‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 91 sur 129 · I.E BOSSU, tirant sa montre · texte numérisé non relu

I.E BOSSU, tirant sa montre

Monseigneur, M. de Lagardère m’attend hors Paris, sur une roule que je n’indiquerai pas, dussiez-vous me faire donner la question... Dix heures vont sonner... Si M. de Lagardère ne reçoit de moi aucun message avant onze heures, son cheval galopera vers la frontière... il a des relais et votre police n’y pourra rien...

LE RÉGENT

Vous serez otage.

— Oh! pour peu que Votre Altesse tienne à me garder, je suis tout à ses ordres. (Un secrétaire parait à gauche et s’incline comme pour attendre un ordre.)

LE RÉGENT, au secrétaire.

Descendez-moi, je vous prie un sauf-conduit tout scellé et contresigné en blanc. (Le secrétaire sort.) Ce {chevalier de Lagardère traite avec moi de puissance à puissance... il m’envoie un ambassadeur.

Bien humble, monseigneur 1

LE RÉGENT

Combien de temps lui faut-il pour venir?

Deux heures.

* LE RÉGENT

C’est au mieux... 11 servira d’intermède entre le ballet et

le SOUper. (Le secrétaire rentre apportant le sauf-conduit.)

LE RÉGENT, signant.

M. de Lagardère n’avait point commis de ces fautes qu'on ne puisse pardonner. Voici le sauf-conduit... prévenez M. de Lagardère que toute violeuce de sa part rompra l’effet de ce parchemin.

Le temps des violences est passé... M. de Lagardère n’a plus d’ailleurs qu’un coup à frapper... Il avait dit aux meurtriers : Vous mourrez tous de ma main! (Ils étaient huit.)... Le chevalier en avait reconnu six et ceux-là sont morts.

LE RÉGENT

De sa main ? (Le Bossu s’incline.)

LE RÉGENT

Et les deux autres?

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