‹ Le bon vieux tempsChapitre 14 sur 26 · LE POINT CENTRAL · texte numérisé non relu

LE POINT CENTRAL

Il y a un point central, un point décisif. Le bon vieux temps et le temps actuel partent de là pour se séparer à jamais.

Le passé tout entier appartient à un principe : la confusion du temporel et du spirituel.

Le présent tout entier appartient — s'il d« meure conséquent — au principe opposé : la distinction du temporel et du spirituel.

Cette distinction commence par la liberté re-

ligicuse ; elle continue par Tincompétence reli- :gieuse de l'État qu'accompagne son corollaire, rincompéterice politique des Églises de Jésus- Christ.

Ce progrès est si fécond, que sans cesse il -enfante de nouveaux progrès.

Après rÉtat incompétent, vient l'État diminué, •c'est-à-dire le minimum de gouvernement, c'està-dire le libéralisme vrai. Toutes les bonnes indépendances, toutes les saines égalités sortent -de là. Inexprimablement soulagée de ce qui l'écrasait, Tâme humaine se met à croire librement, à vivre librement, à respirer librement.

Je n'aborde pas les problèmes irrésolus ; je laisse de côté la séparation de TÉgiise et de l'État ; ces questions, qui pour moi sont tranchées, demeurent en suspens pour quelques esprits.

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