‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 57 sur 129 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, moins COCARDASSE, PASSEPOIL et PEYROLLES.

CHAVERNY, regardant sortir Cocardasse et Passepoil.

Je les trouve un peu rudes avec leur ami, A quelle occasion le cher cousin a-t-il pu se servir de semblables drôles? car ce n’est pas Peyrolles qui les connaît, c’est lui.

GONZAGUE

Messieurs, vous savez que vous êtes convoqués, ce soir, à huit heures à l’hôtel de Gonzague.

NA VAILLES.

Oui, il est question, je crois d’un conseil de famille.

GONZAGUE

Mieux que cela, messieurs, d’une assemblée solennelle, d’un tribunal où son Altesse Royale le Régent se fera représenter par le vice-chancelier d’Ârgenson.

CHAVERNY

Peste ! s’agit- il donc de la succession à la couronne?

- GONZAGUE

Marquis, nous parlons de choses sérieuses. Vous allez avoir à me prouver votre dévouement, messieurs.

NAVAILLES

Vous voulez dire notre reconnaissance, monseigneur, car nous sommes vos obligés.

GONZAGUE

Ah 1 Navailles, votre terre de Chaneilles qui avait été conlisquée sous le feu roi, va vous être rendue. J’ai la promesse de l’abbé Dubois.

NAVAILLES

Et c’est encore à vous que je devrai cela.

GONZAGUE

Je vous ai fait convoquer, vous Navaillcs et C en qualité de parents de Nevers. Vous, Taranne c comme mandataires des deux Chalellux.

CHAVEBNY.

Si ce n’est la succession de Bourbon, ce sera dor cession de Nevers qui sera sur le lapis.

GONZAGUE

Oui...

NAVAILLES

Vous pouvez compter sur nous.

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