‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 49 sur 129 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FLOR

Une mère! J’ai une mère?

PEYROLLES

Riche, noble, vous aurez un palais, des diamants, vous irez à la cour.

FLOR

A la cour !

PEYROLLES

Dans huit jours, nous serons à Paris.

A Paris!

PEYROLLES

Holà 1 quelqu’un pour appeler Staupilz et faire approcher les mules!

COCARDASSE, îi Passepoil.

Présent, M. de Peyrolles.

PEYROLLES

Vous n’êtes donc pas encore pendus, mes drôles.

COCARDASSE

Toujours le petit mot pour rire. Nous avons su que vous alliez retourner en France, les routes ne sont pas sûres, nous vous ferons escorte.

PEYROLLES

Jusqu’à la frontière seulement, amenez donc Staupitz.

PASSEPOIL

Tout de suite. (Ils sortent.)

PEYROLLES

Nous allons partir.

FLOR

Vous me laisserez au moins le temps de dire adieu à ceux qui étaient pour moi une famille.

PEYROLLES

Soit ! Mais fais vite.

PÉPITA

Tu pars?

FLOR

Oui, je vais en France, à Paris.

PÉPITA

Nous nous reverrons alors, on t’emmène ce soir. On m’enlève cette nuit.

FLOR

PÉPITA

PEÏROLLES.

Toi!

Silence !

Eh bien ?

PASSEPOIL

Les mules onl été prises.

PEÏROLLES.

Prises ! et Staupitz qui les gardait ?

COCAR DASSE.

Staupitz est mort.

PEÏROLLES.

Mort !

COCARDASSE

On l'apporte.

NATHANIEL

Voyez ! c’est bien l’homme qui était avec vous.

PEÏROLLES.

Oui, oui, c’est bien Staupitz. — Staupitz qui a été frappé comme les autres. La même main a porté le mémo coup !

COCARDASSE

Mille diables! Lagardère a passé par ici.

FLOR

Lagardère.

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