SCENE II Ltes MÊMES, GHAMPMOREL, MAGNEL
CHAMPMOREL, entrant, suivi de Magoel qui porte des dossiers.
Bonjour, messieurs. Mettez ça là, Magnel. (Tons s'inclinent.) J'aurai besoitt de vous tout à l'heure. Courlot, voulez-vous téléphoner confidentiellement au président de la commission des douanes pour lui dire que j'ai vu le directeur de l'Opéra et que, comme il le désirait, mademoiselle Mirecourt passera dans le premier quadrille.
«OURLOT.
Bien, monsieur le directeur.
Ht9M.
GHAMPMOREL.
Ah! Vaubert, vous téléphonerez exactement la même communication au président de l'Union démocratique.
VAUBERT
Bien, monsieur le directeur.
Il sort.
GHAMPMOREL, qui a retiré de sa poche différents papiers et qni les feuillette.
Ah! dites donc, Magnel. J*ai esquissé le discours que je dois prononcer à l'occasion d'une œuvre dont s'occupe ma femme... J'ai besoin d'un renseignement,... une lacune... Rappelez-moi donc le nom des neuf Muses.
MAGNEL.
Des neuf Muses... Heu... ïerpsichore.i
GHAMPMOREL.
Oui.
Thalie.
C'est vrai.
MAGNEL.
GHAMPMOREL.
MAGNEL.
Melpomènel... Heu... heu... Ma foi, les autres, monsieur le directeur...
GHAMPMORBL,
Ah! vous n'en connaissez que trois? Vous m'avouerez qu'il est un peu raide d'être chef
de mon cabinot, du cabinet du directeur des Beaux-Arts, et de ne pas savoir le nom des neuf Muses.
MAGNEL.
Je vais m'informer.
Il tort, CHAMPMOREL, sonnant.
C'est bien, allez, monsieur... Non, je ne suis pas secondé, je ne suis pas secondé!
Bonjamin entre,