SCÈNE IX* FAUVILLE , MIGNOT
FAUTILLE.
Un joli emploi qu'ils me donnent là!
MIGNOT
Eh bien! vous avez eu un long entrelien avec monsieur le comte Dirselle 5 puis-je espérer? FAUVILLE, à ;?«rf.
A l'autre , maintenant ! J'ai bien eu le temps de songer à lui. (haut.) Sans doute, mon ami, vous pouvez espérer... Je lui ai parlé de vous.
MIGNOT
Ah! que vous êtes aimable! On vous trouve toujours, vous n'oubliez personne. Où en est mon affaire ?
FAUVILLE.
En très bon train : remettez-moi une pétition , et le directeur général Tapostillera.
MIGNOT
Il vous a promis d'apostiller ? Ah ! mon ami ! quelle reconnaissance ! Je cours bien vite dans ma chambre jeter quelques lignes sur le papier.
FAUVILLE.
Oui, mon ami, oui , allez dans votre chambre.
MIGNOT
Je vous remettrai tantôt ma pétition. Oh! cela sera bien moins long à faire qu'un couplet 5 parce que , dans une pétition , il ne faut pas d'esprit , n'est-ce pas ?
FAUVILLE.
Non , non , c'gst un style purement administratif.
MIGNOT
Et puis on n'est pas embarrassé pour la rime.
FAUVILLE.
C'est cela î ni rime ni raison. Allez , mon cher, allez.
MIGNOT
Allons 5 vive la joie ! me voilà substitut. // sort.
FAUVILLE.
Il faudra "pourtant que je fasse mettre un mot sur sa pétition, et il sera content. Mais Dolcj! mon clier ami Dolcy î je veux que le diable m'emporte si je sais ce que je vais lui dire.