ACTE I, SCENE II
bon , aimable 5 il aime à obliger , à user de son crédit pour les autres 5 tous les matins il écrit au moins vingt
lellres de recommandation ; il est si dévoué à ses amis, "^
à ceux (jui ne le sont pas , à ceux qui ont besoin de '^
lui, à ceux qui n'en ont pas besoin 5 à tout le monde! .^
Hier encore^, avant notre départ, je Tai surpris éeri- ,
vaut à un journaliste pour lui recommander monsieur J:^ ^^
de Chateaubriand. ' aj
BEÀUGRAND. <^^ v^
Attachez-vous h. suivre ses conseils 5 c'est un ami des <;^^ f-^
plaisirs, mais des plaisirs avoués par la raison 5 nous f**"^ P
n'avons pas à craindre quïl vous détourne de la carrière " ^
dans laquelle vos parens veulent vous voir entrer* ce ' ^
n'est pas lui qui encouragera cette manie de vaudevilles '^^
qui s'est emparée de vous... Si vous aviez du talent en- 1
core. • ^J\ ^
MIGNOT. ra ^
Ah! mon oncle , ce n'est pas honnête, mais j'en ai ^ ^ du talent j c'est monsieur Fauville qui me l'a dit, et j^»^ *^ vous conviendrez qu'un pareil suffrage... W ^
BEATJGRAND. ^' Lé
Qui! lui! Fauville? r-n J3
MIGNOT. 2|
Lui-même! il me trouve des dispositions , le germe du talent, voilà ses expressions : il croit que je suis^ fait pour aller très loin , pour aller jusqu'à trois actes !^
BEAUGP.AND. H
Ces petites bonnes gens-là ont tous une rage de mé-*^* tromanie !
MIGNOT
Eh bien , mon oncle , interrogez monsieur Fauville , le voici.