‹ Le Bon génie (volume 3)Chapitre 13 sur 169 · ALEXIS · texte numérisé non relu

ALEXIS

Je suis touché de tant de bonté, cher Corydon; mais toute ton amitié ne saurait me rendre ce que j'ai perdu. Médor, ce bon Médor n'est plus. Tu sais que c'était le dernier souvenir de mon père, dont il avait été le compagnon fidèle. Rappelle-toi comme il combattait les loups, comme il gardait les troupeaux. Hélas! c'est en les défendant qu'il est mort. L'autre jour, écarté dans le bois, je m'occupais à dénicher des oiseaux pour ma bonne petite sœur Chloé; j'avais confié le soin de mon troupeau au fidèle Médor, lorsque tout-à-coup j'entends des hurlements affreux, j'accours, et juge de ma douleur, en voyant, d'un côté, deux loups furieux qui s'enfuirent à mon approche, et de l'autre, Médor expirant qui se traîna jusqu'à moi, me lécha les mains, et mourut.

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