PROLOGUE
PASSEPOIL, l’imitant,
Honl hon!
TOUS
Qu’avez-vous donc ?
6TAÜPITZ.
On dirait que vous avez envie d’abandonner la partie.
COCARDASSE
Sandiou ’ mes mignons, on ne se tromperait guère.
PASSEPOIL
Nous avons vu le duc de Nevers à Paris. C’est un gaillard qui vous taillera des croupières 1
TOUS, se récriant.
A nousl
COCARDASSE
Vous n’avez donc jamais entendu parler de la botte de Nevers!
STAUPITZ
Fadaises que ces bottes secrètes I
TOUS
Oui, oui.
COCARDASSE, fièrement.
Capédédiou ! je crois avoir bon pied, bon œil... et bonne
S arde, mes mignons ! et cependant j’ai été touché trois fois e suite, là, en plein front dans ma propre académie!
PASSEPOIL
Dans notre propre académie.
COCARDASSE
Il n’y a qu’un seul homme capable de tenir tête à Philippe de Nevers, l’épée à la main.
passepoil;
Un seul !
TOUS
Et cet homme?
COCARDASSE
C’est le petit Parisien, c’est le chevalier Henri de Lagardère. (Los spadassins se regardent entre eux; moment do silence.)
STAUPITZ
Celui qui tua les trois prévôts flamands sous les murs de Sentis !...
COCARDASSE
Il n’y a pas deux Lagardère ! Mais attention, voici M. de Peyrolles, le factotum ae M. le prince de Gonzague! Messieurs, la botte do Nevers vaut de l’or, laissez agir mon noble ami et moi, et quoi que nous disions à ce Peyrolles , appuyez-nous; et ceux qui ce soir n’auront pas le cuir troué
par l’épée de Philippe de Nevers auront assez d’argent pour vider une futaille a la mémoire des défunts.
TOUS
Approuvé 1