‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 7 sur 129 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

PEYROLLES

Que VOUS importe? (Même jeu.)

COCARDASSE, descendant.

Péeaïre, vous ne m’aviez pas dit que ce visiteur do nuit n’est autre que le prince Philippe de Lorraine, duc de Nevers, qui est la première lame de France et de Navarre.

Vous serez huit contre lui.

COCARDASSE

Pour commencer la chose... oui, mais qui sait s’il en restera seulement un pour la finir?

PEYROLLES

Allons donc 1

COCARDASSE

Hon! du moment qu’il s’agit de M. de Nevers.

PEYROLLES

Vous hésitez?

COCARDASSE

Non, je refuse. Je ne sais si mon petit prévôt Passepoil sera plus entreprenant que moi.

PASSEPOIL

Je repars.

PEYROLLES

Vous voulez rire, mes drôles! si la besogne est plus rude on payera plus cher, voilà tout.

COCARDASSE

Avec les gens d’esprit on s’entend toujours.

PASSEPOIL

On s’entend toujours.

COCARDASSE

De quelle somme était-on convenu?

STAUPITZ

Douze cents pauvres pistoles.

COCARDASSE

J’en veux deux mille... hum... deux mille... Est-ce ossez, ma caillou?

PASSEPOIL

Non.

COCARDASSE

Le petit a dit non.

PEYROLLES

Trêve de verbiage... que voulez-vous?

COCARDASSE

Trois mille pistoles.

Accordé 1

PEYROLLES

LE HOSSU.

Est-ce assez, ma caillou?

PASSEPOIL

Oui.

COCARDASSE

Lé petit a dit oui.

PEVROLLES.

C’est heureux.

COCARDASSE

Marché conclu.

PEYROLLES

Touchez-là. (Cocardassc regarde la main sans la prendre; puis il frappe sur la poignée do son épée ; mouvement de Foyrolles.)

COCARDASSE

Voilà le tabellion qui me répond de vous, mon bon. (a io

salue avec affectation; tous l'imitent.)

PEYROLLES, prêt il sortir.

Si vous le manquez, rien de fait.

COCARDASSE

Cela va sans dire. (Peyrolles sort, tout le monde part d’on grand éclat do rire.) Du vin ! à DOire! (staupitz, Pinto et Faënza ont accompagné Peyrolles jusqu’à la porte, en faisant forcé saints ironiques.)

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