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Le bois pittoresque

On comprend, sous la dénomination générale de poulailler , les locaux réservés aux diverses espèces de volailles.

Le poulailler doit être appliqué contre le mur exposé au levant : au midi, la chaleur serait insupportable et favoriserait la pullulation des mites; l’exposition au nord serait trop fraîche et donnerait de l’humidité; au couchant, le soleil viendrait inutilement le soir.

Le poulailler se construit de différentes façons. Les poulaillers de parcs, quoique destinés à recevoir peu de poules, doivent être cependant assez grands pour permettre une aération facile; on peut les construire en planches, en maçonnerie, en terre ou en pierraille; mais il ne faut pas oublier que les parois intérieures doivent toujours être unies, afin d’éviter les cavités qui récèlent les mites.

Des ouvertures grillées, dont la maille doit être de 0m,02, sont ménagées, l’une, dans la face tournée au soleil levant, aussi haut que possible, l’autre, dans la partie haute de la porte, afin d’avoir constamment un bon courant d’air; on y fixe, soit par des charnières, soit par des coulisseaux, des châssis vitrés qui servent à boucher ces ouvertures pendant les grands froids, tout en laissant suffisamment pénétrer le jour.

La porte, servant de passage aux personnes chargées du soin des volatiles, doit avoir au moins lm,80 de hauteur, sur 0m,60 à 0m,70 de largeur; les ouvertures pour les volailles ont 0m,14 à 0m,15 de largeur, sur 0m,15 à 0m,20 de hauteur, et sont munies de

trappes à coulisses verticales ou horizontales (fig. 1). La toiture peut être construite en chaume de paille

Fig.

ou de roseaux, couverture champêtre, qui a le double avantage d’être chaude pour l’hiver et fraîche pour l’été.

Le poulailler de maison bourgeoise ou de ferme doit être, comme celui de parcs, exposé au levant, jamais au midi. Il faut toujours avoir soin de l’abriter du côté du midi par des arbres touffus, comme des acacias. Si ces arbres, qui poussent très rapidement, viennent à obstruer les rayons du soleil levant, il est facile de les émonder, de façon à ne laisser très épaisses que les parties utiles. Ce genre de poulailler peut aussi se couvrir en chaume; un homme doit pouvoir circuler facilement debout à l’intérieur.

L’ouverture doit être, autant que possible, pratiquée de façon à ne pas recevoir le vent du nord, et placée au milieu du mur d’entrée en laissant libres les parties de droite et de gauche, l’une de ces deux parties étant réservée aux perchoirs.

Ces perchoirs doivent être tous à la même hauteur et non disposés en échelle, comme on le fait trop souvent, car les volailles cherchent toujours à monter au plus haut échelon, et chaque soir amène des rixes où les faibles et les moins chanceux peuvent être précipités d’une façon dangereuse. L’échelle permet, il est vrai, de loger un plus grand nombre devolailles, mais on y reconnaît tant d’inconvénients qu’on doit la supprimer.

On peut employer diverses sortes de perchoirs, toujours mobiles, afin de pouvoir dénicher les insectes plus facilement.

Celui que nous donnons (fig. 2) ressemble ù un

banc et ne tient par aucun côté au poulailler. Il est fait de sept morceaux de bois grossièrement façonnés, blanchis au rabot; les trous et les joints sont mastiqués et le tout est peint d’une épaisse couche de couleur, ne laissant aucune retraite propre à recéler les mites. Tout est cloué, sans tenons ni mortaises, et l’on donne la longueur qu’on désire. Le dessus, qui est le perchoir proprement dit, est assez épais pour n’être pas flexible; il est large d’au moins 0m,10 à 0m,12 et complètement plat. Cette condition est indispensable pour toutes les volailles, mais principalement pour les grosses, chez lesquelles le poids détermine une grande dépression du sternum lorsque le perchoir est étroit ou arrondi. Toutes les arêtes sont abattues, et les cornes des pieds sont en pente, afin que les poules n’y puissent percher.

La hauteur du perchoir ne doit pas dépasser 0m,40, surtout pour les grosses poules, dont les chutes peuvent être mortelles quand les perchoirs sont trop élevés.

Pour bien faire comprendre la disposition généralement adoptée, nous donnons (fig. 3) un plan

de poulailler. En A se trouve la porte d’entrée; en B, les perchoirs; en C, la partie réservée pour étendre de la paille fraîche, souvent renouvelée, sur laquelle les poules qui n’aiment pas à percher vont dormir la nuit et faire la sieste le jour, dans les temps froids. Quelques-unes même, ne voulant pas pondre dans les pondoirs, se font un nid par terre dans cette paille et préfèrent y déposer leurs œufs. En D se trouve la partie réservée aux pondoirs qui doivent s’accrocher à la même hauteur que les perchoirs; l’espace E reste libre pour permettre les ébats des poules pendant les neiges ou les pluies, et faciliter aussi la récolte des œufs.

Ce système (fig. 3) a le précieux avantage de rendre les chutes moins fréquentes, de permettre un

examen minutieux dans la recherche des mites, de rendre le nettoyage de l’aire facile, etc., etc.

Il faut bien calculer les distances des perchoirs et

ne les placer jamais trop près du mur du fond, afin que les animaux soient bien dégagés, bien à l’aise et qu’ils ne se déforment pas.

Tous les murs doivent être parfaitement enduits, sans trous ni interstices. Le bitume est ce qui convient le mieux pour la confection de l’aire.

Les figures 4 et 5 sont des types de poulaillers

rustiques couverts en chaume; le premier possède sur la façade latérale un promenoir couvert, et le second a sa partie centrale surmontée d’un pigeonnier.

Dans les exploitations importantes, le poulailler est divisé, pour les différentes sortes de volatiles, en compartiments disposés autour d’une cour spé¬

ciale, séparée par une clôture de la cour de service, qui prend le nom de basse-cour.

La basse-cour, dans les villes, est une cour distincte de la cour principale et entourée de bâtiments formant les dépendances : offices, écuries, remises, etc. La basse-cour doit avoir des issues sur la cour d’honneur, une entrée particulière et des dégagements.

Dans la campagne, c’est une cour sur laquelle donnent les granges, les écuries, les étables, les bergeries, le colombier ou pigeonnier, le poulailler, le clapier, les remises et hangars, les celliers, le fournil et la buanderie. Elle doit être garnie de murs, exposée au soleil et pourvue d’un abreuvoir.

Nous recommanderons comme disposition de basse-cour, c’est-à-dire de cet ensemble de locaux destinés à l’élevage des volailles de consommation ou de rapport, poules, oies, dindons, canards, faisans, perdrix , etc., et comprenant en outre la vacherie, la laiterie et parfois la porcherie, la disposition pro¬

posée par M. Roux, dans son ouvrage sur les Fermes modèles.

Cette disposition de basse-cour est reproduite en plan, à l’échelle de 0m,002 par mètre (fig. 6). Au centre est une pièce, 6, pourvue de fenêtres par lesquelles la vue peut s’étendre sur les vacheries, 5. Cette pièce est garnie de bancs de pierre autour de sa partie circulaire et au milieu est placée une table en marbre. La laiterie, 4, divisée en deux sections, occupe le pourtour du rond-point. Viennent ensuite le poulailler et la faisanderie,^, puis la cour, 1, affectant la même forme et possédant deux mares et deux loges à canards, 2.

Parfois, on établit des poulaillers surmontés de pigeonniers dans le genre de notre figure 7. Cette construction, exécutée avec une certaine élégance, est en briques et maçonnerie avec charpente apparente ; l’entrée et la sortie des volailles se font par une ouverture pratiquée dans le bas de la porte. Le pigeonnier est divisé en compartiments par des

cloisons, de manière à séparer les couples ; il est couvert en ardoises, tandis que le poulailler est couvert en zinc.

La lapinière est un local affecté à l’élevage des lapins et qui forme annexe dans certaines constructions rurales.

On distingue :

Les loges ou cabanes , destinées à renfermer quelques individus isolés ;

Fig. 7.

Le clapier, qui est un réduit clos et pavé, dans lequel on laisse les lapins courir en liberté.

On y dispose souvent un râtelier, une auge et un petit abreuvoir. Quelques loges, élevées au-dessus du sol pour ménager l’espace, servent à séparer les mâles des mères pleines ou nourrices.

Certains clapiers sont à compartiments. La surface à donner à cette installation se calcule à raison d’un demi-mètre carré par lapin adulte et d’un mètre carré par femelle.

Quelques clapiers sont composés de loges ou cabanes établie^ au niveau du sol et pourvues chacune d’une petite cour.

Au point de vue d’une disposition d’ensemble régulière, les clapiers peuvent occuper un emplacement symétrique à celui réservé aux volailles, ainsi que le comporte l’exemple de notre planche 1.

Ces dispositions sont bonnes pour des installations de petite importance; mais, quand on veut faire l’élevage de lapins en grand ou une industrie productive, il faut avoir soin de bien organiser et de tenir convenablement le logement que l’on destine à ces animaux.

La meilleure orientation est celle du levant.

Les séparations entre les cabanes se font en maçonnerie ou en planches de chêne ; le fond est, soit le mur contre lequel le clapier est adossé, soit une cloison en chêne. Le devant est laissé à clairevoie en treillis de fer pour faciliter l’accès de l’air et de la lumière.

Les cabanes destinées aux mères doivent présenter, au minimum, une surface de 0m,70 ; celles des mâles peuvent être de 0m,60 seulement.

Il est convenable, en outre, pour loger en commun les lapereaux sevrés, d’avoir plusieurs cabanes plus grandes dont on calcule la surface â raison de 0m,30 par bète.

Il est excellent, pour la santé des animaux, qu’ils puissent prendre leurs ébats dans une petite cour placée en avant des cabanes, close de murs et parfaitement pavée, de manière que les lapins ne puissent pas y creuser des terriers et passer sous les murs.

Sur ce pavage on étend une couche de marne ou de terre, que l’on renouvelle quand elle est trop imprégnée d’urine.

Au Jardin d’Acclimatation, à Paris, M. Simone!., architecte, a installé des lapinieres ou clapiers , d’une façon très confortable.

L’ensemble des loges forme un petit bâtiment en arc de cercle qui comprend trois trouées complètes.

Le plan général de cette installation est donné à l’échelle de 0m,005 pour mètre (fig. 8).

Les loges sont adossées en double rangée formant chacune trois étages.

Le fond de chaque compartiment est disposé de manière que les urines soient dirigées, par un conduit cylindrique, dans un caniveau ou égout, qui passe à la partie inférieure des loges du rez-dechaussée, sous la cloison séparative placée dans

l’axe longitudinal du bâtiment. Chaque trouée possède une petite cour plantée de quelques arbustes et un passage de service.

Le sol de la cour est recouvert d’une épaisse couche de sable.

Des trottoirs bordent de chaque côté le petit bâtiment.

Nous reproduisons (fîg. 9), à l’échelle de 0m,03 pour mètre, le plan du clapier ou lapinière de cette même installation.

La partie gauche de cette ligure montre la dispo sition d’une des cases du rez-de-chaussée; la partie droite, celle d’une des loges placées au-dessus.

La coupe (fig. 10), à l’échelle de 0m,025 pour mètre, indique le parti adopté pour l’écoulement des urines dont nous avons parlé plus haut.

Les compartiments sont accolés deux à deux à chaque étage et clos par des portes grillagées, fermées au moyen d’un cadenas embrassant trois pilons fixés, l’un, sur le meneau séparant les deux cases, les autres, sur les montants des deux portes.

Le pigeonnier ou colombier avait autrefois la forme

d’une tour ronde, occupée au rez-de-chaussée par une étable ou un poulailler; la partie supérieure était réservée aux pigeons. Cette forme fut longtemps conservée et l’on en trouve encore quelques exemples, comme celui que nous donnons (fig. 11) et qui date du seizième siècle.

On divise les locaux réservés aux pigeons en colombiers à pied et colombiers de fuies ou volets.

Les colombiers à pied sont élevés en maçonnerie, sur plan circulaire ou polygonal.

Quelle que soit la forme affectée à ces construc¬

tions, les murs extérieurs doivent être crépis et blanchis à la chaux pour que les pigeons reconnaissent leur demeure à une grande distance.

Le toit doit avoir une pente assez forte, afin que les eaux pluviales, s’égouttant rapidement, entraînent la fiente déposée par les pigeons. Toutefois, il ne faut pas que cette pente soit telle que les pigeons ne puissent s’y promener.

L’intérieur doit être également crépi, le plancher carrelé et non planchéié, afin d’éviter l’introduction des rongeurs, et le carrelage, scellé en bon ciment,

doit pénétrer de plusieurs centimètres dans l’épaisseur des murs.

Sur le pourtour intérieur du pigeonnier sont établis des nids appelés boulins ou boujeottes, en nombre proportionnel à celui des pigeons que l’on

Fig. 10.

veut entretenir. On compte ordinairement trois boulins pour deux paires de pigeons.

Les boulins en terre cuite ou en briques non vernissées sont préférables aux nids en osier et en planches, à cause de la quantité d’insectes qui pullulent bientôt dans ces derniers; on leur donne 0m, 25

Fig. 11.

de hauteur sur la même largeur et 0m,40 à 0m,45 de profondeur. Le premier rang se place sur un retrait ménagé dans l’épaisseur du mur, à partir de ln’,20 de hauteur au-dessus du sol; on réserve une saillie qui dépasse le bord du nid de 0m,10 à 0m,15. On établit un second rang de boulins au-dessus du premier, en le plaçant en échiquier, avec une saillie en briques ou en planches de chêne, ménagée de même dans la

construction. On continue ainsi, en ayant soin que le dernier rang de boulins soit placé à 0n,,60 du toit

Fig. 12.

et. surmonté d’une corniche, qui sert aux ébats des pigeons lorsque le mauvais temps les empêche de sortir. '

L’échelle tournante qui sert à visiter les nids peut s’établir de la manière suivante :

Au point central du pigeonnier, on scelle, en terre, une pierre dure dans laquelle on pratique un trou

assez grand pour recevoir une crapaud ine (fig. 12). Une poutre solide et destinée à recevoir un pivot est fixée à la charpente et aux murs par quatre forts liens en fer. Une pièce de bois, garnie d’un bon pivot à chaque bout, est placée debout dans la crapaudine et dans la poutre. Ce poteau mobile porte,

en haut et en bas, encastrées à mortaises, deux autres pièces de bois transversales soulagées par un lien. Sur ces deux traverses on fixe solidement l’échelle. On franchit alors quelques échelons, puis on saisit le bord du boulin pour faire tourner l’échelle sur ses pivots. On peut ainsi visiter tous

les nids de bas en haut, en évitant le bruit et les mouvements brusques, qui effrayent et dérangent les pigeons.

Des fenêtres servent à l’entrée des pigeons ainsi qu’à l’éclairage. Ces baies sont pourvues de planches percées de trous de la grosseur des pigeons. Une planche de repos est fixée au-dessous.

Le toit doit être plafonné intérieurement.

La figure 13 représente, à l’échelle de 0m,02 pour mètre, la moitié de la coupe d’un colombier de grande dimension, établi à peu près suivant les données que nous venons d’indiquer.

Les boulins, placés en échiquier, par rangées horizontales, sont en briques. A un poleau central, tournant sur pivots, se rattachent les potences qui supportent l’échelle de service.

Ce colombier a été construit à Boos (Seine-Inférieure) ; il est à section circulaire à l’intérieur, octogonal à l’extérieur et recouvert d’un toit conique, percé d’une lucarne pour la sortie et la rentrée des pigeons.

Le Jardin d’Acclimatalion de Paris possède un colombier destiné à l’élevage des pigeons voyageurs, dans lequel on a su remédier, pour la facilité du service, aux inconvénients que présente l’échelle pivotante.

Ce colombier, dont la largeur dans œuvre est de 6m,70, est à plusieurs étages; nous donnons (fig. 14) le plan des différents étages et celui du carrelage qui se répète à chaque étage.

Le mur du rez-de-chaussée est en meulière; les parois des étages sont formées d’une charpente en fer avec remplissages en briques. On voit que les boulins, renfermant chacun deux pots ou nids, sont disposés à la circonférence.

Enclavé dans le périmètre du colombier, se trouve un escalier circulaire qui forme saillie de la moitié de son diamètre et dont l’accès est à l’intérieur de l’édifice aux différents étages. C’est par cet escalier

Hig. 15.

que monte la personne chargée du nettoyage et de la distribution de la nourriture; cette dernière est amenée aux divers étages par le conduit quadrangulaire en briques, dont on remarque la section sur les plans, au centre du colombier.

Deux des angles de ce conduit se rattachent aux cloisons dont la projection forme, sur le plan circulaire de l’étage, un secteur égal en surface au

progrès et il serait désirable de le voir prendre pour modèle partout où l’on s’occupe de l’élevage des pigeons voyageurs.

Fig. 16.

quart de celle du cercle. Cet espace est clos extérieurement par un grillage et sert à la récréation des pigeons ou à leur refuge pendant les diverses

opérations du service. A cet effet, des portes sont pratiquées dans le milieu des cloisons.

L’installation de ce colombier, construit sous la

Les pigeonniers de fuies ou volets sont construits sur des piliers en bois de brin au-dessus d’autres

Fig. 19.

bâtiments, comme le montre la figure 15. Ce pigeonnier est pourvu, au niveau du plancher, d’une porte

à laquelle on accède au moyen d’une échelle ; au-

direction de M. Simonet, architecte, réalise un grand

dessous se trouve un poulailler.

Souvent encore on dispose les pigeonniers sur un seul pied ; on en fait quelquefois des ouvrages de menuiserie avec ornements en bois dé-

à éviter les batailles et les croisements bâtards.

Ce pigeonnier, à l’échelle de 0m,025 pour mètre, est divisé en deux portions, formant deux étages.

Fig. 22.

couples appareillés, en donnant à chacun d’eux une case distincte avec une issue particulière, de façon

Fig. 24.

Nous donnons (fig. 19 et 20) le plan et la coupe d’un pigeonnier, également porté sur un pied en

Chacune de ces portions est partagée elle-même en quatre cases, ayant leur ouverture spéciale, ainsi que l’indique le plan, à l’échelle de 0m,02 pour mètre (lîg. 17). La figure 18 est le plan de la partie dans le sol, sur laquelle sont fixés le poteau central et les quatre pieds du pigeonnier.

Fig. 21.

coupés. Tel est celui que représente la figure 16 et qui a l’avantage de séparer absolument les

Fig. 23.

charpente assez original et à la porte d’entrée duquel on accède au moyen d’une échelle.

On ne saurait prendre trop de précautions dans l’établissement des -pigeonniers pour les garantir de l’invasion des rats. Tout d’abord il convient d’éloi-

Fig. 25.

gner l’entrée du sol autant que possible. En outre, on peut encore garnir le sol à l’entour d’une couche de gravillon fin de 0m,30 d’épaisseur, recouverte de sable, puis établir une bande de zinc sur toutes les parties verticales ou inclinées aboutissant au pigeonnier; les rats rencontrent d’abord la couche de gravillon, qui bouche, en retombant, les tranchées

creusées, et leurs griffes, malgré leur acuité, ne peuvent mordre sur la surface glissante du zinc.

Certaines décorations de jardins comprennent de petits édicules, tels que : colombiers, pigeonniers, volières, abris pour canards, etc., etc., dans le genre de ceux que nous reproduisons (fig. 21, 22, 23, 24, 25 et 26), et qui sont dus à M. Simard fils, constructeur à Bellevue (Seine-et-Oise).

Fig. 26.

Les figures 21, 22 et 23 donnent divers types de pigeonniers rustiques : l’un (fig. 23), occupé au rez-de-chaussée par un abri pour les canards; le deuxième, avec dépôt pour différents objets de jardin, au rez-de-chaussée, et le premier, de petite dimension, construit sur un tronc d’arbre.

Les figures 24 et 25 sont deux exemples de petites volières dont l’une est surmontée d’un pigeonnier; la figure 26 est un abri pour canards.

Toutes ces constructions (fig. 21 à 26) sont couvertes en chaume.

Nos planches I, II et III reproduisent divers types de pigeonniers en bois, briques, maçonnerie, etc. La partie inférieure de la planche III est occupée par un pavillon pouvant être utilisé comme rendez-vous de chasse, ou remise pour objets de pêche, canotage, jardinage, etc.

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