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usages fie la cellulose. — Le principal débouché de se est la fabrication du papier. Elle a cependant emplois. C'est ainsi qu'elle sert de base Sx la fabricaipier végétal ou papier parchemin, du coton-poudre, ; oxalique, du sucre de chiffon (glucose), du cellu- 1 cellulithe, du pégamolde, de lii viscose, de la soie e (voir pp. 86 et s.). On utilise d'ailleurs le plus sou- ■ la fabrication de ce dernier produit de la cellulose non du bois, mais du coton, qui est une fibre cellupeu près pure. Cependant la viscose notamment, et lis la soie artificielle, le glucose, sont obtenus en e la pâte de bois.
L'insisterons pas ici sur celles de ces substances dont as déjà eu l'occasion de parler (p. 86) ou pour Icsn ne fait pas habituellement usage de la pâle de bois, is devons dire quelques mois de certaines d'entre
■ose. — C'est un produit capable de se prêter aux sages que le celluloïd, mais qui a sur lui quelques s que nous signalerons.
!uiold, ou fibrolilhold, consiste en un mélange de cel- :rique, de camphre et quelquefois de poudres ou subolorées. Le celluloïd une fois sec peut se travailler e bois ou l'ivoire ; mou <\ 80°, il peut facilement se coloré, il peut imiter l'écailIe, l'ébène, l'ivoire, le
corail, etc. On l'emploie dans la fabrication d'articles de Paris, d'objets de tabletterie, pour leclichage de planches d'impression, etc. Additionné d'huile, on peut en faire de la lingerie (linge américain). On sait qu'il a l'inconvénient grave de s'euflanimer très rapidement.
Tandis que le celluloïd s'obtient en partant du coton, la viscose est fabriquée au moyen de la pâte de bois ; son prix est par suite beaucoup plus bas, soit près de la moitié. On peut d'ailleurs le préparer en utilisant des déchets de coton, chiffons, déchets de la fabrication du papier, etc.
Pour l'obtenir, la pâte de bois, réduite, est traitée par la soude et on emploie, pour deux parties de matière sèche, une partie de soude caustique solide et 4 à 6 parties d'eau ; il est bon de prendre la matière cellulosique à l'état humide et il est nécessaire d'ajouter toujours la soude caustique en solution. L'alcali, par son action prolongée sur la cellulose, donne un alcali-cellulose. Cet alcali-cellulose est mis en contact avec le sulfure de carbone ; il y a formation de sulfocarbonate de cellulose qui jouit de la propriété d'être soluble dans l'eau en toutes proportions ; la réaction, qui doit se faire en récipient bien clos, à cause de la volatilité du sulfure de carbone, s'opère en une ou trois heures, suivant que la température est de 20^' à 30'^ ou de 5° à 15° ; la réaction a lieu dans des appareils rotatifs analogues aux barattes. Avant de dissoudre dans Teau ce sulfocarbonate de cellulose, il faut laisser évaporer Tcxcès de sulfure de carbone, par exposition à l'air. Cela fait, on ajoute de l'eau : la masse se gonfle fortement.
Laissée à elle-même, cette masse visqueuse, qui n'est autre que la viscose, se solidifie spontanément; le sulfure de carbone et les sels de soude se séparent bientôt de la cellulose régénérée. Cette séparation est rendue plus prompte par l'action de la chaleur ou par le lavage au moyen d'une solution saline : sel marin, sulfate d'alumine, alun, etc. Toutes les applications de la viscose reposent sur cette régénération de la cellulose.
La viscose n'ayant pas subi pour sa préparation la nitratation, qui fait du fulmicoton la base du celluloïd, n'a pas l'inflammabilité que présente trop souvent cette substance. On peut l'utiliser pour encoller le papier en augmentant sa sou-
BOIS D INDUSTRIK
plesse et sa solidité ; on l'emploie aussi pour Tapprét des étoifes, la fabrication des articles de cuir, de plaques, de feuilles, de pellicules lisses et transparentes, de billes de billard, enfin on peut en faire des tissus sous forme de fils et c'est là un des nouveaux procédés employés pour obtenir de la « soie artificielle »•
La cellulithe, — Elle peut s'obtenir avec de la pâte de bois (pâte au bisulfite).
Lorsqu'on pousse à fond la trituration de la cellulose sulfitique, de manière à détruire complètement les fibres textiles, on obtient une bouillie homogène, qui, par évaporation spontanée et compression, donne delà cellulose amorphe. Ce produit a reçu le nom de cellulithe (1).
La cellulithe est une matière compacte rappelant l'ivoire, quoique moins dure. Elle se travaille aisément, comme la corne ou Tébonite. Elle résiste à l'action de l'alcool, du pétrole, des graisses et des huiles et possède une élasticité suffisante. Elle n'a pas l'inconvénient du celluloïd de s'enflammer facilement.
Cette substance pourra rendre des services à la petite industrie.
Celluloïd. — Le traitement de la cellulose par un mélange d'acide sulfurique et d'acide nitrique fumant donne lieu à la production de nitrocellulose, point de départ de matières explosives. Mais ces nitrocclhiloses ont une autre application : celle de la préparation du celluloïd qui se prête à toutes sortes d\i8ages. D'après le procédé des frères Ilyat (1877), le mélange acide tombe en gouttelettes sur une feuille de papier qui se déroule. La feuille est lavée jusqu'à disparition de toute trace d'acide, puis desséchée, coupée, broyée et enfin intimement mélangée avec du camphre. Les plaques provenant de ce mélange se ramollissent de 80° à 125°, elles deviennent plastiques, malléables, de sorte qu'on peut leur donner telle forme désirée. Quoique l'addition de camphre ait diminué la force explosible du mélange, le celluloïd est néanmoins très inUammable.
La soie artificielle, — En partant de ce principe que la soie est constituée par la substance de la feuille de mûrier trans-
(1) Brevet allemand 98. ^01 de Kôln-Rottweiler Pulverfabrikeo.
formée par une chenille, on a essayé, avec succès, de fabriquer artificiellement ce produit en partant de la cellulose (1).
Les matières premières employées pour cette fabrication sont surtout le coton cardé, la ouate qui est de la cellulose à peu près pure ; mais on utilise aussi le bois dont le produit est d'ailleurs plus tendre, moins blanc, plus cassant, à cause des matières incrustantes qui accompagnent la cellulose. D'une façon générale toutes les fibres végétales peuvent être employées, après avoir subi de nombreux lavages, à la fabrication de la soie artificielle.
Des usines existent actuellement en France (Besançon), en Suisse (Spreitenbracli),en Allemagne (Frankfort), en Espagne (Orviedo), en Belgique (Soignies, Tubize, Ruysbroeck), en Angleterre (Wolston).
Il y a plusieurs procédés usités pour préparer la soie artificielle ou lustra-cellulose : le plus ancien est celui de Chardonnet qui consiste à partir de la nitrocellulose, c est lui qui est appliqué en France. Le procédé le plus employé en Allemagne est celui de Pauly, à Toxyde de cuivre ammoniacal. Le procédé à la viscose de Cross et Bevan est également mis en œuvre, mais le produit n'est pas encore sur le marché (v. p. 93) ; il en est de même pour le brevet Cross-Bevan Donnersm'arck, ayant trait à la préparation du tétracétate de cellulose qui, quoique datant déjà de 1898, n'a pas encore eu d'application industrielle.
344. BoiM dard. — Le bois est réduit en poudre impalpable et soumis à sec à l'action de la pression et de la chaleur.
Les matières résineuses, très abondantes dans certains bois, entrent en fusion sous l'action de la chaleur et pénètrent, par l'effet de la pression, dans les interstices de la masse. En se solidifiant par refroidissement elles maintiennent adhérentes entre elles les particules du bois.
On ajoute généralement à la masse de l'albumine ou quelque autre substance analogue ; elle rend la couleur du bois
(l) Il faul noter que toutes ces « soies artificielles » obtenues en partant de la cellulose, substance hydrocarbonée, ont une composition chimique toute différente de celle de la véritable soie, qui est une substance albuminoule.