . 311.782— 130.233 —

(t) Les éléments <le cette Élude sur In Guvane sont empruntés à <tea documenls publiés par le Ministère des colonies et A Minporlnnl rapport de M. E, Voeickel \,loc.cit.].

Exportations de la Guyane

1895 Bois 21.037 fr.

Bois de construction et

1896 l autres 273 st 6.360 —

Bois de rose. . . . 13.000 kg. 1.040 —

Total : 7.400 — Bois de construction et

1897 î autres ..... 5 st. 375 fp. Bois de rose. . . . 51.400 kg. 4.032 —

Total : 4.407 —

Le prix des bois, d'après les mercuriales de Cayenne, étaient, en 1897, d'environ : 90 francs le stère, pour les bois d'ébénisterie ; 75 francs le stère, pour les bois de construction ; 80 francs les 1.000 kilogrammes pour le bois rose.

S9II. IVonTelle-Calèdonle. — On y évalue à 200.000 bectares la surface boisée. Les parties boisées, situées le plus souvent sur le sommet et les versants des montagnes, ont un sol fertile quoique moins profond que celui des plaines ; la surface totale des véritables forêts est de 100.000 hectares environ. Elles sont composées d'arbres d'essences très diverses^ propres à la charpente, à la menuiserie, au cbarronnage, à Tébénisterie, etc. 11 n'y avait encore aucune surface concédée en 1897.

Les essences d'arbres qui sont le plus répandues sont : le Niaouli ou Melaleuca viiidiflora^ le bancoulier, le bananier, le cocotier, les acacias, le casuarina (filao) qui donne un bois de fer^ Toranger. On trouve encore du Dammara qui donne la résine de kaori ; le pin colummaire (Araucaria), le santal [Santahnn austro caledonicxim), le Banian Ficus, ainsi que des Palétuviers le long des côtes, dans les marais salants. Nous donnerons quelques détails sur ces essences :

Le Niaouli {Melaleuca viridiflorà) (Myrtacées). Cet arbre se rencontre surtout dans les terres dites de pâturage où il est très répandu. Le bois en est dur et liant et convient particulièrement à la charronneric. Sa densité est 1,102 ; néanmoins il se travaille bien. L'écorce se lève en feuilles nombreuses et sert à couvrir les hangars et les autres dépendances des habitations des colons. Mais l'utilité et l'avenir

NOUVELLE-CALÉDONlfe: 1313

de ce végétal réside surtout dans ce fait que ses feuilles, comme celles du Af. leucodendron de Tlnde, des Moluques, etc. fournissent par distillation une huile limpide^ brunâtre ou verdàtre, très mobile, analogue à Y huile de Cajeputj que produit Tarbre cité plus haut. Cette huile possède une odeur pénétrante qui rappelle celle de la térébenthine, du camphre, de l'essence de rose, avec trace de menthe. Les jeunes feuilles peuvent être employées en infusion comme le thé.

Le bancoulier {Aleurites triloba) (Euphorbiacées). Bel arbre dont la feuille rappelle le sycomore. G*est l'essence la plus abondante, elle forme des forêts entières sur les montagnes. Elle se développe mieux en Nouvelle-Calédonie que partout ailleurs et peut atteindre 18 mètres de hauteur sur 1 m. 50 de circonférence à la base. Le fruit est une drupe charnue, dont la coque brûle en produisant beaucoup de chaleur en même temps qu'une fumée noire considérable. On retire de ce fruit ou « noix de bancoul » une huile employée pour divers usages.

Le bois est blanc, léger, propre au débitage en planches, il convient aux petits travaux de menuiserie et à l'emballage; après une longue immersion dans leau saumàtre, il devient plus durable et plus résistant et peut être alors utilisé comme bois de charpente.

L'écorce sert en tannerie et en teinture, elle donne une couleur brune ou noire. Un arbre adulte abattu peut fournir environ 35 kilos d'écorce, mais Tarbre sur pied souffre de l'écorçage.

Il découle de l'écorce une gomme blonde, qui peut être utilisée.

Le bois noir {Acacia Lebbeck). Pousse vite et donne un bon bois de charronnage. Cet arbre est de plus un excellent abri pour les caféiers.

Le Kohu. Arbre de 8 à 10 mètres de haut ; joli bois d'ébénisterie.

Le faux gaïac {Acacia spirorbis). Bois brun foncé à grain très serré, excellent pour le tour, très durable. Densité 1,074*

Le chêne gomme [Spermolepis tannifera). Bois rougeâtre, un des plus durs de la colonie ; solide, fibreux, presque incorruptible.

Idl4 CHAPITRE XII. — BOIS DES COLONIES FRANÇAISES

Le hêtre gris. Bois fourni par un arbre du genre Grevillea d'un grain très fin.

Le hêtre noir {Stenocarpus laurifolius). Le plus beau bois de la colonie (1) ; densité 0,985.

Le noyré. Densité 0,764. Cœur dur noir&tre. A Tétat sec et verni il a Taspect du vieux noyer.

Le chêne blanc, que certains exploitants appellent ébène blanc. C'est un excellent bois d'ébénisterie.

Varalia. Bois blanc, grain fin, propre à remballage.

Le milnéa {Milnea austro'caledonica). Un des plus beaux bois de Tile ; il pousse sur les bords de la mer ; il est dur et de couleur rouge foncé.

Le bourao {Hibiscus tiliaceus). Il en existe des variétés nombreuses. Il croit facilement et donne un bois jaune à veines noires qui convient à Tébénisterie ; Técorce est textile, on en fait des liens pour l'agriculture.

Le cerisier bleu (Elœocarpus). Ces arbres fournissent des bois de grandes dimensions propres à la menuiserie et à la charpente.

Tamanou {Calophyllum inophylltim). Bel arbre, sorte d'acajou au bois rose brunissant avec Tâge, dur, fibreux et veiné. On distingue le lamanou de plaine et le tamanou de montagne.

Houp (Montrouziera Spherœflorà), Bois dur, nerveux, jaune rougeàtre, veiné, à grain fin. Bois d'ébénisterie.

Ebénier {Diospyros tomentosa)^ Fournit un bois blanc infiltré de noir, dont le cœur en vieillissant donne une ébène utilisable.

UAzou et le biigny^ deux arbres dont le bois rappelle le buis.

Le bananier [Musa feht) ou bananier rouge croit auprès des torrents dans les vallées humides de la chaîne centrale. Cette Musacée possède un beau tronc, élancé, absolument droit, de teinte violacée ; au sommet s'épanouit un bouquet de longues et larges feuilles. Les fruits sont comestibles après cuisson. Le tronc laisse écouler, après incision, un liquide qui se colore en rouge carmin vif par addition d'un acide, et

(1) Renseignements provenant de la notice rédigée ponr l'Exposition uni» verselle de 1900, par l'Union agricole calédonienne.

ftOUVELLE-CAUDOnll! 13llS

présence d'une base; si l'on ajoute de l'alcool, ce meute pas. Additionné d'un peu de gomme il consncre excellente qui est de plus indélébile. On peut pour marquer le linge, car les meilleures lessives nt pas. On peut encore s'en servir pour la teinture en le préparant spécialement. Cet arbre donne fibres argentées et souples qui peuvent servir pour et la fabrication du papier, lier (Cocos nuciferà), ce beau palmier est fort ins la colonie. On sait qu'on utilise surtout le fruit :e, la « noix de coco ». Avant la maturité on trouve le l'albumen un lait opalescent, qui constitue une boi!^son. Cet albumen s'organise peu à peu de la au centre et lorsque l'amande est mûre et devenue lent solide, elle est comestible et sert de nourriture nés; on en retire par expression à Troid une huile rès fluide, l'huile de coco, consommée sur place. : des amandes entières (copra) en Europe où on en lile, i^ Marseille, par exemple, par des procédés erfectionnésque ceux des pays d'origine. La graisse trt surtout à la fabrication des savons. Outre la ^alédonie, plusieurs de nos colonies fournissent de !Oco : Sénégal, Martinique, Réunion, Tahiti, Guyane

carpe fibreux du fruit fournit une fibre commerciale, e sert à fabriquer des cordes, c&bles, tapis, brosses, s, etc.

. esl parfois utilisé comme bois de charpente. L'en- >8seux M, c'est-à-dire très lignifié du fruit, sert aux ]e vases tout faits, qui peuvent d'ailleurs être sculpaussi livrés au commerce européen.

1 (Santalum austro-caledonicum) est devenu assez ndigènes en firent un tel commerce avec les pre- )péen8 qui visitèrent l'Ile, qu'ils arrivèrent proraplétruire cet arbre si précieux. Il serait facile d'en le pays en peu de temps et de créer ainsi pour le source de revenus. Un essai de plantation fait il es années, au moyen de graines venant de l'Inde, sut réussi.

I distillé donne une huile essentielle de couleur

jaune clair, épaisse et collante, mais d'une odeur fine, délicieuse, pénétrante: elle est recherchée par la pharmacie et la parfumerie ; son rendement est seulement de 250 grammes par kilo de bois, ce qui, vu le prix élevé du bois de santal, porterait le prix de revient du kilo d'essence à environ 45 francs.

On peut encore citer d'autres bois à parfum :

Le bois de rose de fOcéaniej fourni par le Thespesia populnea Corr. (Malvacées). Ce bois est d'ailleurs très recherche pour Tébénisterie. Il donne par distillation une essence fine^ collante, brunâtre, qui serait excellente pour la parfumerie ; le litre de cette essence reviendrait à 30 francs environ. Ce bois est rouge à veines noires. Les bois de faux santal sont ceux de Myoporum tenuifolium et crassifolium Forst. ; ils donnent par distillation une essence très agréable, ayant un peu le parfum de santal, mais avec une légère odeur de poivre. Elle serait certainement recherchée en parfumerie si elle était connue, et ces végétaux sont assez abondants en Nouvelle-Calédonie pour suffire à une exploitation de début précédant la culture de ces végétaux. Ces bois de Myoporum donnent environ 1 0/0 d'essence ; celle-ci reviendrait de 8 à 10 francs le kilo (I).

On tire du Banian Ficus, à l'aide d'incisions pratiquées sur l'écorce, un suc qui, coagulé, donne un excellent caoutchouc. Cet arbre est assez répandu dans l'Ile pour donner lieu à une exploitation d'une certaine importance.

Le long des côtes, dans les marais salants^ on trouve plusieurs variétés de palétuviers dontTécorce est employée dans la colonie pour le tannage des cuirs. La surface de ces marais est d'environ 30.000 hectares.

Les bois résineux, dans le midi de la Nouvelle-Calédonie, comme dans les îles des Pins y attenantes, constituent de belles forêts à haute futaie (Araucaria).

Dans le sol de certaines forêts, on trouve une résine fossile, la résine de kaori (Dammara), qui est très recherchée en Europe pour la fabrication des vernis employés pour la carrosserie. Sa valeur dans la colonie est de 0 fr. 50 à 0 fr. 75 le kilo.

(1) Voir Flcckel Ë. Nutes $ur les planles à parfums cl sur le développement possible de celle industrie en Nouvelle-Calédonie.

ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DANS l'oCÉANIE 1317

L'araucaria ou pin columnaire donne aussi une résine qui peut faire l'objet d'un certain commerce. Le nombre total d'arbres exploitables et de 60.000 environ. Le bois est blanc à grain fin.

Commerce des bois à la Nouvelle-Calédonie, — Comme nous venons de le voir, le bois est une des principales richesses de la colonie, mais les richesses forestières y sont peu exploitées jusqu'à ce jour. Le commerce des produits ligneux prendra certainement son essor lorsque le développement économique de rUe sera plus accentué. Non seulement l'île renferme tout ce qui est nécessaire en bois, pour les usages locaux, mais encore elle pourra en fournir à l'exportation.

Importations à la Nouvelle-Calédonie

1895. Bois 128.457 francs.

1896. Bois 216.204 —

1897. Bois 228.564 —

Exportations de la Nouvelle-Calédonie

1895. Bois 300 francs.

Bois de construction sciés 12.190 —

. Bois d cbénisterie 3.139 —

Bois odorants 3.139 —

Total 15.329 —

Bois de construction sciés 3.119 francs.

Bois d'ébénisterie 1 .740 —

*^^') Bois odorants 22 843 —

Total 27.701 francs.

899. EiAlillMieincilis flrançalfl «le rOeèanle. — L'exploitation des bois d*cbénistcrie y a peu d'importance. La quantité exportée annuellement, pour la marqueterie surtout, ne dépasse guère 100 mètres cubes.

Les principales essences sont: le iamanoii^ le tou^ le miro ou faux bois de rose, Yoranger et le citronnier^ le cocotier et le />aWa/it/^. L'industrie locale fabrique quelques meubles dont le prix est fort élevé à cause du défaut d'outillage ; la Direction de l'artillerie, et un industriel de Papacte, possèdent seuls le matériel permettant le débitage des grumes en planches.

131H CHAPITBB XII. — BOrs MS C0LOSIB3 FEtSÇAtSES

[jes bois de construction sont fort peu exportés; le pays expédie annuellement en Calirornic environ une centaine de pièces de bois de tamaaou et 600 courbes de bois de burao.

Dans le pays on utilise pour la confection des pirogues, principalement les bois de burao et de tamaiiou.

En somme, les essences à bois ne manquent pas k Tahiti, mais la cherté de la main-d'œuvre et les difftcuttés de transport empêchent que le commerce y prenne quelque importance.

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