SCÈNE XII
octave, à part.
C'est pour plaire à Jacqueline qu'il s'est fait si beau.
jadis, à Ociavc qui reste immobile.
Eh bien, jeune homme, vous n'entendez pas?
octave, rêveur.
Moi! pardon. ( S'apercevant que Jadis c^t tout près de Jacqueline , at> près du buffet, il court se mettre entre eux deux.) Que faut-il faire? JADIS, lui donnant une nappe.
Tenez, mettez la nappe... .Jacqueline disposera les couverts. (Tout en posant les couverts.) C'est cela. (AOctâte.) Vous vous placez dans le bout, et moi ici... à côté de Jacqueline...
OCTAVE
Ah ! vous vous mettez auprès de mademoiselle? jadis , avec bonhomie.
Oh! mon Dieu! oui... moi, je ne suis pas comme vous, je n'ai pas peur (l'une jolie fille. .Maintenant, il n'y a plus qu'à aller chercher les plats... Jacqueline, viens avec moi . tu m'aideras...
JACQUELINE, regardant Octave qui lui fait signe de n'y point aller.
Moi, monsieur Jadis, mais...
JADIS
Comment mais-.. (A part) Ah ça! tout à l'heure, elle se sauvait de lui, et maintenant c'est de moi qu'elle se sauve pour rester avec lui... Je n'y comprends plus rien. OCTAVE, vivement.
Si vous voulez, monsieur Jadis, je vous aidererai, moi.
JACQUELINE, de même. Monsieur Octave vous aidera.
JADIS, à Octave.
Vous m'aiderez. C'est bien aimable à vous. (A paît.) Je commence à croire qu'ils se moquaient de moi , avec leurs petits pois. (Hast.) Non, viens, toi, Jacqueline.
OCTAVE
Ma:I( moiselle est peut-être fatiguée...
JADIS
Ah où!... n'ayez pas peur, jeune homme, ça n'est pas un
voyage... il n'y a pas cent lieues, d'ici à ma cuisine; nous serons revenus avant un mois. Allons, viens, Jacqueline. (A Octave.) Vous, rangez les chaises. (Us sortent.)