SCÈNE IX
LUPEAU, DENISE, puis CADASSOL.
LUPEAU, à part.
Riche ! cYst'y possible!
’ Lupeau, Denise, Pierre.
DENISE
Et moi, courons vite à mon ouvrage.
LUPEAU, la retenant.
Minute, mam'zelle Denise.
DENISE
M’sieu Lu peau ! l’ai pas P temps d’jascr. . . ma mère m'attend...
LUPEAU.
Ecoutez-mé un brin I . . .
DENISE, avec impudence.
Voyons, que qu’ vous m’voulez encore?
LUPEAU.
Que que Pierre vous montrait donc là tout-à-l'heure ?
DENISE
Ah !... Vous avez vu ?.. .
LUPEAU.
Ça brillait !.. ça brillai!. . . qu’on aurait dit un diamant.
DENISE
Un diamant !
LUPEAU.
Ce que Monsieur 1’ notaire disait tantôt, ça s'rait-y vrai, par hasard ?
Quoi?... Qu’est ce qu'y disait le notaire? je ne me rappelle plus.
LUPEAU.
Qu’y avait des militaires qu’avaient fait leur fortune en Chine, qu’avaient mis la main sur des trésors.
DENISE, à part.
Tiens! au fait, si je lui laissais croire... (Uegardant autour d’elle età Lupeau avec mystère.) CllUt!...
. LUPEAU, étonné.
Quoi ?
DENISE
Il ne faut rien dire.
LUPEAU.
Ah ! bah !... Ça s’rait vrai ?... Saurions deviné ?. v Pierre aurait un trésor?
CABASSOL, paraissant au fond, et & part.
Un trésor !. (Il se cache à droite, première porte et écoute.
DENISE*» l’apercevant du coin de l'œil» et à part.
Cabassol! Bon ! et de deux ! (Haut à Lupeau.) Eh ben ! oui... c’est la vérité.
LUPEAU.
Mais pour quoi qu’y n’I'a point dit?
DENISE
Comment, vous n’com prenez pas qu’il voulait vous éprouver.
LUPEAU.
Ah bah !
CABASSOL, à part.
Nous éprouver !
DENISE
Pas un mot de ça à personne !