‹ Le Bouclier et les méthodes nouvelles de percement des souterrainsChapitre 20 sur 67 · X ITO · texte numérisé non relu

X ITO

rivée k deux semelles de 260/12 par quatre cornières dc^ — -r^ — . La distance des poutres d'axe en axe était de 1,95 m,; elles partageaient ainsi Farmature en trois parties ayant pour longueurs :

Avant-bec 2,50 m.

Corpi^ proprement dît . . ^ - . ^ 1 /J^

Queue ou arrière-bec ....,,..*.,., 2,60

Total .-*.,,. 7,03 m.

Seize entretoises longitudinales reliaient les deux poutres sur toute leur hauteur; l'avant-bec était raidi à son extrémité par des fers en U de 160 X 60 rivés sur un plat de 160 X 15; à son pied il était supporté par 16 consoles de 1,60 m. de longueur; Tarrière-bec soutenu au talon par des consoles de 1,150 m. de longueur restait en porte à faux sur 1,430 m., il était d'ailleurs doublé sur toute sa longueur par une tôle d'acier de 18 mm.

Un plancher horizontal recouvert de madriers était construit sur Tossature métallique formée des deux poutrelles d'entretoisement des arcs et de neuf longerons longitudinaux (une âme de 260 X 10, 4 cornières de 52^^].

Les dimensions extérieures extrêmes de Tarmature étaient

Longueur 7,050 m.

Largeur 8,732

Hauteur 3,381

Machinerie, planchers. — Le planclier supportait en son milieu la machinerie : dynamo motrice, pompes, robinetterie ; de part et d'autre de cette portion centrale de 2,14 m. de largeur, deux passages latéraux restaient libres sur 2,48 m. de largeur et 2 m. de hauteur maxima.

Dans Tavant-bec un plancher suspendu partageait la chambre de travail en deux pallies ; la hauteur libre sous le plancher était de 2 m. environ ; au-dessus elle n'était guère que de 1,80 m. à la clef.

Entre la tôle d'avant-bec et des cornières disposées ad hoc on pouvait faire glisser des palplanches mobiles de façon à abriter les mineurs dans les terrains ébouleux.

Vérins. — Les vérins, au nombre de huit, étaient régulièrement espacés sur le périmètre intérieur du corps du bouclier; ils étaient fixés au-dessous des caissons formés par les poutres principales, les deux enveloppes et les entretoises.

Comme dans le deuxième bouclier employé au prolongement de la ligne d'Orléans, le vérin de rappel était placé dans l'axe du piston plongeur pour éviter tout coincement au retour.

Le diamètre de ce piston était de 240 mm. soit une surface de

CHEMIiN DE FER METROPOLITAIN DE PARIS

450 cm* ; on marche normale la pression nécessaire pour ravanceraent était tie 60 à 8tl kg, par centimètre carré, soit nn eiïorl total de 220 à 27*1 t, tm eh i (Très ronds.

Les pompes a trois eor|>s actionni'f^s par un arhre à trois cûudes à 120'* puiivaienL ik'vclopper 2*jOkg. par centitmMre carre*, soit 110 t. par vérin, 880 t, pour Tensemhle*

En r(.*alit(5 il y eut quelques courses à 40 kg. par centimètre carre, correspontlant à 144 t. pour les huit pressas et ou ne dépassa jamaisj dans les cas les plusdlfficileSj Tt'irort total de 500 t.

La surface frottante de Teugm rtait d(* 70 m^ ; par eentiuiiire carr^? de cette surface rï*lTort réalisé était ilonc :

En moyenne . . * , . 0»*U kg-

Dans les cas extrêmes ^ 0,ft5

Kt on pouvait alteindrti t,20

"La coni'so ^I^*s véïïns était dt* un ni^trc ; elle s'efTcctuaif i^n seixe minutes. Iai dynanu» motrice avait une force de douze ciievanx, elle fonctionnait sous une tension de 220 volts.

chutais ée so^ d'êpâiSsevr

CifnL'zreau

Cmtres et enlretoises. — Les cintres (Hg. 129) étaient en fer, au nombre de trente, espacés de ml>lrc en mtlre ; chacun était eons-

litud par une âme et quatre cornières, àlaclefrâme avait32U mm.

OA "v^ Q/\

de hauteur, 7 mm. d'épaisseur, les cornières avaient- ^ — . el

étaient fixées par des rivets de 18 mm. ; aux naissances Tâme

n'avait que 305 mm. de largeur. Chaque cintre était formé de

deux parties qu'on assemblait par des cornières de ^

et des fourrures; on réglait isolément chaque demi-cintre avaat

l'assemblage au moyen de coins reposant sur des madriers.

On faisait supporter une partie du poids de la maçonnerie à deux

butons en sapin de 200/200 mm. d'équarrissage qu on engageait

dans deux logements ménagés sous le cintre symétriquement par

rapport à Taxe; chaque logement était formé d'une semelle de

AA N*^ fin 360 mm, X 180 mm. et de deux cornières de — = .

Au droit de chaque presse un renfortde 230x7 mm. était fixé

sur des fourrures de 9 mm.; au centre du renfort on boulonnait des

butées en fonte sur lesquelles prenaient appui des entretoises ;

l'ensemble des 240 entretoises (huit par cintre) et des 480 butées

assurait aux cintres une solidarité parfaite.

Fig. 130. — Détails de l'appui du bouclier sur le sol.

Appui du bouclier. — Le bouclier reposait sur le sol par Tintermédiaire de deux rails creux métalliques (fig. 130) sur lesquels

il glissait; entre Tengin et le rail, dont l'axe était à 802 mm. de Textrados, c'est-à-dire sous Tattache du plancher de contreventement, on interposait une semelle à talon intérieur destinée à assurer le réglage en plan.

Le support du rail était formé par des madriers placés bout à bout et s'assemblant à mi-bois ; à chaque course pour préparer le chemin, il fallait en moyenne quarante-cinq minutes, soit quatre heures par jour (quatre courses) avec les pertes de temps inévitables.

PREMIER LOT

DE LA PORTE DE VINCENNES A LA STATION DE LA RUE DE REUILLY EXCLUSIVEMENT

Tracé en plan et profil en long. — Le premier Iota une longueur totale de 1789,83 m. Le tracé en plan (lig. 132) présente successivement, de la station de la porte de Vincennes à celle de la

Page 1