Vis servant à faire avancer le chariot
RR, XY. Systèmes d'engrenages et de poulies pour mettre le chariot en mouvement.
Le bols une fois divisé par cette machine est ensuite soumis au traitement, ayant pour but l'extraction de !a matière colorante. On emploie pour cela la chaudière représentée (flg. 174).
La chaudière d'extraction A est en cuivre, elle peut osciller au moyen de deux tourillons ce qui la font reposer sur les colonnes BB, Pour la vider, on n'a donc qu'à la renverser, puis à ouvrir le trou d'homme supérieur R.
A une petite distance du fond de cette chaudière se trouve un double fond en cuivre percé de trous met portant un tamis en fils de cuivre. Le tube H terminé par un anneau percé de trous, sert à faire barboter la vapeur. Un autre tube n communique avec deux tuyaux a, b, munis de robinets. Par a on peut introduire
Flg. 17*.
l'eau; par b on évacue le liquide chargé de couleur sous l'influence de la pression de la vapeur. On peut ainsi faire passer le liquide de la chaudière A dans une seconde chaudière voisine.
Si au lieu d'épuiser à pression, on veut se contenter d'eau chaude, on peut remplacer la batterie de chaudières par une batterie de cuves en bois pouvant basculer autour de leurs tourillons et disposées sur deux rangées parallèles.
Les solutions colorantes sont plus ou moins chargées suivant la tempe- • rature d'épuisement et la nature du bois. On doit ensuite les concentrer soit à feu nu, soit beaucoup mieux par une évaporation dans le vide qui permet d'opérer avec plus de rapidité à moins haute température et à l'abri de l'air. On utilise pour cela des appareils analogues à ceux employés dans la fabrication du sucre.
COLORATION DBS BOIS
A l'inverse du sujet que nous venons de traiter, il arrive qu'industriellement on a intérêt à donner aux bois une autre teinte que celle qu'ils ont naturellement, généralement pour arriver à l'aide de bois indigènes à imiter des bois exotiques.
L'art de la teinture ou de la coloration des bois, consiste à fixer sur le tissu végétal toutes les couleurs, ainsi que leurs dégradations et leurs nuances, de manière à ce qu'elles ne puissent pas être altérées par les agents, à l'action desquels elles se trouvent habituellement exposées. L'air et surtout la lumière sont les causes les plus ordinaires de l'altération des couleurs ; cette altération dépend de l'adhésion plus ou moins forte de la matière colorante sur le tissu ligneux.
Pour disposer ce tissu à se combiner pour ainsi dire à la matière colorante, on lui fait subir l'opération du lessivage ou blanchiment. Cette préparation préalable rend le tissu ligneux aussi net que possible, elle a pour résultat de rendre facile l'absorption du liquide colorant et de faire adhérer la matière colorante aux fibres végétales. Dans certaines circonstances, elle a aussi pour objet de blanchir le tissu ligneux, afin qu'il réfléchisse moins la lumière et que les teintes de la matière colorante puissent ainsi devenir plus pures et plus brillantes.
Après le lessivage on procédera à l'introduction des mordants. Ces substances s'appliquent préalablement aux fibres ligneuses, afin de leur faire prendre ensuite la coloration ou la teinture que l'on veut produire, ou afin de varier les nuances. Les mordants servent ainsi d'intermédiaire entre les parties colorantes et le tissu ligneux que l'on veut teindre, soit pour faciliter leur combinaison, soit pour la modifier en même temps.
Quand le bois a subi ces préparations, il est parfaitement apte à être coloré.
Il n'est pas nécessaire d'opérer le lessivage quand on veut obtenir des nuances ou teintes foncées; mais le lessivage est toujours indispensable, quand on veut débarrasser le bois des matières qui, par leur réaction, pourraient modifier ou contrarier les effets de coloration qu'il s'agit d'obtenir.
Ainsi, par exemple, le tannin étant très propre à rendre les couleurs du bois de Brésil durables, on s'abstiendra de lessiver les essences dans lesquelles la proportion de tannin est notable, quand on voudra user de la présence de celte matière comme mordant.
Si l'on opère avec un sel de fer sur une essence dans laquelle la réaction avec le tannin peut nuire aux teintes et aux nuances que l'on veut obtenir, il faudra procéder à un lessivage énergique.
L'injection ou l'imprégnation de la substance colorante se fait de deux façons, soit à l'aide d'une pompe d'aspiration, soit à l'aide d'une pompe d'injection.
On peut introduire dans les bois toutes les teintures appliquées aux étoffes. Le rocou, la garance, l'orseille, la campéche, donnent les nuances diverses de
rouge et de violet; le tournesol, l'indigo fournissent les colorations bleues; le vert est obtenu au moyen de l'acétate de cuivre; l'action successive de la noix de galle et du sulfate de fer produit le noir.
Ainsi, on peut facilement teindre en noir le poirier par le procédé suivant :
On mélange deux parties de noix de galle noire pulvérisée avec quinze parties de vin ordinaire et on laisse reposer le mélange pendant quelques jours dans une chambre chaude. On transvase ensuite le liquide ou on le passe au travers d'un linge en toile, puis on y ajoute une quantité d'eau égale à la moitié de son volume.
Une dissolution de sulfate de fer dans l'eau est préparée de la même façon. Si, maintenant, on enduit le bois du premier liquide, puis qu'après avoir laissé sécher, on étende la dissolution de sulfate de fer, on obtiendra une belle couleur noire, qui est d'autant plus foncée, que la seconde solution est plus concentrée. •
Si l'on veut obtenir rapidement un éclat terne, il faut faire usage d'une légère couche d'écaillés dissoutes dans l'alcool.
Une solution concentrée de permanganate de potasse est également très propre à la teinture du bois. On étend cette solution sur la surface que l'on veut teindre et on la laisse agir jusqu'à ce que l'on ait obtenu la nuance désirée. En général, quelques minutes suffisent pour donner une nuance foncée. Le poirier et le cerisier se teignent ainsi très facilement.
L'action du mordant consiste en ce que le permanganate de potasse est décomposé par les fibres végétales qui précipitent de l'oxyde brun de manganèse que l'influence de la potasse mise en même temps en liberté, fixe d'une manière durable sur les fibres. Lorsque l'action est terminée, on lave soigneusement les objets avec de l'eau, on les laisse sécher, on les huile et on les polit parles moyens ordinaires. On obtient ainsi sur le cerisier, par exemple, une couleur rouçe très belle et très stable.
PI IL CHARPESTIEK — LE KOIS 391