I.E BOUCHON
CABASSOL
Du tout !... à preuve que, si lu veux, j’ te vends la mienne.
PIERRE, très-îurpris.
Hein?... à moi, ta maison?...
CABASSOL
J’ suis en marché avec Lupeau... mais c’est un grigou... un liardeux... Et puis, j'aime mieux te faire profiter d’une bonne occasion... (lui serrant la main.) toifUn ami, un parent...
. PIERRE, riant.
Comment, un parent ?
CABASSOL
Éloigné... très-éloigné... mais c’est égal!... Dans les villages on est toujours un peu parents... Enfin, ça va-t-y? c’est y topé?
PIERRE
Ah ! ça, voyons, est-ce que tu parles sérieusement?
CABASSOL
Très-sérieusement!... J’ ne voulais pas m’en défaire à moins d’ dix-huit mille francs, mais parce que c’est toi, je te la passerai à dix-sept mille...
Dix-sept mille francs!... Et où diable veux-tu que les
pêche?
CABASSOL
Bon! bon! j’ n’ suis pas embarrassé... ni toi non plus, farceur!
PIERRE
Mais encore une fois, je n’ai pas d’argent...
CABASSOL
Possible!... mais t’as de quoi répondre.
PIERRE
Moi?...
CABASSOL
Oui !... oui !... on sait ce qu'on sail...
PIERRE
Quoi donc?
CABASSOL
Suffit, gros malin !... Enfin, je le trouve bon pour me payer. . v’Ià tout!
Ed voilà une fameuse !
PIERRE
CABASSOL
Justement, le notaire est encore dans le village... je cours faire préparer l’acte de vente...
PIERRE
Mais! écoule donc!...
CABASSOL
Rien !... c’est marché conclu !
Air : des Brodequins de Lise.
Je te quitte, mon garçon ;
Mais, c’est une affaire faite,
Et te voilà sur la tète Une fameuse maison.
PIERRE
Un’ maison, moi !... v’ià du nouveau !
CABASSOL
Dès c’soir, par acte de notaire,
Chacun va r’tirerson chapeau A Môsicu le propriétaire!...
ENSEMBLE
Je te quitte, môn garçon, etc.
Alt! ça, perd-il la raison ?
Quoi, c’est une affaire faite,
Et me voilà sur la tète . A moi, Pierre, sa maison !
(Ciihafsol soit vivement par le fond.)