SCÈNE V
Les Mêmes, moins GASTABEL, puis MARIANNE.
DUTAGQ, à Marceline, d'un ton menaçant. Ce soir... Pan, pan !... Tu tu |... (s'apercevant du départ de castabei, à part.) Parti I Dans le jardin probablement !
Il sort au fond.
MARCELINE, le suivant de l'œil, à part.
Il le cherche.
BABIOLE, à Desrosiers.
Et votre ami Castabei, qui se faisait fort, en un tour de main, de rendre Alphonse le plus souple et le plus confiant des maris ?...
ZOÉ
Ah! Ouiche!...
DESROSIERS
II flirte avec Marceline ; il flirte même... consciencieusement... mais c'est tout!
MARCELINE
Alphonse est irréductible!
PAULETTE
Cet homme-là ne goûte pas la plaisanterie.
ZOÉ
Rien à faire avec lui !
Qui sait? Je vais essayer d'un nouveau moyen.
88 LE DOiN MOYEN !...
moi! Je lui ai écrit deux lettres anonymes, qu'il va recevoir tout à l'heure : la première à neuf heures et la seconde à neuf heures et demie.
MARCELINE
A quoi bon?
DESROSIERS
Une dernière tentative, qui sera peut-être plus heureuse !
Marianne entre de gauche, pan coupé^ portant un service à liqueurs, qu elle pose sur la table.
MARCELINE
Pourquoi ne serviez-vous pas les liqueurs, Marianne ?
MARIANNE
Voilà, madame, voilà !...
BABIOLE, à Dutacq, qui rentre du fond.
Hé bien I La soirée est belle?
DUTACQ
Superbe!... (a part.) Il n'est pas dans le jardin.
Babiole sort au fond.
MARCELINE
Vous seriez bien gentille, Paulette, de servir les liqueurs.
Volontiers!
Elle olïre les liqueurs, aidée par Zoé. DUTACQ.
Pourquoi ne les sers-tu pas toi-même ?
MARCELINE
Je suis un peu fatiguée, ce soir.