‹ Le bon vieux temps; (volume 2)Chapitre 16 sur 51 · LE MONUMENT DE NELSON · texte numérisé non relu

LE MONUMENT DE NELSON

La nouvelle de la mort de l'amiral Kelson arriva à Montréal pendant l'hiver de 1805. Nos compatriotes d'origine anglaise résolurent de lui élever un monument sur une des places publiques. Un comité fut organisé pour obtenir des souscriptions et il ne tarda pas à obtenir la somme nécessaire. Les souscripteurs créèrent un comité composé de Sir Alexander McKenzie et de MM: Thomas Forsyth et John Gillespie qui se rendirent à Londres pour faire préparer les plans du monument. Les magistrats qui dirigeaient alors les affaires municipales de Montréal obtinrent du gouverneur en chef, Sir J. Craig, un lopin de terre à la tête de la Place du Nouveau Marché pour le site du monument.

La pierre angulaire fut posée le 17 août 1809.

Les ornements qui décoraient les panneaux sur les quatre faces du socle étaient ea pierre artificielle inventée par Coade et Sealy de Londres, qui exécutèrent eux-mêmes les magnifiques bas-reliefs, représentant les batailles navales auxquelles le héros avait assisté.

Le fût de la colonne a cinquante pieds de haut et cinq de diamètre. Le chapiteau est de l'ordre dorique. La statue de l'amiral Nelson a une hauteur de huit pieds. Le héros est dans l'attitude qu'il avait au moment où il a été tué pendant la bataille de Trafalgar. La statue est sculptée dans la même composition que les bas-reliefs. Les journaux du temps nous assurent que la ressemblance est des plus frappantes. (1)

(1) Les renseignements qui précèdent sont, en grande partie, extraits de Bosworth, Hochelaga Depicta. Plus tard, le 21 novembre 1893, la Patrie publia de nouvelles notes sur ce monument, alors que quelques jeunes gens avaient projeté de faire sauter la colonne dont la vue les offusquait. Voici les parties les plus intéressantes de cet article : Au mois de décembre 1805, la nouvelle arriva «à Montréal que Nelson était mort à la bataille de Trafalgar. On donnait, ce soir-là, un bal dans l'Excliange Coffee House, coin des rues Saint-Paul et Saint-Pierre. C'est pendant le souper que l'on apprit la mort du grand amiral et toute l'assemblée en fut fortement émue. Plusieurs dames mêmes se

Autrefois, le monument était entouré par huit canons plantés en terre par la culasse et reliés ensemble par des chaînes. Ils avaient été donnés par Sir Gordon Drummond, commandant en chef des forces de Sa Majesté en Canada.

Les bas-reliefs ne résistèrent pas au climat et en 1871 un plâtrier de cette ville, M. Baocerini, fut chargé de les refaire en ciment sur l'ancien modèle.

Le coût du monument, lorsqu'il fut fini, a été de £1,300 dont £523 pour la maçonnerie. Les ornements ont coûté £468,12, le dessin, les plans et devis £58.1 ; le grillage qui a disparu depuis 25 ans £66.18.11.

27 novembre 1884.

mirent à pleurer. Dans l'excitation du moment, le président proposa qu'un monument fut érigé à la mémoire de Nelson et l'on commença une souscription sur l'iunirc; dames et messieurs, Canadiens et Anglais s'empressèrent de donner leurs noms. La liste de souscriptions fut déposée au Palais de Justice où le public fut invité à aller s'inscrire. Ce ne fut qu'à la fin de 1806 qu'on jugea le montant souscrit suffisant. Au nombre des principaux souscripteurs Canadiens-Français, on remarquait : Le Séminaire de Montréal, $100 ; Ix)uis Chaboillez, $25 ; M. Blondeau, $10 ; J. Perrinault, $10 ; P. L. Panet, $30 ; M. de Longueuil, $15 ; C. de Lotbinière, $30 ; J. B. Raymond, $25 ; J. M. Mondelet, $10 ; Louis Charland, arpenteur, $25 ; Toussaint Pothier, $50 ; Joseph Lamotlie, $5 ; B. Gosselin, $5 ; S. de Beaujeu, $12 ; F. Desrivières, $25 ; J. LaCroix, $15 ; D. Rousseau, $10 ; Pierre Berthelet, $15 ; B. Beaubien, $11.25 ; J. P. Leprohon, $12 ; Louis Guy, $5.75 ; E. Deschambault, $5, etc.

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