LA SOLLICITEUSE
Dix mille livres.
GONZAGUE, bas.
Les voilà lancés. (Haut.) Peyrolles, adjugez à madame, il faut être galant; mais vous ne céderez plus maintenant une seule place à moins de vingt mille livres.
TOUS
Vingt mille livres !
fiONZAGUE.
C’est à prendre ou à laisser.
TOUS
Nous prenons, nous prenons...
CHAVERNT.
Pour vingt mille livres, et ils hésitaient à en donner cinq cents.
PEYROLLES
.Faites-vous inscrire alors et payez. (La fouie remonte et entoure Peyrolles et les secrétaires qui inscriront et reçoirent l’or.)
NAVAILLES
C’est ici le Pactole.
CHAVERNT.
Hum 1 ce n’est pas vendu, c’est donné... quel dommage, cousin, que tu n’aies plus de cases à louer.
COCARDASSE, bas à Passepoil.
Il a raison, ces poules auraient donné toutes leurs plu* mes...
GONZAGUE
A mesure que l’espace manque... la fièvre augmente... mais il ne me reste plus rien... non, rien...
CHAVERNY
Cherche bien.
GONZAGUE
Ah I si fait. (Riant.) J’ai encore une place à louer.
TOUS
Ah I laquelle ?
GONZAGUE, riant plus fort.
La niche de Médor, de mon chien.
TOUS, riant.
Ah 1 ah I
PREMIER SOLLICITEUR
Je l’ai vue, elle est très-habitable.
GONZAGUE
Mais je ne la céderai pas à moins de dix mile écus.
NAV AILLE, riant.
Une niche de chien !
UN BOSSU, perdant la foule.
Je prends la loge du chien pour trente mille livres.