‹ Le Bouchon de carafe, vaudeville en 1 acte, de MM. Dupin et Eugène Grangé... [Paris, Variétés, 8 novembre 1862.]Chapitre 19 sur 36 · I.E BOUCHON · texte numérisé non relu

I.E BOUCHON

CABASSOL

Du tout !... à preuve que, si lu veux, j’ te vends la mienne.

PIERRE, très-îurpris.

Hein?... à moi, ta maison?...

CABASSOL

J’ suis en marché avec Lupeau... mais c’est un grigou... un liardeux... Et puis, j'aime mieux te faire profiter d’une bonne occasion... (lui serrant la main.) toifUn ami, un parent...

. PIERRE, riant.

Comment, un parent ?

CABASSOL

Éloigné... très-éloigné... mais c’est égal!... Dans les villages on est toujours un peu parents... Enfin, ça va-t-y? c’est y topé?

PIERRE

Ah ! ça, voyons, est-ce que tu parles sérieusement?

CABASSOL

Très-sérieusement!... J’ ne voulais pas m’en défaire à moins d’ dix-huit mille francs, mais parce que c’est toi, je te la passerai à dix-sept mille...

Dix-sept mille francs!... Et où diable veux-tu que les

pêche?

CABASSOL

Bon! bon! j’ n’ suis pas embarrassé... ni toi non plus, farceur!

PIERRE

Mais encore une fois, je n’ai pas d’argent...

CABASSOL

Possible!... mais t’as de quoi répondre.

PIERRE

Moi?...

CABASSOL

Oui !... oui !... on sait ce qu'on sail...

PIERRE

Quoi donc?

CABASSOL

Suffit, gros malin !... Enfin, je le trouve bon pour me payer. . v’Ià tout!

Ed voilà une fameuse !

PIERRE

CABASSOL

Justement, le notaire est encore dans le village... je cours faire préparer l’acte de vente...

PIERRE

Mais! écoule donc!...

CABASSOL

Rien !... c’est marché conclu !

Air : des Brodequins de Lise.

Je te quitte, mon garçon ;

Mais, c’est une affaire faite,

Et te voilà sur la tète Une fameuse maison.

PIERRE

Un’ maison, moi !... v’ià du nouveau !

CABASSOL

Dès c’soir, par acte de notaire,

Chacun va r’tirerson chapeau A Môsicu le propriétaire!...

ENSEMBLE

Je te quitte, môn garçon, etc.

Alt! ça, perd-il la raison ?

Quoi, c’est une affaire faite,

Et me voilà sur la tète . A moi, Pierre, sa maison !

(Ciihafsol soit vivement par le fond.)

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