ACTE I , SCENE X
à lui donner pour vous ; j'ai cru qu'il était convenable de le précéder ici , et c'est ce qui vous procu^;e , monsieur Beaugrand, le bonheur inattendu d'avoir des dames à votre partie de garçons . Quoique monsieur le comte vienne ici sans façon, comme chez un ami, nous ne devons pas moins mettre tous nos soins à le recevoir dignement : occupez-vous-en , monsieur Beaugrand , je vous en prie.
BEAUGRAND
Oui , Madame, et tout de suite. Je suis sans ambition, mais un directeur général !
MADAME DERBELET.
Il est toujours bon d'avoir de puissans protecteurs pour soi ou pour les siens.
BEAUGRAND
Venez avec moi , Fauville , vous m'aiderez .
MADAME BEAUGRAND
Non , Monsieur, j'ai à causer avec monsieur Fauville.
BEAUGRAND
Oh! alors...
MADAME DERBELET.
Nous VOUS laissons, ma chère.
MADAME BEAUGRAND
Monsieur Beaugrand, donnez la main à ces dames, et faites appeler ma femme de chambre.
MADAME DERBELET, bas.
Je vous en prie , mettez delà mesure dans vos paroles.
MADAME BEAUGRAND, bas.
Fiez-vous à moi ; je ne dirai que ce qu'il faudra dire.
LAURE
C'était bien la peine de venir à la campagne.