‹ Le bon moyen! comédie en trois actesChapitre 109 sur 111 · SCÈNE XI DUTACQ, MARCELINE · texte numérisé non relu

SCÈNE XI DUTACQ, MARCELINE

MARCELINE, à part.

Il n'a pas voulu répondre !...

DUTAGQ, rageur, los dents serrées.

C'est ton amant V... Avoue !... C'est ton amant?

(Marceline va pour répondre. ) Non, ne répOndS paS... ne

dis rien!... J'aime mieux ne pas le savoir!... (un temps. Avec violence.) Hé bien!.. Si!.. Parle ! Je ne peux pas vivre ainsi !... Je ne peux pas!... Tu es sa maî- .tresse? Réponds !

MARCELINE, sèchement.

Si je dis non, me croiras-tu?

DUTAGQ.

Non, je ne te croirai pas!

MARCELINE

Inutile alors de m'interroger !

DUTACQ

Oui, c'est inutile! (Un temps. — Avec indignation.) Et

voilà celle que j'ai choisie, entre toutes, pour être la compagne de ma%ie et la mère de mes enfants!... Voilà où tu en es arrivée, toi, qui as été si bien élevée... toi, dont la mère est si considérée à Elbeuf... dont le père est chevalier dé la Légion d'Honneur... et qui as un oncle curé dans la Haute-Loire!... Un amant!... Et qui?... Castabel !... Mais je suis mieux que lui! Demande à qui tu voudras! Je suis mieux que lui! Alors, pourquoi l'as-tu choisi?... Parce que tu le trouves drôle?... Moi, je le trouve bête!... Non, ce n'est pas possible!... Je ne puis croire!... Ce serait monstrueux! Jure-moi que tu n'es pas sa maîtresse!... Jure -le moi!

MARCELINE

Me croiras-tu?

DUTACQ, un temps.

Jure-le moi tout de même... Ca me fera du bien!,..

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