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ABATAGE DES ARBRES

en IManls~de plus, la coupe devra être faite de façon à laisser

- ALialagc d'un aiJyo on foriît avec l'une force hydraulique par l'électric

une surface plane ou plutôt liombûe, dont les bords seront nuls et Técorce respectée.

L'abatage est le plus souvent précédé de rébranchage, qui diminue les chances de dégâts lors de la chute et les nn> tures de branches avec altération du fût. J),ans les belles futaies, on tronçonne sur pied en billes de longueur variable, de 6 à 10 mètres, et le bûcheron fait glisser ces billes retenues par des cordages, ou bien il les laisse tomber verticales à terre.

Quel que soit le \tranchant des outils du bûcheron, l'abatage à la hache ne laisse pas des sections bien nettes, et l'entaille écourte les fûts, aussi emploie-t-on souvent l'abatage à la scie, celle-ci étant mue à bras d'homme, par le piston d'une machine à vapeur ou par une force électrique (lig. 11 et 12). Façonnage des produits. — L'arbre à terre est dépouillé de ses rameaux, de ses petites et moyennes branches ; de cela on fait des fagots et de la corde. Les grosses branches et la tige constituent le bois d'oeuvre, dit bois en grume. Ce nom est appliqué aux bois non écorcés et à quelques bois ronds écprcés, tels que ceux dont on fait les pilotis. On réserve spécialement lé nom de bois pelard aux bois écorcés.

Dans tous les cas, et dans l'enceinte des venies, le premier . façonnage doit être brut, il doit se faire rapidement pour débarrasser la foret de la population travailleuse dont le séjour est nuisible aux jeunes semis ; il a pour but de permettre l'en lèvement dès produits et leur dessiccation qui en diminue le poids.

Êquarrissage. — Au chantier de. débit) installé en une place choisie, on procède à l'équarrissage,* qui donne à l'arbre sa forme marchande. Cette opération se fait par l'enlèvement (à la scie le plus souvent) de quatres dosses comprenant l'écorce et l'aubier, et réduisant la pièce à un parai lélipipède droit à base carrée ou rectangle, ne comportant plus d'aubier. Les dosses servent dans les travaux provisoires.

Transport des produits. — Aucune règle générale ne saurait déterminer le moYle de transport le plus avantageux, puisque les facteurs sont nombreux et divers, état de la foret, nature et pente du sol, présence de voies d'eau ou de fer, etc. Les pièces de faible dimension et les menus sont transportés à dos d'homrrfe, à la brouette, ou au moyen de chariots, de

abàTaGE des arbres. ss

traîneaux. Ces traîneaux parcoureront avantageusement (scft/iftagc) les chemins de bois, nommés chemins de schlitte (lig. 13), et formés de traverses assez l'approchées pour que la "semelle des traîneaux repose à la fois sur une douzaine de traverses voisines. Le transport par câbles aériens (telphèrage), auxquels les charges sont suspendues, est aussi excellent. Dans aucun

Fig. 13. — Le schlittage dans les Vosges (Boppc et Julyct).

cas, sauf peut-être en grande montagne, on ne devra recourir au langage.

Les billes de grande dimension, destinées surlou taux Ira vaux de marine, sont suspendues à deux avanl-lrains et traînées.

Le plus souvent, on procède à l'abalage en hiver, et nu transport des produits aussitôt i|ue possible, pour rendre a sa vie normale la coupe en usance.

En .Suède, contrée i|ui exporte une grande quantité de bois, et dont le sol est parcouru de nombreuses vallées, on pivcède

au flollage îles bois, dp la façon suivante. Vers le 1" juin, les bois empilés sont poussés dans le courant où ils flotlent a bûches perdues; arrivées à la mer, les billes sont groupées en trains de bois et floltées jusqu'au lieu de débit ; il en est à peu près de même sur les lacs.

Les bois, dans les forêts, dans les chantiers de débit, et après leur utilisation, sont sujets à des altérai ions nombreuses auxquelles on a cherché des remèdes; de là sont nés les procédés:

Fig. 14. — Rondelle do Cliôno présumant une lunuro; la portion gaucho est rtûjâ attaque'* par la pourriture (Boppc cl Jolyet).

de protection et do conservation dos bois. Étudions tout d'abord les ennemis des arbres et les causes de détérioration des bois.

Altérations an forêt. — Les causes d'altération des arbres en forêt sont le fait des méléores, des animaux et végétaux commensaux ou parasites, enfin de l'homme.

1° Les vents, par la violence, qu'ils acquièrent dans les ouragans. déliiiist;iil et abîment h-s arbres, formant des chablis.

dont le volume peut atteindre le Mers de celui des coupes vendues sur pied; de plus, les sujets respectés ont souvent leurs branches cassées, ce qui prépare des défauts irrémédiables, des nécroses sur le fui. Le froid provoque dus arrêts de li se traduisent par dos lart's inlérieures, lu-

(Boppe el Jolyei).

mirgs) (lig. 14), gelures; ou, des dislocations égalementinUi; rieiires,'s:é-|iviires tiuiroi.ilftres (lîg. i!i). La neige, le givre, le jorglasJ chargeant les branches, déterminent leur rupture, tandis que les avalanches dénudent les hautes montagnes boisées. A ces dégâts si importants, l'homme ne peul opposer que l'aménagement des forêts aussi en rapport que possible avec le climat de la région, choisissant les e^enres, résenanl

des rideaux.d'abri, et conservant dans les montagnes les billots ou bases des arbres abattus, susceptibles de retenir la neige.

2° La foret abrite un grand nombre d'hôtes, qui sont les uns utiles, les autres nuisibles, et l'homme doit tenir grand compte des dégâts produits par ces derniers. Tandis que les Loups, Renards, Cerfs, Chevreuils, et même les Sangliers sont peu nuisibles, les Lapins, les Souris et les Écureuils détruisent les semences, rongent les écorces et les jeunes pousses. Les ennemis les plus redoutables des arbres sont les Insectes, quel que soit leur genre de vie, les uns dévorant les feuilles, les autres rongeant les bourgeons et les pousses, pendant que les larves creusent leurs galeries dans les bois; aussi ne. sauraiton trop recommander la conservation des animaux insectivores, tels que le Renard et les nombreux Oiseaux.

3° Les végétaux commensaux des espèces forestières ont, avec elles, des rapports très variables (fig. 16). Les uns, comme le Lierre, le Chèvrefeuille, s'attachent aux ligneux par des crampons. et les dégradent; les autres, comme le C lui, sont liés à leur hôte, souvent répuisent, et toujours altèrent profondément les tissus dans lesquels ils sont implantés.' Mais les Champignons sont les parasites les plus redoutables; les Polypores, les Hydnes produisent des tares appelées rouge, (/risette; les Pezizes, certains Agarics font périr, les arbres, tandis que ÏAcidium elatinum transforme les branches du Saprn en balai de sorcière) La préservation des peuplements est iciliéeàla destruction des unités atteintes, ou à l'isolement par un fossédes racines parasitées que l'on extrait etque l'on brûle.

4° Les dégâts dus à l'homme sont souvent le fait de pratiques ou d'usages tolérés en foret alors que leur danger est bien connu. Ainsi, il existe en France plus d'un million d'hectares de sol rendu improductif par les abus de pâturages, et l'on s'étonne que le régime actuel des pâturages communaux ait survécu jusqu'à nos jours; il favorise quelques spéculateurs ou quelques propriétaires de troupeaux, en privant les populations pauvres de tous les bénéfices possibles de la propriété communale. Depuis dix siècles, la limite supérieure de nos forets est descendue de 300 mètres, les hautes vallées ont été abandonnées, puisque l'agriculture y est devenue impossible; l'exemple

de la Suisse, qui exploite si bien ses \al^ages\

Pig. H

i. — Dégâts llCS 1

■og.il

ructilicalii le Supin !

ans du Chèvre

.d'un Polype-requin =j des racines de Gai feuille des hais ; d, 1

Slpin ; nu point d'insc-Lion. 11:1 ptul vuir le renflement qui donnera un diamli'iiii ; e, lige de Charme déformée p.ir le chancre {Die.-tri-i ililissim'i) : f. nr.do.il,- s musées IMi'i.i h.irli-riedii Pind'Alep (Boppe et Jolyet).

Des réserves analogues doivent Être failes à l'égard des : jienus produits rmici'dés, lels (jue les bois et souches mortes,

le» feuilles mortes, les Champignons et plantes pharmaceutiques, les graines forestières (glands, faines , etc..

Pour ce qui est plus spécialement relatif à la valeur du bois, il faut condamner ou tout au moins réduire les pratiques de lelagage et de lémondage. La première a pour but, par l'enlèvement de branches, de donner en une seule fois une forme avantageuse à un arbre; la deuxième consiste dans la coupe des gourmands qui naissent sur un fût quand on le dégage par abatage d'arbres voisins. Dans ces deux cas, on laisse sur le fût des cicatrices incomplètes par où pénètrent les parasites et qui servent de point de départ à des nécroses atteignant plus tard le cœur du bois.

Remarquons que les résineux sont, plus que les feuillus, exposés à ces diverses atteintes; ils souffrent beaucoup des ravages des Insectes, des Champignons, et les réparations cicatricielles sont chez eux très difficiles; de plus la perte de produits résineux qui résulte des blessures est grave. Au point de vue de l'importance des incendies de foret, les résineux sont bien souvent\atteints, malgré les interdictions sévères, et la création de tranchées garde-feu, qui permettent de limiter les dégâts.

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