ACTE DEUXIÈME
HENRI, avec élan.
Ah! Pauletle !... Chère Paulette!.. Quel bonheur !.. Enfin, nous allons pouvoir nous aimer !
PAULETTE
Hein?
HENRI
Sans que M. Desrosiers en soit le moins du monde incommodé !..
Il lui pread la taille.
PAULETTE, riant.
Mais qu'est-ce qu'il a?.. Je ne l'ai jamais vu ainsi !
HENRI
11 s'est moqué de vous, M. Desrosiers !..
PAULETTE
Maurice?
HENRI
Je viens dîner avec mon ami Tourteau, qui demeure rue des Bains, en face de la maison, où est descendue madame Lodoïska.
PAULETTE
Hé bien !
HENRI
11 vous a vue, quand vous êtes allée la consulter, il y a huit jours...
PAULETTE
Je ne me suis pas cachée...
Mais il avait vu également — écoutez bien cela !.. — il avait vu, la veille au soir, M. Desrosiers se glisser chez la somnambule.
PAULETTE
]\ron inari ?
HENRI
Oui, votre inari, qui allait sûrement s'entendre avec Lodoïska, la prévenir de votre visite et lui dicter lui-même les réponses... invraisemblables^ qu'elle devrait vous faire le lendemain !..
PAULETTE
Ah! Si j'en étais sûre!.. Mais non, ce n'est pas possible... je ne puis croire... ce ne sont là que des suppositions?
HENRI
Des certitudes!.. Réfléchissez!... Pourquoi y serait-il allé, chez Lodoïska?.. Pour se faire tirer les cartes?
PAULETTE
Il n'>' croit pas.
HENRI
Alors ?
Oui, vous avez raison !..
HENRI
Mais ça crève les yeux ! Il vous a monté un petit bateau et cette nécromancienne est une simple farceuse !
PAULETTE
Non, quant à ça, non!.. Elle m'a dit des choses extraordinaires, ({ue personne ne connaît... personne, excepté moi.
Vous... et votre marii*