‹ Le bonheurChapitre 24 sur 24 · L.e bonheur dans la vision de Jésus · texte numérisé non relu

L.e bonheur dans la vision de Jésus

Quand pour nous tout aura disparu de la terre et des créatures, nous entrerons dans une autre vie où tout est éternel. Le bonheur parfait, que nous avons cherché ici-bas, nous le trouverons là-haut et nous en jouirons sans fin.

Le Jésus en qui nous aurons cru, nous Le verrons tel qu’il est. Le Jésus en qui nous aurons espéré, nous Le posséderons sans fin. Le Jésus que nous aurons aimé, nous en jouirons dans des délices d’inexprimable suavité.

En entrant dans la béatitude, Jésus dardera sur nous les rayons éblouissants de sa divine splendeur. Nous Le verrons à découvert, nous Le contemplerons dans toute sa gloire, nous serons fascinés par la sublime majesté de ses perfections infinies.

Toutes nos aspirations de bonheur prendront fin. Nous n’aurons plus rien à désirer. Nous serons subjugués par la vision de l’éternelle beauté de Jésus. Nous ne pourrons plus en détourner nos regards et nous jouirons, sans jamais nous lasser, de cette contemplation extatique qui fait du séjour des bienheureux l’éternelle patrie du bonheur.

N’attendons pas le ciel pour ne voir que Jésus. Fermons nos yeux sur les vanités du monde et les mille riens de la vie ; fixons nos regards sur Jésus, ayons-Le sans cesse devant les yeux, attachons-y notre cœur et vivons uniquement préoccupés de L’aimer et de Le servir fidèlement.

Tout le bonheur est là, celui du temps et celui de l’éternité.

La vie du temps est faite de joies et de peines. Lorsqu’on sert et aime Jésus, on est heureux; lorsqu’on perd Jésus par ses infidélités, on est malheureux.

La faiblesse de notre nature, en nous éloignant de Jésus, nous prive du bonheur que l’on ne peut trouver qu’en Lui. Mais une fois que nous jouirons de la possession parfaite de Jésus, nous serons fixés dans un bonheur sans limites et sans fin.

Arrivés au terme de notre destinée, nous n’éprouverons plus aucun besoin ni aucun désir. Toutes nos capacités de jouissance seront remplies. Notre esprit sera baigné dans la lumière éclatante de la vérité ; notre cœur sera submergé dans les ineffabilités de la charité ; notre volonté sera confondue avec la volonté divine ; tout notre être adhérera indissolublement à la Divinité.

Dans cette possession enivrante de Jésus, nous goûterons un repos inaltérable. N’ayant point été créés pour une autre fin que celle de la possession éternelle de Dieu, nous serons établis dans une immutabilité de bonheur qui atteindra presque les limites de l’infini.

Oh ! comme nous devons soupirer après ces joies ineffables de l’éternelle Patrie ! Gomme toutes les joies mesquines de la terre s’évanouissent devant cette félicité qui nous attend dans le sein de Dieu ! Dès cette vie rendons notre union avec Jésus la plus étroite possible, pour préparer celle du ciel où nous serons absorbés en Lui dans les siècles des siècles.

Aimer, c’est goûter au bonheur. Aimer saintement, c’est posséder le bonheur. Aimer Jésus uniquement, c’est s’identifier avec le bonheur.

Le ciel, c’est l’amour ; parce que le ciel, c’est Jésus et que Jésus, c’est l’amour. Aimer Jésus comme on L’aime au ciel, c’est jouir de Lui dans les splendeurs de la vision béatifique et dans la possession parfaite de son adorable Personne : trois béatitudes qui n’en font qu’une. Car on ne peut devenir l’élu du Paradis sans Le voir, ni Le j voir sans Le posséder, ni Le posséder sans L’aimer, ni L’aimer sans être heureux.

Tout est là, au ciel et sur la terre : connaître Jésus, aimer Jésus et Le posséder sans fin. Il n’y a pas d’autre conception du bonheur.

Faisons-en notre boussole pendant la vie. Orientons constamment notre âme vers les joies éternelles. Et puisons en l’amour de Jésus toutes les grâces du temps et toutes les gloires de l’éternité.

Ciel ! Ciel ! Ah ! quel bonheur !

C’est Jésus !

De son amour je sens brûler mon cœur !

M. E. de la Croix

Paris. — Avec permission de l’Ordinaire.

Tous droits de traduction et de reproduction réservés.

Collection des 12 sujets en une pochette : 2.25 ; étr., 2.50 |

Six pochettes à la fois, 12.75 ; étranger, 14 fr.

La douzaine d’un même sujet, 1.65 ; étr., 1.90 Le cent varié , 10 fr. ; étr. , 11 fr. — Le mille, 90 fr. ; étr. , 98 fr.

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