PLOR
Oui.
GONZAGUE
Quand ?... Où cela?
FLOR
D’abord, il y a six mois à Ségovie ; et puis...
GONZAGUE
Et puis ?
FLOR
Cela vous intéresse donc ce que je vous dis là ?
GONZAGUE
Tout ce qui vous touche m’intéresse, mon enfant, voyons, celle amie... cette petite Blanche... était-elle orpheline aussi comme vous ?
Oui, orpheline.
GONZAGUE
Espagnole ?
FLOR
Non, Française.
GONZAGUE
Française ! Et qui prenait soin d’elle ?
FLOR
Une vieille femme.
GONZAGUE
Oui, mais qui payait la duègne ?
FLOR
Un gentilhomme.
GONZAGUE
Français aussi ?
FLOR
Oui, Français.
GONZAGUE, vivement.
Elle nom de ce gentilhomme?
FLOR, après un moment d'hésitation.
Je l’ai oublié, (a part.) Lagardère est proscrit.
GONZAGUE
C’est fâcheux, un gentilhomme français, établ gne, ne peut élre qu’un exilé... il y en a malhet beaucoup. Vous n’avez pas d’amis de votre àgi disais déjà : J’ai du crédit... je ferai gracier le gi qui ramènera la jeune fille, et ma chère petite 1 ne sera plus seule.
FLOR
vous êtes bon. J’ai revu Blanche à Paris.
Ah
GONZAGUE
Blanche est à Paris ?
FLOR
Oui; tout à l’heure je me disputais avec la te dame Angélique, qui m’empêchait d’ouvrir les carrosse. Je voulais entrevoir au moins le Pala Au détour d'une petite rue, le carrosse frôiait le J’entendis chanter dans une salle basse. J’avais voix... Je soulevai le rideau... Blanche était à la la salle basse. Je poussai un cri, je voulus desce madame Angélique fut plus forte et me retint.
Une rue près du Palais-Royal ? reconnaîtriez rue?
FLOR
Certes. Puis madame Angélique m’a dit que c’ du Chantre... Mais qu’écrivez-vous donc sur vos
GONZAGUE
Ce qu’il faut pour que vous puissiez revoir voti
FLOR
Merci...
DAME ANGÉLIQUE, rentrant.
Tout est prêt chez mademoiselle.
GONZAGUE
Allez, mon enfant, avant une heure vous v< mère.
Que lui dirai-je ?
FLOR