‹ Le bon plaisir; romanChapitre 6 sur 6 · ÉCRITE PAR ELLE-MÊME · texte numérisé non relu

ÉCRITE PAR ELLE-MÊME

Je suis née, m'a-t-on dit, le neuvième du mois de mai, en l'année i643, dans une île de la lagune de Venise, au couvent de Sainte-Marie-des-Eaux. Ma mère, religieuse fort jolie, me mit au monde dans sa cellule en priant Dieu que je fusse belle. A peine eut-elle le temps de me voir qu'on m'emporta dans une gondole qui attendait ma venue. Des bonnes gens de la Giudecca m'élevèrent le mieux qu'ils purent ; ils ne perdaient rien à

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prendre soin de moi, rar mon oncle Ser Corlandoni, chaque fois qu'il venait me visiter, leur donnait des sequins.

Lorsque je fus assez grande, c'est-à-dire quand j'eus treize ans, j'entrai comme novice au cloître de Sainte- Marie-des-Eaux. Mon bon oncle Corlandoni m'y conduisit lui-même. Ce fut alors qu'il m'apprit que j'y étais née et que ma mère y était morte après m'avoir donné le jour. Je compris à ses larmes qu'elle lui avait été chère. La vie que l'on menait n'avait rien qui me déplut. J'appris à chanter et à danser. La pharmacie du couvent composait, pour les vendre au dehors, des fards, des cosmétiques et des onguents. On m'enseigna force recettes délicates et savantes, dont plus d'une par la suite m'a servi. Mes compagnes m'aimaient. Il venait là beaucoup de seigneurs acheter des parfums et des sachets et nous parlions avec eux familièrement. J'appris beaucoup à leur entretien et ils semblaient se plaire au mien.

Trois ans passèrent ainsi sans que je revisse mon bon oncle Corlandoni II voyageait. Un soir, il me demanda à la grille. Il avait vieilli et ne paraissait point avoir fait fortune, car son vêtement était fort délabré. Il m'annonça qu'il allait m'emmener à Paris. Je pleurai de quitter le cloître tranquille de Saint-Marie-des-Eaux, en compagnie d'un vieillard misérable, quand tant de beaux gentilshommes m'avaient proposé de les suivre en leurs gondoles dorées. Le fait est que nous voyagions petitement, couchant en de mauvaises auberges et mangeant des pâtes bouillies, mais mon oncle Carlandoni me tenait en route des discours si raisonnables et si utiles qu'ils abrégeaient la longueur du chemin. Aussi, en arrivant à Paris, étais-je résolue à mon sort et à ne point être ingrate envers mon bon oncle, qui comptait sur ma jeunesse pour adoucir son état et rendre à sa

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vieillesse les secours que lui méritait sa bonté pour moi.

Les premiers jours, je m'ennuyai fort dans sa petite boutique obscure, bien qu'il m'eût fait habiller à la turque. Un g-entilhomme nommé M. de Pocancy nous visitait souvent. Il était bien fait, quoique sur l'âg-e. On le nommait le bel Anaxidomène. Il se prit d'amour pour moi et m'épousa. Mon oncle Corlandoni partit pour un de ses nombreux voyag-es et ne revint plus jamais. Quant à moi, M. de Pocancy, mon mari, m'emmena dans un vieux château du pays de Meuse. J'y passai trois ans à subir chaque soir des caresses renouvelées, à accoucher de deux fils en une fois et à me morfondre d'ennui. Enfin, à bout de patience, je me résolus à reprendre ma liberté. Un jour que M. de Pocancy était absent je m'enfuis sans être vue. Je pensais, tout en courant à travers champs, au moyen de me mettre en sûreté, quand je me trouvai tout près d'un monastère appelé le Val- Notre-Dame. J'avais pénétré sans m'en douter dans les jardins de l'abbaye. J'étais à l'entrée d'une allée de charmilles. L'abbé s'y promenait justement. Il s'appelait M. de Chamissy. Je le connaissais de réputation sans le connaître de visage, car la jalousie de mon mari éloignait de moi quiconque eût pu me distraire de lui. Il voulait être à mes yeux la seule fig-ure humaine.

M. de Chamissy m'apparut, sitôt que je le vis, comme un sauveur et je formai le projet de lui demander secours. La circonstance où je me trouvais avait de quoi émouvoir un g-alant homme. Je comptais que mon âg-e et ma beauté contribueraient à me le rendre favorable. Le soin que mon mari prenait de me cacher à tous me laissait penser que ma vue ne serait point indifférente à quelqu'un qui passait pour ne pas l'être à l'agrément des personnes de mon sexe. Cette rencontre inattendue ne lui fut pas désagréable, car il m'écouta avec bonté et

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me conduisit dans un petit oratoire rustique dont il avait la clé. J'y restai plusieurs mois à l'abri des recherches que M. de Pocancy faisait par tout le pays. Passé ce temps. M. de Chamissy me fournit les moyens de me retirer en Flandres. Je louai un logement à Bruxelles et je m'y débarrassai d'un fort beau petit garçon dont M. le Chamissy m'avait fait présent et que je lui ai rendu depuis, comme on verra tout à l'heure.

Cependant ma bourse commençait à s'épuiser et je me résolus à trouver des ressources pour la remplir. Du jour que j'en eus pris le parti, elles ne m'ont guère manqué. J'en ai gardé grande reconnaissance à ma mère, la religieuse, qui eut soin de me faire belle et à mon vieil oncle Corlandoni qui m'enseigna par les routes comment une femme doit user de sa beauté. Je ne raconterai pas ici le détail de mes aventures et n'y donnerai guère que l'itinéraire qu'elles suivirent.

A Bruxelles, dont je commençais à être lasse, car j'y demeurai près de deux ans, je fis connaissance d'un capitaine espagnol qui s'en retournait dans son pays II m'y conduisit avec lui et nous allâmes à Burgos, où je passai aux mains d'un grand d'Espagne. C'était un homme cérémonieux et dévot qui me céda à un archevêque en passe d'être cardinal, avec qui je gagnai Borne. J'y fis peu de séjour, mais à Florence je me liai avec un jeune Florentin dont je fus fort contente et que je regrettai quand je l'eus quitté pour un gentilhomme suisse. Il habitait une maison de bois sur le bord d'un lac et mourut pour avoir vidé, un soir qu'il était déjà ivre, ses deux bottes pleines, l'une de vin, l'autre de bière.

Je ne dirai rien de mon séjour en Autriche, car j'y fus malheureuse et réduite à remplacer la qualité de mes amants par leur nombre, mais je me relevai auprès de

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l'Electeur de Marxbourg. Il me tint à lui près de quatre ans, d'où je passai en Hollande, cela en 1673.

J'avais alors un peu plus de trente ans et j'étais toujours belle, comme on peut le voir aux tableaux du peintre Brixerius où je suis représentée nue, mais je me lassai d'être à quelqu'un et je voulus être à tous. J'achetai une fort belle maison à Amsterdam, sur l'Amstel. On y venait de loin et les étrangers de marque ne manquaient jamais de s'y rendre. Je les recevais de mon mieux. Je ne me souviens pas qu'il y ait jamais eu chez moi aucun désordre, sauf une fois où deuxjeunes Français me voulurent payer de monnaies fausses. J'ai appris depuis que ces deux gentilshommes s'étaient échappés du siège de Dortmùde, où ils servaient en volontaires sous les ordres de M. le maréchal de Manissart. Ils se sont embarqués ensuite sur un vaisseau qui partait pour l'Amérique. Je n'ai jamais su leurs noms. D'ailleurs ils n'ont rien eu de moi.

Cependant j'avais assez augmenté mon bien pour désirer quelque repos. Je me résolus à rentrer en France; mais, comme l'oisiveté m'est contraire, je pensais m'y employer à des travaux qui occupent l'esprit sans fatiguer le corps. Paris est un lieu admirable où chacun trouve à bien faire : je m'y établis en 1679, libre de soucis et décidée à me rendre utile à ceux qui voudraient se confier aux lumières d'une déjà longue expérience. Elle n'avait pas détruit en moi les sentiments de la nature. J'étais bonne mère. Si je ne m'inquiétais point des deux fils que j'avais eus jadis de mon mari, M. de Pocancy, c'est que je les savais en sûreté et sans besoin de moi. Il n'en était pas de même de celui que je devais à M. de Chamissy. Je n'ai pas cessé de veiller sur lui à Venise, où je l'envoyai pour être élevé dans les grâces de cette charmante ville. Il me sembla que je devais à

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sa naissance et à la mienne de le faire d'Eglise. Aussi, le temps venu, je l'adressai à l'abbé du Val-Notre-Dame. Je lui envoyai sa nouvelle ouaille avec un billet pour lui rappeler ce qu'il lui devait. J'étais persuadée que M. de Chamissy ferait bon accueil à ce jeune garçon doué des plus aimables qualités et de celle de chanter à la perfection. M. de Chamissy me fit répondre qu'il se chargeait de son avenir. Le mien ne m'inquiétait pas. Mon établissement à Paris me semblait durable et je ne souhaitais rien d'autre que d'y continuer en paix une existence que messieurs les magistrats sont venus troubler injustement et tirer d'une obscurité où elle se cachait et où je pensais la terminer. Si les ordres d'un grand roi en décident autrement, et si sa bonté ne permet point que j'achève de vivre en son royaume, j'en accepterai le bannissement avec soumission. Je retournerai à Venise, et celle qui fut la belle Courlandon et M""' de Pocancy ira finir ses jours où ils ont commencé, afin qu'elle entende, à l'heure de sa mort, du fond de la lagune, sonner dans l'air marin les cloches lointaines du couvent de Sainte-Mari e-des-Eaux.

y octobre i68y. — L'abbé de Chamissy, mon oncle, qui dînait hier chez moi et s'y est fort enivré malgré son grand âge, nous a parlé en détail et avec particularité de ce fils qu'il a eu de la Courlandon et qu'il a maintenant avec lui au Val-Notre- Dame.

C'est, à ce qu'il dit, un garçon bien fait, de figure heureuse et spirituelle. Il a une fort belle voix et chante au chœur. Sa vie est la plus régulière du

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monde et ses mœurs sont dignes d'éloges. Il n'a aucun autre goût que celui de la musique. Il en invente même de l'excellente et il a appris à quelques moines de l'abbaye à en exécuter les parties. Cela compose des concerts à ravir. Il y a dans son caractère je ne sais quoi de juste, de modéré et de pieux qui surprendra si l'on pense de qui il est né. M. de Chamissy lui-même n'en revient pas de voir, en quelqu'un qui lui tient d'aussi près, des vertus dont il n'a guère donné l'exemple.

L'abbé disait tout cela devant Le Vraut, premier valet de chambre du Roi, qui a été dans sa jeunesse à mes oncles Chamissy, ce qui nous a donné avec lui d'utiles liaisons. Ce Le Vraut est un homme de bonne compagnie et de belle humeur, qui peut beaucoup et n'a jamais cessé de nous servir en toutes occasions. J'ai su par lui bien des choses. Les plus importants de la Cour le ménagent et il a des amitiés qui étonneraient. Je l'ai fait connaître à M. de Pocancy, qui lui a dû de bons offices.

g octobre 168g. — Le jugement contre la Courlandon a été rendu hier. Elle a été condamnée au bannissement. La femme de Corvisot, pour sa sotte plainte qui a mis toute l'affaire en branle, a été envoyée dans un couvent. Quant à Corvisot, il lui a été enjoint de cesser son commerce et de se vêtir

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convenablement sans parures ridicules. Il continue à faire le fou et l'imbécile.

i3 octobre 168g. — M. et Mme de Pocancy ont quitté Versailles. Le Roi leur a fait dire de se retirer en leur terre d'Aspreval, ce qui était à prévoir après ce qui s'est passé. Le Vraut s'est en vain employé pour eux auprès du Roi. Il a fallu déguerpir et s'éloigner. Voilà donc la fin de ce grand désir qu'ils avaient l'un et l'autre d'être distingués et de faire figure à la Cour, qui se termine par être montrés au doigt. Ils sont fort abattus et ne s'en relèveront pas. J'ai vu leur départ. Leur carrosse était attelé quand arriva justement celui de M. et Mme de Corville qui ignoraient l'événement et venaient leur souhaiter la fête, les mains pleines d'un présent de fruits et de grappes.

25 octobre 168g. — La vieille demoiselle de Manissart est retournée à Paris vivre auprès de Mme la maréchale qui ne sort plus de son lit. Berlestange lui sert de lecteur. Elle a une canne sous ses draps et l'en frappe lorsqu'il se reprend ou se ralentit.

2 8 octobre i68g. — Le Vraut m'a raconté que, quelques jours avant l'anéantissement des Pocancy, il reçut la visite de madame, qui le venait supplier de plaider pour eux auprès du Roi. Il la

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reçut du mieux qu'il put, car il avait toujours éprouvé pour elle un petit désir sans qu'il eût jamais osé lui en faire part, tant la vertu de Mme de Pocancy était établie pour être inattaquable. Quelle ne fut donc pas sa surprise quand, cette dame lui ayant exposé le besoin où elle était de son secours auprès du Roi, elle lui laissa comprendre qu'elle saurait reconnaître cet office de la façon qu'il lui plairait le mieux qu'elle lui en témoignât sa reconnaissance ! Tout cela moins dit que murmuré, avec mille détours et obscurément, le rouge aux joues, les yeux baissés et pleins de larmes prêtes à sortir, et comme une personne qui va succomber à sa honte.

Le Vraut, stupéfait, parla au Roi le lendemain; mais SaMajesté ne voulut rien entendre. Le Vraut en est fort chagrin. Il aime les femmes, mais il est homme de bien et il ne faut pas qu'on le soupçonne d'avoir profité d'une faveur qu'il n'eût point méritée. Le Vraut fait le plus grand éloge de cette conduite de Mme de Pocancy. 11 trouve en tout cela l'effort d'une vertu qui vaut d'être admirée. Il prétend que cette petite Pocancy a donné là un exemple du point auquel elle est attachée à la fortune de son mari, puisque, pour y porter remède, elle n'hésitait point à ce qui lui devait paraître de plus bas et de plus honteux et qui à lui, Le Vraut, lui parait le comble de l'amour conjugal.

8 janvier i6go. — Le Vraut parle admirablement du Roi. L'autre soir, il s'étendait sur la mémoire singulière que Sa Majesté a des visages. Elle n'oublie plus jamais ceux qu'elle a vus une fois. C'est de cette perfection à se souvenir que vint, suivant Le Vraut, la prévention de Sa Majesté contre ce pauvre Pocancy, prévention que la bonne conduite de Pocancy ne put jamais vaincre et qui finit par le ruiner où un autre aurait pu se sauver.

« Lorsque M. de Pocancy, après son mariage, parut à Versailles, le Roi me dit à son coucher qu'il avait vu cette figure-là quelque part. Je lui assurai, dit Le Vraut, que M. de Pocancy n'avait quitté sa province que pour aller à Dortmùde avec M. le maréchal de Manissart, qui le ramena ici. Cela remit Sa Majesté sur la campagne de 1677. Elle en parla quelques instants et je lui rappelai, je ne sais à propos de quoi, son passage de nuit à Vircourt. Ce nom fut un éclair. Sa Majesté me raconta alors qu'en passant à travers la ville qui l'acclamait Elle avait levé les yeux vers un balcon où se penchait une femme à demi nue auprès d'un hommequi était sûrement ce même M. de Pocancy. Le Roi me dit de m'en informer. Je sus en effet que le château qu'habitait en ce temps M. de Pocancy était proche de Vircourt, et que M. de Pocancy pouvait fort bien s'y être trouvé sur le chemin de Sa Majesté. Le Roi fit une figure que

je lui connais et qui est dangereuse à ceux qui l'encourent, car elle marque pour eux le début de l'un de ces éloignements sur lesquels tout échoue à le faire revenir. Dès lors je jugeai M. de Pocancy perdu sans retour. Vous savez, ajouta Le Vraut, que leRoi,à cette époque, était sujet à de brusques désirs de femmes et qu'il les lui fallait satisfaire surle-champ. Nul doute qu'il n'en ait ressenti un de cette sorte pour la dame du balcon de Vircourt; il n'a pu le contenter, car il n'y avait pas moyen de faire arrêter le carrosse en pleine rue et d'éteindre les flambeaux. Il lui fallut à toute force passer outre et cette contrainte, mêlée à une humeur de jalousie contre le rival heureux qui était à la même fenêtre que l'inconnue, a été la cause, n'en doutez pas, de la rancune qu'a soufferte, sans s'en douter, le pauvre Pocancy dont le Roi n'avait point oublié la figure, car il n'en oublie aucune, et qu'il a reconnue en celle d'un homme, qui, tout désireux qu'il fût de lui plaire, lui avait déplu aussitôt. Tant, en toutes choses, conclut Le Vraut, nous dépendons de circonstances, petites en elles-mêmes, mais considérables par les conséquences qu'elles ont pour nous. »

Tel fut le récit de Le Vraut ; je le donne comme il me l'a fait. Puis il me parla encore avec regret de Mme de Pocancy et de n'avoir rien pu pour la continuer ici.

Novembre ijoy. — On a su la mort de M. le comte de Pocancy. Il était oublié, à ne point se souvenir qu'il eût épousé la fille de feu M. le maréchal de Manissart.

Ils avaient quitté la Cour après l'affaire désastreuse de la Courlandon. On n'entendait plus parler d'eux. Ils avaient là-bas une sorte de masure gothique qu'ils firent mettre à bas et reconstruire magnifiquement. M. LeLeur, l'architecte, en a fourni les plans, et La Baudelière en a dessiné les jardins. On dit que sa femme et lui passaient leur temps en vis-à-vis, vêtus de beaux habits et dans l'étiquette la plus étroite et la plus ridicule pour des gens qui ne sont plus de rien et n'ont jamais été grand'chose, sinon de bonnes gens, mais peu faits pour la Cour d'où ils avaient gardé pourtant une habitude qui leur faisait conserver, jusque dans leur solitude, un air d'ici. Il est mort sans laisser d'enfants. Sa femme avait été jolie, quoique contrefaite. Elle vit encore.

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