‹ Le bon garçon, comédie en trois actes et en proseChapitre 40 sur 66 · ACTE II, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIII

FAUVILLE.

Bien brusque, j'en conviens : mais la main de votre adorable fille doit être recherchée par une foule de concurrens. Il y a long-temps que j'éprouvais en silence un sentiment que je n'osais manifester j je me reconnaissais si peu dlg;ne d'elle! Ah! combien cette place que mon respectable parent m'accorde... combien cette faveur me deviendrait chère, si elle me permettait d'aspirer... Vous allez peut-être me taxer de vanité, Madame , mais il m'a semblé que , plusieurs fois, Mademoiselle votre fille avait daigné s'exprimer sur mon compte avec quelque intérêt.

MADAME DERBELET.

Oui, vraiment : elle et moi nous apprécions vos excellentes qualités.

BEAUGRAND

Aussi, "^ous reconnsyissez vous-même que Fauville serait un parti très-convenable.

MADAME DERBELET.

Je le crois : mais je suis bien loin de donner mon consentement. Monsieur peut espérer, peut faire la cour à Laure 5 c'est tout ce que je dois permettre.

FAUVILLE.

Et c'est tout ce que je dois demander en ce moment.

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