‹ Le bossu, ou, Le petit parisien [microforme]Chapitre 7 sur 18 · L. bottes furieuses qu'il avait poussées au hasari, de · texte numérisé non relu

L. bottes furieuses qu'il avait poussées au hasari, de

it de lui. Il

Son épée aurait pu...

saire, et lui rieuse viva-

-Chevalier, dit-il, vous êtes fou, comme moi et rain. Lee

: : 1:'épée tomns, Je vois l :

e rompit,et

tant d’autres, mais fou d'honneur, fou de va:l- “lance. On viendrait me dire que vous vous êtes

: D vendu au marquis de Caylus, sur ma parole, je et sans a Œne le croirais pas.

Bis MS M Bien obligé, fit le Parisien qui soufflait comut à Dors “he un cheval Vainqueur après Ja course, quelle ait: : “Lrèle de Coups ! Vous êtes un moulin à estoca- RUE les, monsieur le duc.

Pere Rendez-moi ma fille !

Nevers, disant cela, voulut eau. Mais Lagardère lui raba tit coup sec.

—Doucement! fit:il ; vous alle ous !

ntit accul' ui montaits ngtemps à!

n, voilà di

soulever le manttit la main d'un

z me la réveiller,

—M'apprendrez-vous du moins ?..

— Diable d'homme! il ne v arler, le voilà naaïntenant er à lui conter des histoires. Embrassez-moi ce- » père, voyons légèrement, bien légèrement.

Nevers machinalement fit comme on lui diit.

2e oulait pas me laisser

Hs reculer qui prétend me forlus recule

détresse qui

e à bout den

fendre lei, Avez-vous quelquefois vu en salle un tour Fa es + 'AN ATmMES Pareil ? demanda Lagardère avec un tre enfan ur Grgtell -

?; Soutenir une attaque à fond, l’at-

taque de Nevers, de Nevers en colère, sans rip ter une seule fois, avec un enfant endormi de les bras, un enfant qui ne s’éveille point ?

—Au nom du ciel !.… supplia le jeune duc.

—Dites au moins que c'est un beau trava Tête-bluu! je suis en nage. Vous voudriez b savoir, pas vrai? Assez d’embrass.des, pap laissez-nous, maintenant. Nous sommes déjà vieux amis nous deux, la minette et mo:. Je; ge cent pistoles, et du diable si je les ai! qu’ va me sourire en s'éveillant.

Il la recouvrit du pan de son manteau, avec soin et des précautions que n’ont certes pas ti jours les bonnes nourrices. Puis il la dép:

dans le foin, sous le pont, contre le rempart.

—Monsieur le duc, ajouta-t-il en reprenant t à coup son accent sérieux et mâle ; je répo de votre fille sur ma vie, quoi qu'il arrive. faisant, j'expie autant qu'il est en moi le t d’avoir parlé légèrement de sa mère, qui est ! belle, une noble, une sainte femme !

—Vous me ferez mourir, gronda Nevers, était à la torture ; vous avez donc vu Auror

—Je l’ai vue.

—Où cela ?

—Ici, à cette fenêtre.

—Et c’est elle qui vous a donné l’enfant !

—C’est elle qui a cru mettre sa fille sous protection de son époux.

—Je m'y perds !

—Ah! monsieur le duc, il se passe ici d’étr ges choses ! Puisque vous êtes en humeur de taille, pous en aurez, Dieu merci! tout à l’he à cœur joie.

—Une attaque? fit Nevers.

Le Parisien se baïssa tout à coup et rap} cha son oreille de la terre.

J'ai cru qu'ils venaient, murmura-t-il er relevant, -De qui parlez-vous ?

—Des braves qui sont chargés de vous assassiner,

sans ripos-

dormi dans

int ?

ne duc.

au travail!

udriez bien des, papa!

mes déjà de 10:. Je gaai! qu’elle

['raconta en peu de mots la conversation qu'il iVait Surprise, son entrevue avec M. de Peyrolset un inconnu, l'arrivée d'Aurore, et ce qui Sen était suivi, Navers l'écontrit stupéfait, De sorte que, acheva Lagardère, j'ai gagné ce oir mes cinquante pistoles sans aucunement ine déranger,

Ce Poyrolles, disait M. de Nevors en se par-

au, Avec Un es pas toula déposa mpart.

renant tout je répond: arrive. Ci moi le tort hs qui est un

lant à lui-même, est l'homme de confiance de Philippe de Gonzague, mon meilleur ami, mon irère, qui est présentement dans ce château pour Line servir !

Je n'ai jamais eu l'honneur de me rencontrer avec M. le prince de Gonzague, répondit Lagardére ; je ne sais pas si c'était lui.

Lui! se récria Nevers : c’est impossible! Ce Peyvroiles a une figure de scélérat ; il se sera ah acheter por le vieux Caylus.

Lagardère fourbissait paisiblement son épée le pan de sa jaquette.

Ce n'était pas M. de Caylus, dit-il ; c'était un jeune homme, Mais ne nous perdons pas en “uppositions, monsieur le duc ; quel que s ‘it le nom de ce misérable, c'est un gaillard habile, ses nesures étaient prises admirablement : il se.vait "Squ'à votre mot de passe, (est à l'aide de ce MO que J'ai pu tromper Aurore de Caylus. Ah!

le-là vous aime, entendez-vous! et J'aurais ul baiser Ja terre à ses pieds pour faire péhitence de mes fatuités folles. Voyons, n’ai-je plus rien à vous dire ? Rien, sinon qu'il &

Nevers, qui yu Aurore

p et rappro

paquet scellé sous la pelisse de l'enfant ; Son: te de naissance et votre acte de mariage, — À ah! ma belle! fitil.en admirant son épée four qui semblait attirer tous les pâles rayons épe dans la nuit, et qui les renvoyait en une gerbe fugitives étincelles, voici notre toilette achev Nous avons fait assez de fredaines, nous allo nous mettre en branle pour une bonne aause, m demoiselle... et tenez-vous bien !

Nevers lui prit la main.

—Lagardère, dit-il d’une voix profondéme émue, je ne vous connaissais pas, Vous êtes 1 noble cœur,

—Moi, répliqua le Parisien en riant, je n° plus qu’une idée, c'est de me marier le plus t possible, afin d’avoir un ange blond à caressn Mais chut!

Il tomba vivement sur ses genoux.

—Cette fois, je ne me trompe pas, reprit-il,

Nevers se pencha aussi pour écouter.

—Je n'entends rien, dit-il.

—C'est que vous êtes un duc, répliqua le Par sien,

Puis il ajouta en se relevant :

—On rampe là-bas, du côté du Hachaz, et ic vers l’ouest,

—Si je pouvais faire savoir à Gonzague gn qu: état je suis, pensa tout haut Nevers, nous au rions une bonne épve de plus.

Lagardère secoua la tête.

—J’aimerais mieux Carrigue et mes gens ave leurs carabines, répliqua-t-il.

Il s'interrompit tout à coup pour demander :

—Etés-vous venn seul ?

—Avec un enfant, Berrichon, mon page:

—Je le connais ; il post leste et adroit. S'i était possible de le faire venir.

t; son acge. — Ah!

pée fourbie

ÿons épars !

ne gerbe de te achevée ous allor

aause, ma

fondément us êtes un

nt, je n'a:

e plus tôt

Nevers mit ses doigts entre ses lèvres, et donna un coup de sifflet retentissant ; un coup de sifflet pareil lui répondit derrière le cabaret de la ‘ Pomme d'Adam.”

La question est de savoir, murmura Lagar-

dère, s’il paurra parvenir jusqu’à nous,

à caresser, |

rit-il,

a le Pari

az, et ici, À

ue gn quel À

nous au

gens ave 1ander :

re.

oit. S'i

Il passerait par un trou d’aiguille! dit Novers,

L'instanñt d’après, en effet, on vit apparaître le page au haut de la berge.

C'est un brave enfant ! s'écria le Parisien qui s'avança vers lui. Saute ! commandat-il,

Le page obéit aussitôt, et Lagardère le reçut dans ses bras.

-Faites vite, dit le petit homme ; ils avancent là-haut. Dans uge minute, il n’y aura plus ‘le passage.

--Je les croyais en bas, répartit Lagardère étonné,

— 1 y en a partout !

Mais ils ne sont que huit ?

Ils sont vingt pour le moins. Quand ils ont VU que vous étiez deux, ils ont pris les contrebandiers du Mialhat.

—Pah! fit Lagardère, vingt ou huit, qu’importe ? Tu vas monter à cheval, mon garçon :

£tnes gens sont là-bas au hameau de Gau. Une

lemi-heure pour aller et revenir. Marche !

Il le saisit par les jambes et l’enleva. L'enfant * roidit et put saisir le rebord du fossé. Quel- ‘ues secondes s’écoulèrent puis un coup de sifflet annonça son entrée en forêt.

—Que diable! dit Lagardère, nous tiendrons bien une demi-heure, s'ils nous laissent élever nos fortifications. =

—Voyez! fit le jeune duc en montrant du doigt

un objet qui brillait faiblement de l’autre du pont.

—C'est l'épée du frère Passepoil rn coquin æneux, qui ne laisse jamais de rouille à sa la

‘ocardasse doit être avec lui. Ceux-là ne m’a. queront pas. Un coup de main, s’il vous pl monsieur le duc, pendant que nous avon temps.

Il y avait au fond du fosst, outre les bottes foin éparses ou accumulées, des débris de to sorte, des planches, une charrette à demi char que les faucheurs avaient laissée lors de la desc te de Carrigue et de ses gens.; Lagardère et |

vers, prenant la charrette pour point d'appui l’endroit où dormait l'enfant pour centre, imp visèrent Jlestement un système de barricades, à de rompre au moins le front d'attaque des saillants.

Le Parisien dirigeait les travaux. Ce fut citadelle bien pauvre et bien élémentaire, m. elle eut du moins ce mérite d ‘être batie en u minute. Lagardère avait amassé des matéria çà et là ; Nevers entassait les bottes de fc servant de fascines. On laissait des passag pour les sorties. Vauban eût envié cet improm tu de forteresse.

Une demi-heure! il s'agissait de tenir une den heure !

Tout en travaillant, Nevers disait

-—Ah çà! bien décidément, vous allez do vous battre pour moi, chevalier’ ?

—Et comme il faut, monsieuz le duc ! Po vous un peu, énormément pour la petite fille !

Les fortifications étaient achevées. Ce n’éta rien ; mais dans ces ténèbres cela pouvait en barrasser gravement l'attaque. Nos deux assi

l’autre côté

1 coquin soi-

e à sa lamc.} à ne m’atta- è vous plait,Bs

es bottes cle

s de tout:

emi chargés É

de la descen rdère et N d'appui

atre, impro-ls icades, afin# que des all

Ce fut une

taire, maisk

tie en une

matériau x

tes de foin S passages ; improm)

* une demi-

allez donc

ic ! Pour te fille ! À Ce n’étai uvait en

lenx assié-bs

gés comptaient là-dessus, mais ils comptaient encore plus sur leurs bonnes épées.

—Chevalier, dit” Nevers, je n’oublierai pas cela. C'est désormais entre nous à la vie, à la mort!

Lagardère lui tendit la main ; le duc l’attira contre sa poitrine et lui donna l’accolade.

—Frère, reprit-il, si je vis, tout sera commun entre nous, si je meurs...

—Vous ne mourrez pas! interrompit le Parisien.

—Si je meurs. répéta Nevers.

—Eh bien, «ur ma part de paradis, s’écria Lagardère avec émotion, je serai son père !

Ils se tinrent un instant embrassés, et jamais deux plus vaillants Cœurs ne battirent l’un sur l’autre. Puis Lagardère se dégagea.

—A nos épées, dit-il ; les voici !

Des bruits sourds s’étendirent dans la nuit. Lagardère et Nevers avaient l'épée nue dans la main droite, leurs mains gauches restaient unies.

Tout à coup, les ténèbres semblèrent s’animer,

un grand cri les enveloppa. Les assassins fondaient sur eux de tous les côtés à la fois.

BATAIELE

NS

La =

Ils étaient vingt pour le moins : le Pège n’a vait point menti. Il y avait là, non seulemen des contrebandiers du Mialhat, mais une demi douzaine de bandouliers récoltés dans la vallée C’est pour cela que l’attaque venait si tard.

M. de Peyrolles avait rencontré les estafiers e embuscade. À la vue de Saldagne, il s’étai grandement étonné.

—Pourquoj n’es-:u pas à ton poste ? lui de manda-t-if

—AÀ quel poste ?

—Ne t’ai-je pas parlé tout à l’heure dans 1 fossé ?

—AÀ moi ?

—Ne t’ai-je pas promis cinquante pistoles ?

On s’expliqua. Quand Peyrolles sut qu’il avai: fait un pas de clerc, quand il connut le nom d l’homme à qui il s'était livré, il fut pris d’un grande frayeur. Les braves eurent beau lui dir, que Lagardère était là pour attaquer lui-même et qu'entre Nevers et lui c'était guerre à mort Peyrolles ne fut point rassuré. Il comprit d’ins tinct l'effet qu'avait dû produire sur une âm loyale et toute jeune la soudaine découvert:

d’une trahison. A cette heure, Lagardère devai: être un allié du duc. A cette heure, Aurore de Caylus devait être prévenue. Car ce que Peyroi: les ne devina point, ce fut la conduite du Pari:

Pège n’a seulement une demi-

la vallée. # lard. 6 À jafiers en # il s'était

? lui de-

e dans Ie À

toles ?

w’il avait à nom de?

ris d’une À u lui dire M

lui-même, > à mort, rit d’insune âme

écouverte »

re devait urore de

le Peyroidu Pari- :

sien. Peyrolles ne put concevoir cette” témérité de se charger d’un enfant à l'heure du combat. Staupitz, Pinto, le Matador et Saldagne fu-

+ rent dépêchés en recruteurs. Peyrolles, lui, se chargea d’avertir son maître et de surveiller Au-

rore de Caylus. En ce temps, surtout vers les

- frontières, on trouvait toujours suffisante quan- - tité de rapières à vendre. Nos quatre prévôts re- : vinrent bien accompagnés.

Mais qui pourrait dire l'embarras profond, les

D} peines de conscience, les douleurs en un mot de : maître Cocardasse junior et de son ‘‘ alter ego,”

irère Passepoil !

C'étaient deux coquins, nous accordons cela, volontiers ; îls tuaient pour un prix ; leur rapière ne valait pas mieux qu’un stylet de bravo où qu’un couteau de bandit : mais les pauvres diables n’y mettaient point de malice. Ils gagnaient leur vie à cela. C'était la faute du temps

Het des mœurs bien plus encore que leur faute à

eux. En ce siècle si grand qu’illuminait tant d cloire, il n’y avait guère de brillant qu’une certaine couche superficielle, au-dessous de laquelle était le chaos.

Encore cette couche du dessus avait-elle bien des taches parmi ses paillettes et sur son brocart ! La guerre avait tout démoralisé, depuis le haut jusqu’au bas. La guerre était mercenaire au premier chef. On peut bien le dire, pour la plupart des généraux comme pour les derniers

dats, l'épée était purement un outil, et ja vaillance un gagne-pain.

Cocardasse et Passepoil aimaient leur petit Parisien, Quand l'affection naît dans ces cœdrs Pervertis, elle est tenace et forte. Cocardasse et Passepoil d’ailleurs, et à part cette affection dont nous savons l’origine, n’étaient nullement

incapables de bien faire. Il Y avait de b

germes en eux, et l'affaire du petit c -Phelin

l'hôtel ruiné de Lagardère n’était pas la se

bonne action qu’ils eussent faite en leur vie, hasard et par mégarde.

Mais leur tendresse pour Henri était leur m leur sentiment, et quoiqu'il s’y mêlât bien qu que peu d’égoïsme, puisqu'ils se miraient to deux dans leur glorieux élève, on peut dire q leur amitié n’avait point l'intérêt pour mobi Cocardasse et Passepoil auraient volontiers « posé leur vie pour Lagardère. Et voilà que

ï soir la fatalité les mettait en face de lui! P moyen de se;dédire ! Leurs lames étaient à Pe rolles qui les aveit payées. Fuir ou s’absten c’étaient manquer hautement au point d’ho neur, rigoureusement respecté par leurs pareils. Ils avaient été une heure entière sans s’adress la parole. Durant toute cette soirée, Cocarda AU | « Se ne jura pas une seule fois capédédiou ! | | Poussaient tous deux de gros soupirs, à l’uni | son. De temps en temps ils se regardaient d’1 air piteux. Ce fut tout. Quand on se mit « branle pour l'assaut, ils se serrèrent la ma: tristement. Passepoil dit :

— Que veux-tu ? nous ferons de notre mieux.

Et Cocardasse soupira.

— Ça ne se peut pas, frère Passepoil, ça ne : peut pas. Fais comme moi.

ê Il prit dans la poche de ses chausses le bouto i d’acier qui lui servait en salle, et l’adapta a bout de sn épée. :

Passepoil l’imita.

Tous deux respirèrent alors: ils avaient ] cœur plus libre.

Les estaficrs ot leurs nouveaux alliés s’étaien divisés en trois troupes. La première avait tout

Fe]

né les douves pour arriver du côté de l’ouest ; la sec.nde gardait sa position au-delà du pont ; la troisième, composée principalement de bandouliers et de contrébandiers conduits par Saldagne, …! devait attaquer de face, en arrivant par le petit escalier, Lagardère et Nevers les voyaient distinc-

uit de bons c.phelin de as la seule À ur vie, au

t leur meil-

bien quel tement depuis quelques secondes. Ils auraient pu aient tous compter ceux qui se glissaient le long de l’escat dire que lier our mobile,

— Attention ! avait dit Lagardère ; dos à dos, toujours l’appui au rempart. L'enfant n’a rien à craindre, il est protégé par le poteau du pont. Jouez serré, monsieur le duc ! Je vous préviens qu’ils sont capables de vous enseigner à vous-

lontiers ex ilà que ce lui ! Pas ient à Pey-

s'abstenir, À même votre propre botte, si, par cas, vous l’aint d’hon- dE vez oubliée. C’est encore moi, gronda-t-il avec s pareils. dépit, c’est encore moi qui ai fait cette sottises'adresser D ]à ! mais tenez-vous ferme, Quant à moi, j'ai la Cocardas- Peau trop dure pour ces épées de malotrus. ou ! Us Sans les précautions qu'ils avaient prises à la , à l’unis- D hâte, ce premier choc des estafiers eût été terriaient d’un À ble.

se mit en Ils s’élancérent e”. effet tous à la fois et tête t la main À haissée en criant :

À — À Nevers ! à Nevers !

e mieux. Et par dessus ce cri général, on entendait les

deux voix amies du Gascon et du Normand, qui , Ça ne se D éprouvaient une certaine consolation à consta-

D {or ainsi qu'ils ne s’adressaient point à leur anle bouton «ion élève.

dapta au Les estafiers n'avaient aucune idée des obsta- : Lies accumulés sur leur passage. Ces remparts, sui ont pu sembler au lecteur une pauvre et pué- L'ile ressource, firent d’abord merveille. Tous ces hommes à lourds accoutrements et à longues ravinrent donner dens les poutres et s’embarrasser parmi le foin. Bien peu arrivèrent jus-

vaient |:

; s'étaient

qu'à nos deux champions, et ceux-là en por rent la marque.

Il y eut du bruit, de la confusion ; en somt un seul bandoulier resta par terre. Mais la traite ne ressembla pas à l'attaque. Dès que gros des assassins commença x pilier, Nevers son ami prirent à leur tour l'offensive.

— J'y suis ! jy suis! crièrent-ils en mê temps.

Et tous deux se lancèrent en avant.

Le Parisien perça du premier coup un band:

lier d’outre en outre ; ramenant l'épée et ct pant à revers, il trancha le br-3 d’un contrebe dier ; puis, ne pouvant arrêter son élan, et ar vait sur le troisième de trop court,il lui écrasa crâne d’un coup de pommeau. Ce troisième ét:

l’Allemand Staupidz,qui tomba lourdement à renverse.

Nevers taillait aussi de son mieux. Ooutre partisan qu’il avait jeté sous les roues de charrette, le Matador et Joël étaient grièveme blessés de sa main. Mais cc nme il allait achev ce dernier, il vit deux ombres qui se glissaient Jong du mur dans la direction du pont.

— À moi, chevalier ! cria-t-il en retourna précipitamment sur ses pas.

— J'y suis ! j'y suis !

Lagardère ne prit que le temps d'allonger 1 vertueux fendant à Pinto, qui, tout le restant sa vie, ne put montrer qu'une seule oreille.

— Vive Dieu ! dit-il en rejoignant Nevers, j’ vais presque oublié le petit ange blond, m amours !

Les deux ombres avaient pris le large. Un:

lence, profond régnait dans les douve:. Il avait un quart d’heure de passé.

— Reprenez haleine vivement, monsieur le du

là en portè-

en somme, Mais la re- Dès que le , Nevers et e, en

mêm!

an bandouée et cou contreban an, et arri- à ui écrasa le À isième était Mi ement à la

Ooutre un oues de là grièvement ait acheve:

lissaient le t.

retournant à

Honger un 8 restant cle ile.

Jevers, j'a ond, me

re. Un si ve sl

eur le duc

dit Lagardère, les drôles ne vous laisseront pas longtemps en repos. Etes-vous blessé ?

— Une égratignrre.

— Où cela ?

— Au front.

Le Parisien ferma les poings et ne parla plus. l'étaient les suites de sn leçon d’escrime.

Deux ou trois minutes se passèrent ainsi, puis l'assaut recommença, mais cette fois sérieusement et avec ensemble,

Les assaiïllants arrivaient sur deux lignes et prenaient soin d’écarter les obstacles avant de passer outre.

— C’est l’heure de battre fort et ferme ! dit Lagardère, à demi-voix : surtout, ne vous occupez que de vous, monsieur le duc, je couvre l’enfant.

C'était un cercle silencicux et sombre, qui allait se rétrécissant autour d’eux.

Dix lames s’allongèrent.

— J'y suis ! fit le parisien qui bondit en avant encore une fois.

Le Matador poussa un cri et tomba sur le corps de deux bandouliers foudroyés. Les estafiers reculèrent, mais de quelques semelles seulement. Ceux qui venaient les dernicrs criaient toujours :

-— À Nevers ! à Nevers !

Et Nevers répondait car il s’échauffait au jeu :

— J'y suis mes compagnons ! Voici de mes nouvelles. Encore ! encore !

Et, chaque fois, sa lame sortait humide et rouge.

Ah ! c’étaient deux fiers lutteurs !

— À toi, seigneur Saldagne ! oriait le Parisien ; c’est le coup que je t’enseignai à Ségorbe! A toi, Faënza ! Mais approchez danc ; il fau-

drait pour vous atteindre des hallebardes de ca thédrale !

Et il piquait ! et il fauchait ! Il ne se trou vait déjà plus un seul des bandouliers qu’oi avait mis en avant.

Derrière les contrevents de la fenêtre basse, il ; avait quelqu'un,

Ce n’était plus Aurore de Caylus.

Il y avait deux hommes, qui écoutaient, le fris son dans les veines et la sueur glacée au front,

C’étaient M. de Peyrolles et son maître.

— Les misérables ! dit le maître, ils ne sont pas assez de dix contre un ! Faudra-t-il que je me mette de la partie ?

— Prenez garde, monseigneur !.…

— Le danger est qu’il en reste un de vivant ! dit le maître.

Au dehors :

— J’y suis ! j'y suis !

En vérité, le cercle s’élargissait ; les coquins pliaient. Et il ne restait plus que quelques minutes pour parfaire la demi-heure. Le secours allait venir.

aient point que tous ces cudavres et ces gens hors de combat étaient des auxiliaires mis en

C'était l’heure du véritahle danger. Jls ne voy-

des de ca-

e se trours qu’on

asse, il y

it, le fris- 1 front.

ne sont -il que je

vivant !

| coquins ques micours al-

Nevers jore pen-

ait à les nt pardes spassés qui sez claiexaltait.

à naître.

ne voy ces gens mis en

avant pour les lasser, Les maîtres d'armes restaient debout, sauf un seul, Staupitz qui n’était qu'évanoui. Les maîtres se tenaient à distance F ils attendaient leur belle. Ils s'étaient dit :

- Séparons-les seulement, et, s'ils sont de chair et d'os, nous les aurons,

Toute leur manœuvre, depuis quelques ins- Aiants, tendait à attirer en avant un des deux

champions, tandis qu’on maintiendrait l’autre Bacculé à la muraille,

Joël de Jugan, blessé deux fois, Faënza, Cocardasse et Passepoil furent chargés de Lagardève; les trois Espagnols allèrent contre Nevers,

La première bande devait lâcher pied à un moment donné : l'autre, au contraire, devait tenir quand même, Elles s'étaient partagé le restant des auxiliaires.

Dès le premier choc, C'ocardasse et Passepoil se mirent en arrière, Joël et l’ftalien, sujet de notre saint-père, reçurent chacun un horion bien appliqué, En même temps, Lagardère, se retournant, balafra le visage du Matador, qui serrait de trop près M. de Nevers.

Un cri de : Sauve qui peut se fit entendre.

- En avant ! dit le Parisien bouillant.

En avant ! répéta le duc.

Et tous deux :

J'y suis !

jy suis !

Tout plia devant Lagardire, qui, en un clin oil, fut au bout du fossé.

Mais le due trouva devant lui un mur de fer.

‘out au plus son élan gagna-t-il quelques pas. [ n'était pas homme à crier au secours. Il teit bon, et Dieu sait que jes trois Espagnols aient de la besogne ! Pinto et Saldagne étaient déjà blessés tous les deux.

À ve moment, la grille de fer qui fermait la nêtre. Les contrevents s’ouvrirent. Il n’enter pas, environné qu’il était de mouvement et bruit. Deux hommes descendirent l’un après |’. tre dans la douve, Nevers ne les vit point.

avaient tous deux à la main leurs épées nues. plus grand avait un masque sur le visage.

— Victoire ! cria le Parisien qui avait f place nette autour de lui.

Nevers lui répondit par un cri d’agonie.

Un des deux hommes descendus par la fené basse, le plus grand, celui qui avait un masc sur le visage, venait de lu passer son épée travers du corps par derrière. Nevers tomba.

coup avait porté, comme on disait alors, “ à talienne,”” c’est-à-dire savamment, et comme fait une opération de chirurgie.

Les lâches estocades qui vinrent après étaic inutiles. En tombant Nevers put se retourn Son regard mourant se fixa sur l’homme masque. Une expression d’amère douleur déco posa ses traits. La lune, à son dernier quarti. se levait tardivement derrière les tourelles : château.

On ne la voyait point encore ; mais sa lumi diffuse éclairait vaguement les ténèbres.

— Toi ! c’est toi ! murmura Nevers expiran toi Gonzague ! toi mon ami, pour qui j’aure donné cent fois ma vie !

— Je ne la prends qu’une fois, répandit froic ment l’homme au masque.

La tête du jeune duc se renversa livide.

— Ji est mort, dit Gonzague ; à l’autre !

Il n’était pas besoin d’eller à l’autre, l’aut venait. Quand Lagardère entendit le râle du 1e ne duc, ce ne fut pas un cri qui sortit de sa pc trine, ce fut un rugissement. Les maîtres d’arn

rmait la fe 1 n’entendit nent et de | après l’au point. Ils ées nues. Le isage.

i avait fait

onie,

r la fenêtre un masque À son épée à n tomba. Le DES, ORPI comme où

rès étaient retourner.

homme au eur décom Tr quartier, ourelles du

sa lumière

expirant:

ui j'aurais

idit froide-

ide.

tre !

re, l’autre âle du jeude sa poires d’armes

s'étaient reformés derrière lui. Arrêtez-donc un lion qui bondit ! Deux estaficrs roulèrent sur l'herhe ; il passa. Comme il arrivait, Nevers se souleva et d’une voix éteinte :

— Frère, souviens-toi ! et venge-moi !

— Sur Dieu,, je le jure ! s’écria le Parisien ; tous “eux qui sont là mourront de ma main !

L'enfant rendit une plainte sur le pont, comme s'il sa fût éveillé au dernier râle de son père. Ce faible bruit passa inaperçu.

— Sus ! sus ! cria l’homme masqué.

— n'y à que toi que je ne connaisse pas, dit Lagardère en se redressant, seul désormais contre tous. J'ai fait un serment, il faut pourtant que je puisse te retrouver quand l'heure sera venue.

Entre l’homme masqué et le Parisien se massaient cinq prévôts d'armes et M, de Peyrolles. Ce ne furent pas les estafiers qui chargèrent. Le Parisien saisit une botte de foin, dont il se fit un bodelier, et troua comme un boulet le gros des spadassins. Son élan le porta au centre. Il ne restait plus que Saldagne et Peyrolles au-devant de l’homme masqué, qui se mit en garde.

L'épée de Lagardère, coupant entre Peyrolles et Gonzague, fit à la main du maître une large entaille.

— Tu es marqué !

traite,

TI avait entendu,

s'écria-t-il en faisant re-

lui seul, le premier cri de l'enfant éveillé, En trois bonds il fut sous le pont. La lune passait par-dessus les tourelles. Tous virent qu’il prenait à terre un fardeau.

— Sus ! sus ! râla le maître suffoqué par la rage. C’est la fille de Navore ! Ta filla da Navore à tout prix !

Lagardère avait déjà l’enfant dans les bras.

Les estafiers semblaient des cliens battus.

n'allaient plus de bon cœur à la besogne, Co: dasse, augmentant à dessein leur découre ! ment, grommelait :

| — Lou coquin va nous achever ici !

Pour gagner le petit escalier, Lagardère n' qu'à brandir la lame qui flamboyait mai nant aux rayons de la lune, et à dire :

— Place, mes drôles !

Tous s’écartèrent d'instinct, 11 monta les m ches de l'escalier, Dans la campagne, on ent dait le galo d'une troupe de cavaliers, Lag

/ | dère, en haut des degré, montrant son b:

visage en pleine lumière, leva l'enfant, qui, à | vue, s'était prise à sourire, î — Oui, s'écria-t-il, voici la fille de Never

Viens done la chercher derrière mon épée, ass

sin ! toi qui a commandé le meurtre, toi €

j i l'as achevé lâchement per derrière ! Qui que | ÿ sois, ta main gardera ma marque. Je te connaîtrai. Et, quand il sera temps, si tu viens pas à Lagardère, Lagardère ira à te: !

battus, Il:

gne, Cocar * décourage

irdère n'eut

ait mainte B +

ta les mar *, on enten rs. Lagar

son beai t, qui, à sa

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