PIERRE, DENISE
DENISE, entrant doucement parla droite, et à part.
Enfin, j’ai pu m’échapper !
PIERRE, la voyant, cl à part.
C’est elle!...
DENISE
Pierre !.. Voulez- vous m’embrasser ?
l’IEURE, avec joie et l’embrassant.
Ah !... Vive la France !...
DENISE
Chut ! Pas de bruit ! ma mère pourrait nous entendre...
PIERRE
Compris!... Et moi qui doutais de vops, de vot’ cœur !... ma petite Denise !
DENISE
Mon cher Pierre! que je suis heureuse de vous revoir !
PIERRE
Et moi donc ! J' vous la réciproque !
DENISE
Mais j’y songe. Vous devez avoir besoin de vous rafraîchir... de manger un morceau ?
PIERRE
Merci ! merci !.. A présent que je vous ai embrassée, j’ai plus besoin de rien... (Il l’embrasse.) je préfère ce régal à tous les autres.
DENISE
Ah ! je n’ vous ai pas oublié, allez !
PIERRE
Vrai de vrai ?
DENISE
Air : Il était un oiseau gris. (Rose et Colas.)
Je pleurais, matin et soir,
De n* plus vous voir;
De votre absence en secret Mon cœur souffrait ;
Mais, songeant aux heureux jours De, nos amours,
Parfois, aussi, j’espérais Et me disais :
C’ beau temps, c’ beau temps-là 1 Reviendra. ) '***•'
Et j’ gardais pour toi Mon cœur et ma foi!
PIERRE, avec joie.
Crisli!... cest-y doux à entendre ces petites machines là!