‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 80 sur 129 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

flou.

Fais-lc appeler, qu’il vienne à l'instant.

BLANCHE

Tonio, mon ami est dans sa chambre, pric-le de descendre. (Il monte Si gauche.)

FLOR

Ouf!... je ne peux plus respirer... J’ai tant couru!... J'avais si peur d’être aperçue, suivie... Pour qu’on ne pût soupçonner mon départ de la maison de la rue Saint-Magloire, j’avais fermé en dedans la porte de ma chambre. On m’y croira donc toujours, et c’est par la fenêtre que j’ai sauté dans le jardin .

BLANCHE

Ah!

FLOB.

Un petit entre*sol... ce n était rien... j’aurais sauté d’un troisième, s’il l’avait fallu.

Mon Dieu!... pourquoi? (a Tonto qui redescend.) Eh bien?

TONIO

11 n’y a plus personne, le maître est parti.

FLOR

Parti!... mais il est perdu, alorsl...

BLANCHE

Perdu, lui...

FLOR

Chut!... Renvoie ce garçon, qu’il veille au dehors et qu’il accoure nous prévenir s’il voit quelqu’un se diriger vers cette maison.

BLANCHE

Tu as entendu, Tonio.

TONIO

Oui, senora... Je vas veiller dehors, (a pan.) jusqu’au bout de la rue pour voir au moins l’illumination du palais, (il son

et ferma la porte.)

BLANCHE

Nous voilà seules... parle, parle... quel nouveau danger nous menace?

FLOR

Tu avais raison, Blanche, quand lu me disais que lu avais un ennemi terrible, implacable : cet ennemi, je le connais à présent et c’est par moi, comprends-ln, par moi, qu’il a appris ta présence à Paris : oh! j’en suis sur, c’est toi qu’il

poursuit et qu’il veut perdre... Tu dois aller ce soir au bal du Régent, n’est-ce pas? '

BLANCHE

Oui.

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