‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 125 sur 179 · L. IV · texte numérisé non relu

L. IV

phénomènes de congélation plus fréquents et plus étendus dans le golfe d'Odessa ; toutefois ils ne paraissent pas y atteindre le même développement et la même fréquence que dans la mer d'Azow. En effet, il n'est pas rare que, plusieurs années de suite, la rade d'Odessa soit complètement prise; mais la nappe de glace ne ^»'étend jamais au point de ne pas permettre aux habitants d'apercevoir la mer dans le lointain; de plus, c'^tte nappe ne parait pas avoir assez de consistance l>our supporter le poids des chevaux ou d'autres anigXM'dux. Au reste, je ne crois pas que des mesures exactes ^ient été recueillies pour préciser l'épaisseur moyenne ei^^ la glace dans la rade d'Odessa.

A mesure que du golfe d'Odessa on s'avance à

I'r>ijest, le long du littoral occidental de la mer Noire,

!<?« j^hénomènes de congélation perdent de plus en plus

<lo leur extension et se réduisent, comme le long du

lîttOM'al de la Tauride, à des bandes de glace toujours

pl il 5^ ou moins étroites ou locales. D'après tous les ren-

^^^g'nements que j'ai pu me procurer sur les lieux

■^^^'ïTies, lors de mes navigations réitérées sur le Danube,

'**^* ^ CBn le remontant de son embouchure jusqu'à Vienne,

^oit en le descendant de cette capitale jusque dans

^ ■''•^er Noire, il paraîtrait que la glace, dans les pa-

» du littoral occidental de cette mer, n'atteint

^^•^^e presque jamais l'embouchure du Danube; en

^^^'*^^ que la congélation du fleuve près de Sulina ou

^ ÏCîlia est une chose excessivement rare, et n'a peut-

*^^ même jamais été parfaitement constatée de nos

En revanche, ces phénomènes s'opèrent d'une manière très- prononcée sur tout l'espace du fleuve compris entre Vienne et Galatz; et comme, malgré l'évidence du fait que personne n'ignore , c'est depuis peu seulement qu'ils sont devenus l'objet d'observations rigoureusement scientifiques ^ , je ne crois pas indignes de l'attention des physiciens les données que mon savant ami M. Haidinger a eu la bonté de me communiquer sur cet intéressant sujet.

Le cours inférieur du Danube, en raison de sa proximité de la mer Noire, étant pour nous un objet d'intérêt particulier, nous donnerons d'abord dans la Table suivante les observations qui se rapportent aux parages danubiens de Galatz.

1. M. Haidinger, directeur de Tlnstitut géologique impérial d'Autriche, a le mérite d'avoir donné la première impulsion à l'étude des phénomènes de congélation sur les grands cours d'eau de cet empire, et particulièrement sur le Danube. En 18/!t7, cet infatigable savant adressa aux différents employés riverains une série de questions relatives à cet objet. M. le professeur Arenstein, à Pesth, fut au nombi*e de ceux qui répondirent avec le plus d'empressement et d'habileté. \\ envoya une suite de Tables où se trouvent consignés , d'après une méthode fort ingénieuse, l'étendue occupée par la glace sur le Danube, dans les parages de Pesth, l'épaisseur de la glace, les différents niveaux du fleuve et la rapidité du mouvement des glaçons, le tout accompagné d'observations thermométriques. Ces précieuses données, insérées successivement dans les Mémoires de l'Académie de Vienne, furent réunies dans une brochure qui parut en 1850, sous le titre de : BeohachUing>n liber die Eisverhà Unisse der Donau, von iSil bis 1850. M. de Forg;^tch a également fourni quelques données fort intéressantes sur les phéno* mènes de congélation du Danube; elles se trouvent insérées dans les Berichte iiber die MiUheilungen von Freunden der Nainrwissenschaften^ publiés par M. HaidingfM*.

LE BOSPHOttE

TABLE lY. — ÛBSEnVATIONS sur LV congélation du DANUBE A vien.nb',

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