‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 52 sur 129 · LA SOLLICITEUSE · texte numérisé non relu

LA SOLLICITEUSE

Dix mille livres.

GONZAGUE, bas.

Les voilà lancés. (Haut.) Peyrolles, adjugez à madame, il faut être galant; mais vous ne céderez plus maintenant une seule place à moins de vingt mille livres.

TOUS

Vingt mille livres !

fiONZAGUE.

C’est à prendre ou à laisser.

TOUS

Nous prenons, nous prenons...

CHAVERNT.

Pour vingt mille livres, et ils hésitaient à en donner cinq cents.

PEYROLLES

.Faites-vous inscrire alors et payez. (La fouie remonte et entoure Peyrolles et les secrétaires qui inscriront et reçoirent l’or.)

NAVAILLES

C’est ici le Pactole.

CHAVERNT.

Hum 1 ce n’est pas vendu, c’est donné... quel dommage, cousin, que tu n’aies plus de cases à louer.

COCARDASSE, bas à Passepoil.

Il a raison, ces poules auraient donné toutes leurs plu* mes...

GONZAGUE

A mesure que l’espace manque... la fièvre augmente... mais il ne me reste plus rien... non, rien...

CHAVERNY

Cherche bien.

GONZAGUE

Ah I si fait. (Riant.) J’ai encore une place à louer.

TOUS

Ah I laquelle ?

GONZAGUE, riant plus fort.

La niche de Médor, de mon chien.

TOUS, riant.

Ah 1 ah I

PREMIER SOLLICITEUR

Je l’ai vue, elle est très-habitable.

GONZAGUE

Mais je ne la céderai pas à moins de dix mile écus.

NAV AILLE, riant.

Une niche de chien !

UN BOSSU, perdant la foule.

Je prends la loge du chien pour trente mille livres.

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