ACTE I, SCENE III
quenlât un peu plus le Palais et un peu moins les théâtres; sa mère aimerait à le voir en robe.
,MIGNOT
La robe ! la robe ! je la mets pour entrer à l'audience quand c'est défendu au public ; pour assister aux causes scandaleuses , quand on plaide à huis-clos.
FAUVILLE.
Il faut qu'un jeune homme ne néglige jamais les études sérieuses , parce que les éludes sérieuses, le devoir, le devoir, {à part). Je m'embrouille toujours quand je veux faire le docteur.
BEAUGRAND , à JDolcj.
Voyez-vous , comme malgré sa frivolité apparente , le cher Fauville est un homme essentiel.
DOLCY.
Oui vraiment.
MIGNOT, bas.
N'allez pas leur parler de mon dernier vaudeville.
FAUVILLE.
Parbleu , c'est convenu, je n'en dirai rien, [haut.) Ma foi , mes amis , vivent les parties de garçons à la campagne ! C'est là seulement que l'on peut avoir un peu de cette bonne grosse joie , qui fait tant de bien à la santé. Quand il y a des dames, quelque aimables, quelque indulgentes qu'elles soient , on est tenu à une certaine réserve , on est contraint par les bienséances , et ça sied mal les bienséances.
BEAUGRAND
C'est vrai ; au lieu qu'entre nous , nous pouvons nous livrer... J'oublie que je suis marié. C'est charmant ! Ah çà ! mais , est-ce qu'on n'a pas parlé de tirer au blanc?
Ortainement : et c'est moi qui vais chaîner les pistolets. '
BEAUGRAND
Allons , monsieur Dole j , allons !
DOLCT.
Permettez : je désirerais avoir un moment d'entretien avec Fauville.
FAUVILLE.
Toujours à tes ordres, mon clierDolcy! Mes amis, je vais vous rejoindre.
BEAUGRA3«"D.
Ne le gardez pas long-temps , monsieur Dolcv J tout languit quand il nj est pas 5 rendez-nous- le bien vite.