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PAVAGE EN BOIS

L'application du bois à la construction des chaussées est devenue, durant ces dernières années, l'objet d'une grande faveur dans plusieurs capitales.

La ville de Paris notamment a reconnu depuis quelques années les avantages du pavage en bois sur un sol rigide en béton pour la circulation de ses rues.

On a d'abord employé les bois du Nord, mais on tend à leur substituer actuellement les pavés des Landes.

Ces derniers présentent, en effet, certains avantages, qui sont :

1° Leur usure est plus régulière, parce qu'ils sont plus homogènes;

2° Us sont moins enclins à se pourrir ;

3° Ils sèchent plus rapidement que les bois du Nord, et cela parce que leur teneur en résine est plus grande.

Ajoutons que leur prix est inférieur à celui des pavés du Nord, dont l'exploitation est réduite.

En 1889, la ville de Paris exécute 45.000 mètres carrés de pavage en bois, sur lesquels la moitié environ est faite avec les produits des Landes.

Actuellement il y a 300.000 mètres carrés pavés en bois dans les rues et boulevards de Paris.

Ce mode de pavage au moyen de blocs juxtaposés est d'ailleurs anciennement connu. Il a été employé en Angleterre et en Allemagne il y a plus de cinquante ans.

On recommande généralement les précautions suivantes pour arriver à un bon résultat.

1° Le bois doit être pris dans le cœur de l'arbre. Le mélèze et les autres résineux fournissent d'excellents matériaux.

2° Les blocs doivent être coupés sur un modèle uniforme, de façon à pouvoir s'ajuster facilement les uns près des autres.

La hauteur doit être égale à une fois et demie la largeur, parce qu'une forte résistance sur les côtés est nécessaire à la stabilité de la route. Les pièces de bois sont ou rectangulaires ou sous forme de prismes hexagonaux; ces derniers sont plus résistants, mais le prix de revient est plus élevé; on se contente généralement de la première forme.

3* Les blocs doivent être placés sur un lit solide de cailloux, gravier ou béton, bien damé et bien aplati.

4" Au moment de placer les blocs, il faut étendre sur l'aire de la route ainsi préparée, une couche de gravier fin, pour faciliter l'ajustement des blocs.

5* Enfin, les pavés doivent être disposés de manière à présenter une surface supérieure plane, avant même d'être damés, afin que la formation finale du niveau ne dépende pas tant des effets de la dame que de l'horizontalité du pavé lui-même. Il est essentiel que les blocs proviennent d'arbres secs et qu'ils soient employés aussitôt après avoir été coupés, pour que leur forme ne varie pas par le jeu du bois.

Ces pavés subissent généralement une injection préalable destinée à assurer leur conservation.

BOISAGES DE MIIVBS

Les exploitations minières, et spécialement les exploitations houillères, empruntent aux bois de nombreuses ressources dont les principales ont rapport au soutènement des galeries.

En général, l'élément principal du soutènement des galeries de mines est un cadre composé de quatre pièces de bois, qui sont : un chapeau, une semelle et deux montants. Ces pièces sont ordinairement écorcées, puis assemblées à mi-bois.

Lorsqu'il s'agit d'une galerie à grande section, lorsque la poussée des terres est considérable, on dispose dans l'axe de la galerie plusieurs montants verticaux également en bois ; quelquefois aussi les montants de deux cadres consécutifs sont étrésillonnés.

Les bois de mines placés dans des circonstances toutes spéciales doivent être résistants à la flexion et à la compression. Or, l'élasticité augmente gênéralement avec la dessiccation.

L'élasticité et la résistance à la rupture diminuent en allant de la base du tronc vers la cime.

Dans les mines, les bois sont constamment baignés par une atmosphère chaude et souvent humide, ils sont donc placés dans des conditions très défavorables au point de vue de leur conservation.

On a fait de nombreuses expériences qui ont amené à classer les bois dans Tordre suivant, qui est celui de leur durée dans les mines : châtaignier, chêne rouvre, chêne pédoncule, pin sylvestre, aulne, frêne, pin maritime, acacia, saule, érable, orme, tremble, cerisier, bouleau, charme, hêtre, peuplier.

En général, on doit peu employer le charme et le bouleau; quant au tilleul, il doit être proscrit des galeries de mine, car il s'y décompose très rapidement.

Nous résumons dans les tableaux qui suivent une série d'expériences dues à MM. Chevandier et Wertheim sur les limites d'élasticité des principaux bois au point de vue de leur emploi dans les mines :

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