SCÈNE PREMIÈRE
PEYROLLES, MARTINE. Martine range précipitamment les brocs et les verres. Peyrolles se tient à la porto de gauche.
A quels sacripant avpz-.vous donc donné rendez-vous chez moi?
PEYROLLES, descendant en scène et montrant les six rapières accrochées
* au mur.
A des gens d’épée?
MARTINE
De sac et de corde, plutôt.
PEYROLLES
Pas de nouvelles encore du petit page de M. de Nevers?
MARTINE
De èe pauvre garçon que vous m’avez fait endormir au moyen de je ne sais quelle drogue mêlée dans son vin.
PEYROLLES
Il n’est pas revenu rapporter la réponse à la lettre...
MARTINE
Que vous lui ayez prise pendant qu’il dormait.
PEYROLLES
Oh! empruntée... empruntée seulement, dame Martine... je !a lui ai fidèlement remise dans sa poche.
Oui... après l’avoir lue... copiée même.
PEYROLLES
Y paraissait-il?
MARTINE
Non, est-ce que vous n’êtes pas un brin sorcier, M de Peyrolles ?
PEYROLLES
Je ne suis pas maladroit... voilà tout... (Allant à la porto de droite.) Que font mes braves?
MARTINE
Vos gibiers de potence? Us sont sous la tonnelle, jouant quand ils ne boivent pas, ou buvant quand ils ne louent
Tk I I 1 C •
PEYROLLES
J'en attends deux autres... les meilleurs, maître Cocardasse junior et Amable Passepoil, son prévôt.
MARTINE
Encore!...