Bonheur idéal
Tous soupirent après le bonheur, et la vie s’écoule à chercher celui que l’on a rêvé. Chacun se fabrique un bonheur idéal qui lui semble être le vrai et vers lequel il oriente sa vie.
Chercher ce bonheur dans le monde, c’est se tromper. Mettre ce bonheur dans la richesse, les honneurs, les plaisirs et les affections humaines : c’est s’illusionner un moment, pour constater bien vite que tout ce qui passe ne peut être l’idéal réel d’une âme faite pour les choses éternelles.
Quand on aime Jésus, on ne peut s’élever plus haut dans les espérances du bonheur. Quand on fait de Jésus son unique ambition et sa passion divine, on ne peut vivre davantage d’une réalité de bonheur qui soit plus pleinement l’expression de l’idéal que l’on a entrevu.
En effet, que peut-il manquer à celui qui aime Jésus, puisque Jésus est tout, et que L’aimer c’est Le posséder, et Le posséder c’est en jouir divinement ? Comment imaginer un bonheur supérieur à celui qui découle de l’amour de Jésus, puisque tous les autres vrais bonheurs de la terre prennent leur source en lui et n’en sont que de faibles rayons ?
Ah ! je comprends qu’aimer Jésus, c’est déjà le ciel ; qu’être heureux du bonheur que procure l’amour de Jésus, c’est déjà goûter par anticipation les joies pures et enivrantes du Paradis.
O Jésus, j’ai trouvé en Vous le bonheur. Je ne veux plus aimer que Vous, puisque Vous seul pouvez me rendre heureux.