BOUTIQUE BUSSE
M. Erentschek, architecte.
La boutique russe, dont nous donnons les détails à l’échelle de 0m,10 pour mètre (pl. XLII) et l’ensemble géométral (fig. 118), a été construite à Paris, rue de Richelieu, d’après les dessins de M. Erentschek, architecte ; l’exécution en a été confiée à M. Yoillereau, entrepreneur de menuiserie.
Cette façade de boutique est entièrement en sapin verni apparent et rehaussée par différents filages; les ornements sont peints en Ions bleus, verts, rouges et blancs.
Au nombre des constructions russes, faites en vue de l’Exposition de 1889, on remarquait :
Le chalet de Finlande (fig. 119), construit à ITelsingfors môme et remonté au Champ de Mars par les ouvriers du pays.
Ce chalet n’offre peut-être pas le type exact des habitations finlandaises; c’est plutôt une sorLe de palais en bois verni d’une architecture originale. Mais les quatre pavillons, au toit quadrangulaire et pointu, qui le décorent aux angles, le dôme central
et les larges baies qui l’éclairent, la galerie intérieure, les balcons extérieurs qui s’ouvrent sur chacune de ses faces, en font une construction originale et d’un caractère bien spécial.
La maison slave (fig. 120), une des quarante-quatre habitations humaines construites par M. Charles Gar-
horizontales et couverte en chaume; une porte, avec quelques peintures primitives, quatre petites fenê-
Fig. 120.
très aux volets peints en vert, deux bancs sur le seuil, tel est l’extérieur. Au dedans, une seule pièce, avec, dans un angle, le grand poêle d’hiver.
nier, avec son clocheton élancé et ses pignons en forme d’ogive, réminiscence heureuse de l’architecture orientale.
L’izba (fig. 121), maison de paysan ou chaumière russe, faite de rondins de sapin disposés en rangées
C’est l’habitation dans sa simplicité et sa rusticité primitives. Là, plus de ces combinaisons d’assemblages de charpente, souvent très ingénieux, que
nous avons relevés plus haut en parlant des chalets suédois et norvégiens.
C’est que les Scandinaves et les Slaves partent de deux principes différents.
Les Slaves ou Russes procèdent par empilages , dans leurs constructions en bois, comme il est facile de le constater en examinant les habitations rurales
de Russie, dont celle-ci (fig. 121) est un type très usité et très fréquent.
Les Scandinaves, au contraire, procèdent par assemblages; aussi ont-ils atteint de bonne heure une grande habileté dans l’art des constructions en bois : nous en avons donné précédemment quelques intéressants spécimens.